L’objectif de 20 % de bio dans les cantines réinscrit dans la loi ?

joel labbé un plusbio

Joël Labbé, sénateur et ancien rapporteur de la proposition de loi : « Je ne désespère pas que l’amendement soit définitivement adopté » devant le Sénat, à la mi-septembre.

La grande proposition de loi était sortie par la porte, voici le petit amendement qui revient par la fenêtre ! Pas toujours facile à suivre, le débat législatif national. Portée en janvier dernier par Brigitte Allain, adoptée à l’unanimité par les députés mais retoquée en mars par les sénateurs, on croyait la proposition de loi sur l’ancrage territorial de l’alimentation à demi-enterrée, du moins amputée de son objectif de 20% de bio en restauration collective.

Les sénateurs avaient en effet jugé en commission que cet objectif n’était pas raisonnable ni tenable et n’avaient donné leur feu vert qu’au seul volet de 40% de local. Qu’à cela ne tienne, l’Assemblée nationale vient d’adopter la semaine dernière un amendement au vaste projet de loi « Égalité et citoyenneté » débattu durant quatre jours dans l’Hémicycle. Toujours porté par Brigitte Allain et le groupe EELV, l’article (à lire ici en intégralité) prévoit l’introduction en restauration collective au 1er janvier 2020, de 40% d’alimentation locale, durable, de qualité dont 20% d’aliments issus de l’agriculture biologique ou en conversion. Le texte prévoit également d’intégrer l’alimentation durable dans la RSE (Responsabilité sociale des entreprises).

Nous sommes allés poser la question à Joël Labbé, sénateur écologiste et rapporteur cet hiver de la proposition de loi devant le Sénat, si cet amendement connaîtrait la chance que n’a pas connu le premier texte. « Je ne désespère pas qu’il soit définitivement adopté. Dans un premier temps il y aura sans doute de la part des sénateurs Les Républicains un amendement d’atténuation pour supprimer de nouveau l’objectif de 20% de bio, mais il est possible que nous rassemblions une majorité au moment du vote en séance. Pour cela il va y avoir des discussions dans les couloirs et on va tenter de réunir pendant une semaine les élus écologistes, communistes et socialistes mais aussi quelques Républicains. » Le sénateur du Morbihan compte également sur la mobilisation citoyenne de la rentrée autour de ce thème cher à l’opinion. Et veut croire que le rejet en mars par les sénateurs, en suscitant l’étonnement et la surprise, sera contrarié. Affaire à suivre, donc….

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