À l’AG d’Un Plus Bio, « porter des initiatives qui sortent de la norme ! »

Allier la réflexion à la convivialité et au dialogue, le crédo d’Un Plus Bio.

Se voir, discuter, manger, boire (raisonnablement), visiter, débattre. Les milieux associatifs en général font parfois de leurs assemblées générales de simples moments formels où des rapports moraux, d’activité et de trésorerie sont suivis d’un temps d’accueil et d’élection de conseil d’administration. Chez Un Plus Bio, on fait tout ça en règle mais c’est d’abord une grande fête et un moment de partage entre des membres venus de toute la France.


Et c’est à Bayonne, en pays de bien manger, dont la municipalité est également adhérente du réseau Un Plus Bio depuis 2017, que les membres et les invités de l’association se sont retrouvés le 27 mars. Le Département des Pyrénées-Atlantiques, membre historique du Club des Territoires un Plus Bio, a su recevoir le collectif dans l’enthousiasme et avec un sens efficace de l’organisation. Des conditions favorables pour échanger avec passion sur le thème des cantines de l’avenir : toujours plus bio, durables et rebelles ! Jean-Jacques Lasserre, président du conseil départemental, a ainsi souligné l’attachement qu’il avait pour la dynamique du réseau Un Plus Bio et le programme Manger bio & local, labels et terroir, lequel permet localement de faire entrer une qualité alimentaire exemplaire dans les 40 collèges et une dizaine d’Ehpad des Pyrénées-Atlantiques.
Un Plus Bio, c’est 95 adhérents dont pas moins de 60 collectivités au Club des Territoires Ce qui confirme que « porter des initiatives qui sortent de la norme » devient sa marque de fabrique. Autant de territoires qui inventent fièrement des politiques alimentaires innovantes, de terrain, en lien avec les bassins de production et les acteurs du champ à l’assiette. Manger mieux et bio est en effet un horizon à la portée de celles et ceux qui réfléchissent à la bonification de nos pratiques agricoles, économiques, sociales et éducatives, en ville comme à la campagne.

Un séminaire de travail prévu les 3 et 4 juillet

Les chercheurs Alain Bernard et Fabrice Riem, sur le thème de la révolution alimentaire par les territoires.

La conférence donnée par deux universitaires engagés, Alain Bernard et Fabrice Riem, est venue confirmer l’originalité du mouvement, le premier provoquant avec humour et sens de la controverse l’auditoire sur la notion de résistance des territoires face à l’État, quitte à aller puiser dans un fonds du XIXè siècle la définition de ce que peut être l’action face à l’immobilisme… Le débat né de cette présentation fut nourri, démontrant s’il en était besoin toute la capacité du mouvement Un Plus Bio à imaginer des solutions quand d’autres soulèvent seulement des problèmes. Car derrière les seules questions d’alimentation en collectivité, on s’aperçoit qu’il devient aussi fondamental que joyeux de tordre le cou à certaines habitudes pour faire naître des programmes qui changent vraiment la donne sur les territoires.

Denis Laratte, chef du service restauration d’Épinay-sur-Seine (93) : « L’adhésion à Un Plus Bio stimule en elle-même car elle donne envie de faire. »

L’assemblée générale a été également l’occasion de s’attarder sur la croissance du réseau Un Plus Bio et de son exposition médiatique de plus en plus favorable. Une situation positive qui mérite sans doute de faire évoluer l’association. Les membres se sont exprimés sur les changements à venir en 2018, qu’il s’agisse des statuts, des modes de communication, de l’accompagnement des membres dans leurs différents projets… Un séminaire de travail réunissant les membres du conseil d’administration aura lieu les 3 et 4 juillet prochain dans le Gard pour préciser et mettre au point les nouvelles stratégies.

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