Les 27 et 28 mars à Bayonne, l’AG d’Un Plus Bio

« Introduire du bio en restauration collective, c’est introduire du local ». Voilà l’un des grands thèmes qui sera discuté les 27 et 28 mars à Bayonne (64). Une fois n’est pas coutume, l’assemblée générale d’Un Plus Bio sera voyageuse cette année. Partenaire historique de l’association, le Département des Pyrénées-Atlantiques nous fait l’honneur de nous accueillir dans la capitale du Pays Basque.
Au menu, deux jours d’échanges, de visites de sites, de réflexions sur les projets à venir. Le programme précis sera communiqué sous quelques jours mais d’ores et déjà, vous pouvez noter et fixer le rendez-vous et réserver l’avion, le train, la voiture ou le covoiturage qui vous emmènera dans cette terre d’Aquitaine qui fourmille d’actions pour introduire plus de bio et de local dans la quarantaine de collèges du département.

Un Plus Bio recrute un(e) animateur(trice)

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Vous avez la fibre écologique et possédez des connaissances solides sur les questions du bio en général ? Vous souhaitez plus précisément vous engager dans la défense des valeurs et des actions qui transforment durablement le paysage de la restauration collective ? Vous êtes motivé(e), capable d’initiative et passionné(e) par le travail en équipe ? Bref, vous brûlez d’impatience de rejoindre le premier réseau national des cantines bio et locales ? Alors cette fiche est faite pour vous, il s’agit d’un poste d’animateur(trice) à pourvoir dès le 5 mars 2018.
Vu les délais, nous vous invitons à user de vos contacts et relais pour diffuser cette offre.

Occitanie : 40% de bio et local dans les lycées d’ici 2021

Cap sur des cantines de qualité dans la grande région.

Carole Delga, présidente de la région Occitanie (membre du Club des Territoires Un Plus Bio depuis 2017), a annoncé lors de la présentation de ses voeux à la presse qu’elle souhaitait « faire de la cause alimentaire une grande cause régionale. Nous voulons être exemplaires sur l’utilisation de produits locaux et bio. Chaque année nous servons 25 millions de repas ».
Dans cette optique, elle a posé l’objectif à atteindre : 40% de bio et de local dans les assiettes des lycéens d’ici à 2021 et ajouté qu’une enveloppe de deux millions d’euros serait allouée aux gestionnaires de restauration scolaire pour les soutenir dans leur démarche d’achat local. « Je ne veux plus que les services nous disent : les marchés publics ne nous le permettent pas. Si, les marchés publics le permettent ! Il s’agit aussi d’accompagner des projets de transformation de produits (légumeries), des équipements de conditionnement, et de mener une réflexion sur la question des livraisons. »

 

Le catalogue des formations 2018

Ou téléchargez-le ici.

Le bio à la cantine trop cher ? L’Observatoire d’Un Plus Bio balaie les idées reçues

Voici les trois enseignements à tirer de la première année d’existence de l’Observatoire de la restauration collective bio et durable, mis en place par Un Plus Bio avec son partenaire Ecocert :
  • Un repas à 20 % de bio n’est pas plus cher qu’un repas conventionnel.
  • Plus de bio n’entraîne pas une dérive des budgets des collectivités.
  • L’augmentation du bio ne repose pas sur les importations.

Notre synthèse à découvrir.

C’est la force d’un outil neuf au service des politiques alimentaires : celle de livrer des résultats d’enquête propres à développer un débat de qualité sur le contenu des assiettes de la restauration collective. Quel est le coût réel d’un repas bio servi à la cantine ? Comment organiser son approvisionnement en bio ? Quelles actions permettent aux collectivités de mettre en place de nouveaux schémas alimentaires ? Convaincus de l’utilité de rassembler des données précises, l’association Un Plus Bio et la société Ecocert ont mené un travail collaboratif pour mettre en place l’Observatoire de la restauration collective bio et durable. Une dizaine d’indicateurs inspirés de la méthodologie du label « En Cuisine » ont été sélectionnés pour mener à bien ces travaux.
Objectif : analyser des pratiques, centraliser des données et les mettre au service des politiques publiques misant sur une restauration collective de qualité. L’Observatoire porte sur l’analyse
des pratiques de 74 collectivités représentant 212 178 repas par jour, servis sur 1 123 sites de consommation. Pour des raisons de fiabilité, les résultats retenus reposent cette année sur la restauration scolaire en gestion directe.

Félix Tuchais, étudiant ingénieur à Montpellier Supagro, présente à Paris le résultat des travaux de l’Observatoire sur lesquels il a planché pendant près de six mois.

 

Notre réaction au projet de loi annoncé par le ministre Stéphane Travert

La vidéo des Victoires des cantines rebelles 2017 et le soutien du ministère

En moins de quatre minutes, un reportage synthétise la journée du 15 novembre dernier à Paris, où la secrétaire d’État à la transition écologique Brune Poirson a annoncé officiellement le soutien de son ministère à l’Observatoire de la restauration collective bio et durable mis en place par Un Plus Bio (avec son partenaire Ecocert) ainsi que l’appui à l’opération nationale à venir intitulée Les cantines prennent de la graine. La protéine végétale dont on parle tant ces dernières semaines est en effet au menu des préoccupations d’Un Plus Bio et de ses adhérents depuis longtemps. Un dossier qui devrait connaître un sérieux coup d’accélérateur en 2018.

Un document signé Les Éthicuriens.

La folle journée des Victoires à Paris !

Des chiffres surprises sur la bio à la cantine, la venue de la secrétaire d’État qui s’engage à soutenir les actions, des lauréats de Victoires enchantés d’être distingués pour leurs beaux efforts. Et aussi des beaux débats, du rythme, de la chaleur et des émotions ! Le cru 2017 des rencontres de Paris est un grand succès.

Une partie des nombreux invités venus participer à la présentation du rapport de l’Observatoire de la restauration collective bio et durable et la cérémonie des Victoires des cantines rebelles 2017… ainsi qu’au buffet servi dans le superbe salon Arcades de l’Hôtel de ville de Paris.

Un moment clé de la matinée : Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, est arrivée à midi pour annoncer deux choses précieuses : le soutien financier aux travaux de l’Observatoire et l’accompagnement d’une opération nationale impulsée par Un Plus Bio pour valoriser les protéines végétales en restauration collective et dont vous reparlera bientôt : « Les cantines prennent de la graine. »

Brune Poirson entre Stéphane Veyrat et Gilles Pérole, respectivement directeur et président d’un Plus Bio.

Et les lauréats des Victoires 2017 sont…

Victoire du collectif citoyen remise à la Cantine du Village de Saint-Lô (Manche), une audacieuse initiative de création de cantine bio et locale par des parents en attendant que les élus veuillent bien prêter une oreille attentive et passer à l’action ! Marraine engagée : Émily Loizeau.

Victoire du cuisinier engagé : Hugo Dereymez, chef de la cantine de Nogaro (Gers), plus de 40% de bio, venu avec le maire Christian Peyret. Cyril Dion a remis le trophée au lauréat. C’est la deuxième fois qu’il s’engage aux côtés d’Un Plus Bio pour soutenir les initiatives qui changent la donne.

Victoire de la collectivité « plus de 5000 repas par jour » remise à la ville de Nîmes. Ici Valérie Rouverand, élue en charge de l’éducation, le chef Arnaud Daguin,  parrain qui a remplacé au pied levé Thierry Marx retenu à la dernière minute et Anne-Sylvie Charmasson, la technicienne qui veille sur le fonctionnement des cantines de la cité romaine (30% de bio, dont 40% de local).

Victoire de la collectivité « entre 1000 et 5000 repas par jour » remise à la ville de Millau (Aveyron), l’élue Sylvie Ayot et le chef de cuisine motivé Julien Aigouy, sous le parrainage de Julie Andrieu, ambassadrice de charme du bien manger à la ville comme au petit écran !

Victoire de la collectivité « moins de 1000 repas par jour » décernée à la ville de Briançon, la plus haute ville d’Europe déjà nominée en 2016 pour sa belle progression vers le bio et le local. Un trophée remis par Jean-Paul Capitani, président des éditions Actes Sud et créateur d’un potager bio de cinq hectares accolé à l’école alternative qu’il a co-fondée avec sa femme et ministre de la culture Françoise Nyssen, du côté d’Arles.

A l’heure du déjeuner, dans les étages de l’hôtel de ville. Grégory Gendre, le maire de Dolus d’Oléron, échange avec la chanteuse Émily Loizeau, à propos de l’affaire McDo qui électrise l’île d’Oléron en ce moment. La firme veut implanter un restaurant sur le territoire où la mobilisation et les élus lui opposent le bio et le local à la cantine !

Le sénateur Joël Labbé, l’un des rares élus de l’hémicycle qui fait avancer le bio et la fin des pesticides en France. Il est à l’origine de la loi zéro phyto adoptée au début de l’année, qui bannit l’usage des produits chimiques dans les espaces publics des 36000 communes du pays. Chapeau bas.

Le comédien Philippe Harel, venu faire la promo du spectacle de sa femme Marcelline l’Aubergine ou les aventures d’un légume issu d’une semence hybride F1 non reproductible et qui crie sa rage de devoir disparaître sans descendance…

Plus de 120 personnes ont assisté aux débats de la journée. Des élus, des techniciens, des responsables d’entreprises, des chargés de mission, des porteurs de projets…

Sur le plateau, l’ensemble des parrains et membres du jury des Victoires des cantines rebelles, autour de l’élue parisienne qui a accueilli et ouvert la journée, Antoinette Guhl.

Ils soutiennent le film Zéro phyto 100% bio de Guillaume Bodin, sortie nationale le 31 janvier prochain : Xavier Denamur, restaurateur parisien agitateur d’idées, Édouard Chaulet, maire de Barjac, la chanteuse Émily Loizeau, Gilles Pérole et le sénateur Joël Labbé. Un film où les initiatives de cantines bio et villes sans pesticides rejoignent le combat d’Un Plus Bio 🙂

Didier Pérréol, vice-président de l’Agence bio, grand entrepreneur du bio et président de la fondation Ekibio. Son crédo : pousser les politiques à intégrer la bio dans leur vision de l’avenir.

Des débats, et aussi de l’humour, pour se détendre un peu.

François Collart-Dutilleul, chercheur en droit alimentaire et fondateur du progamme Lascaux, qui fait de la marche citoyenne vers une alimentation durable un enjeu de société crucial.

Xavier Denamur, chantre insatiable de la qualité alimentaire et de la révolution par l’assiette.

Lise Pujos, responsable nationale chez Ecocert, l’organisme partenaire d’Un Plus Bio à l’origine du label En cuisine, le premier cahier des charges d’une restauration collective bio, locale, saine et durable. Déjà plus de 700 restaurants engagés dans la démarche.

 

À Dijon, l’étape riche en débat d’idées du Tour de France d’Un Plus Bio

Didier Thévenet, directeur de la cuisine centrale de Lons-le-Saunier, un des pionniers de la qualité alimentaire en restauration collective.

Relocalisation agricole, montée du bio dans les assiettes, débats et visite de site au menu dans la capitale bourguignonne, elle-même engagée dans des évolutions majeures

De bons débats, de nombreux invités, des représentants du monde politique, économique et associatif local et régional. L’étape dijonnaise du Tour de France des cantines rebelles a été l’occasion très pratique de parler alimentation et développement des territoires. La journée a commencé par la visite de la Maison Roger, le plus grand boulanger de la ville avec 150 employés et un réseau de vingt boutiques réparties dans l’agglomération. Le pain artisanal est fabriqué à partir de farines issues d’une filière relocalisée et financièrement consolidée pour les producteurs (pacte Agri-éthique). La commande publique de la ville de Dijon pour les cantines municipales a également entraîné la naissance d’une activité bio au sein de l’atelier de production.

Plus tard, les invités se sont rejoints à l’hôtel de la métropole, laissé libre pour une présentation des enjeux locaux par Patrice Château, l’adjoint au maire chargé des espaces verts et de la restauration collective : 15% de bio dans les assiettes dijonnaises, un chiffre en progression qui traduit aussi la volonté de développer le local. L’ancien ministre et maire François Rebsamen a en effet fixé un cap d’autosuffisance alimentaire à l’horizon des dix prochaines années sur l’aire urbaine.

Maria Pelletier, présidente de Générations Futures : « Nous avons franchi le seuil de plus de 1000 nouveaux cas de cancers par jour en France. »

À sa suite Maria Pelletier, présidente de Générations futures et elle-même céréalière bio, a rappelé tout l’intérêt de passer à une production agricole biologique sur tous les territoires, expliquant qu’on ne pouvait pas se satisfaire d’avoir « désormais franchi le seuil de plus de 1 000 nouveaux cas de cancers par jour en France ». La tonalité alarmiste du discours contre « les cocktails de pesticides qu’on retrouve dans toute la chaîne alimentaire » a eu le mérite de redonner un cadre aux vraies urgences avant qu’un débat s’engage sur le volontarisme et l’action dont font preuve certains acteurs locaux et régionaux. C’est le cas du projet de légumerie mise au point par un groupe d’insertion par l’économique dans le cadre du Projet alimentaire territorial (PAT) local. C’est le cas également à Lons-le-Saunier, dans le Jura voisin, où le directeur de la cuisine centrale Didier Thévenet a démontré comment la restauration collective était au cœur de la reconquête d’un écosystème local qui, au-delà de la préparation maison de milliers de repas quotidiens, a permis de dépolluer les nappes phréatiques et de faire baisser le prix de l’eau au robinet. Enfin, le témoignage du chef de cuisine gardois Lionel Senpau à Manduel (Victoire de la cuisine vivante en 2016) a donné du baume au cœur à ceux pour qui alimentation de qualité aurait parfois tendance à rimer avec casse-tête pour collectivité !
Après Nîmes au printemps et avant Paris les 14 et 15 novembre prochain, le Tour de France d’Un Plus Bio s’est imposé comme l’enceinte principale des débats de fond en restauration collective engagée.

La recette de l’Ehpad de Mens (Isère) : le Gulab jamun, un goûter indien

Ou comment approcher la cuisine pour les personnes âgées. Recette numéro 3 : le dessert.

fiche recette Ehpad Mens 3b