Observatoire 2019 : découvrez les leviers de la transition alimentaire !

En collectant les données de 280 collectivités engagées pour une alimentation de qualité, dont dépendent 4000 cantines et 590 000 convives, l’Observatoire national de la restauration collective bio et durable apporte des réponses concrètes et crée des références sur la transition alimentaire en restauration collective. Quelles sont les collectivités engagées dans cette transition ? Quoi de neuf sur le plan des pratiques dans les cantines bio et durables (prix, organisation, formation, réduction du gaspillage…) ? Découvrez la carte des participants à l’enquête 2019 de l’Observatoire, une synthèse des principaux résultats 2019, et renseignez l’enquête à tout moment, que vous soyez déjà utilisateur ou nouveau candidat !

Qui sont les 10 lauréats des Victoires des cantines rebelles 2019 ?

Il y a les heureux élus, les nominés encouragés, les candidats malheureux et, comme toujours dans l’art difficile de distinguer les initiatives et les acteurs, quelques déçus. Qu’à cela ne tienne, les Victoires ont lieu tous les ans et il est possible de candidater à chaque nouvelle édition ! Et comme notre marraine Françoise Nyssen l’a bien rappelé, « nous fêtons des lauréats mais la victoire est bien cette chaîne de beaux projets qui montrent de sacrées avancées ».

Tous les lauréats ici.

Les friches rebelles de la Safer Occitanie

Dominique Granier, Philippe Martin (Gers) et Nicolas Meliet (Lagraulet-du-Gers).

Il n’y a pas que les cantines qui se rebellent ! Lors de la journée des Victoires à l’hôtel de ville de Paris, Dominique Granier, ex-président de la chambre d’agriculture du Gard et président de la Safer Occitanie, a proposé une nouvelle vision de la problématique foncière et agricole. Les friches rebelles, ce sont ces terres par milliers plus disponibles qu’il n’y paraît sur les territoires de nos régions. « Rien qu’en Occitanie, on a dénombré 58 000 hectares dont un bon tiers sont irrigables et qui restent malgré tout en jachère », lance Dominique. Mais alors, pourquoi un tel décalage entre l’envie de bio d’un côté et le peu de motivation à cultiver de l’autre ? « Si les terres ne sont pas cultivées, c’est parce qu’elles ne rapportent plus rien, il faut en être conscient. » Dominique Granier lance le débat : « Si les collectivités s’engagent vraiment sur des volumes et des prix rémunérateurs, alors elles enverront un signal clair aux producteurs et on pourra libérer ces friches immédiatement certifiables en bio, en utilisant des conventions de mise à disposition de terres, plus efficaces et moins contraignantes que les fermages. »

Pesticides : faut-il arrêter de prendre des arrêtés ?

Daniel Cueff avec Anne Hidalgo, aux Victoires des cantines rebelles, le 6 novembre 2019 à Paris.

À Un Plus Bio, on aime les débats, y compris jusqu’à la controverse, quand les enjeux valent la peine et qu’ils éveillent les consciences. Lors de la journée des Victoires à Paris, le prix du courage politique a été décerné à Daniel Cueff, le maire de Langouët (35) pour la publication de son arrêté contre l’usage des pesticides sur sa commune dans un rayon de 150 m autour des habitations. On le sait, une campagne médiatique peu commune a, depuis l’été dernier, amené de nombreuses villes, dont Paris, Dijon ou Grenoble (membres d’Un Plus Bio) à interdire l’usage des produits chimiques sur leurs périmètres communaux. Le gouvernement, lui, a timidement réagi en proposant des zones de protection de 5 à 10 m et le président Emmanuel Macron, s’il a dit comprendre le geste politique du maire breton, s’en remet toutefois à l’application de la loi. Or depuis cet été, les tribunaux administratifs ont systématiquement suspendu les arrêtés municipaux, estimant que le pouvoir de prendre des mesures de protection sanitaire ne relève pas des mairies mais plutôt des ministères.

C’était sans compter sur la nouvelle surprise surgie du paysage que l’on croyait jusqu’ici très policé du droit. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a en effet rejeté en référé le 8 novembre une demande de la préfecture des Hauts-de-Seine qui réclamait la suspension de deux arrêtés anti-pesticides à Gennevilliers et Sceaux.

« Pour un dialogue opérationnel plutôt que pour des décisions symboliques »
Dominique Fédieu, maire de Cussac-Fort-Médoc (33)

Le débat public est ainsi relancé sur la manière d’appliquer localement le principe de précaution et d’engager la responsabilité des maires engagés dans des combats écologiques à la fois très suivis médiatiquement et favorablement soutenus par l’opinion publique.

Dominique Fédieu, maire de Cussac-Fort-Médoc, membre du CA d’Un Plus Bio et vigneron bio.

La question reste de savoir comment faire évoluer le vaste débat sur les pesticides. Pour Dominique Fédieu, maire de Cussac-Fort-Médoc et membre du conseil d’administration d’Un Plus Bio, « ces arrêtés souverains qui édictent des règles me gênent et me font penser à des coups de communication politique dans une période pré-électorale ». Ce cri du cœur vient d’un élu lui-même engagé dans le bio, qui a créé une régie agricole bio pour sa cantine. Dominique Fédieu est aussi vigneron en Médoc, en agriculture biologique. « J’ai discuté avec Daniel Cueff aux Victoires, et je le rejoins sur l’urgente nécessité d’agir en faveur de l’environnement. Il a bien expliqué qu’il n’avait pas pris un arrêté contre les agriculteurs mais contre les industriels des produits phytosanitaires. Néanmoins, les arrêtés anti-pesticides stigmatisent le monde agricole dans son ensemble. Certains maires, sans le savoir, ont pris des mesures d’interdiction d’épandage de tous produits, or en bio on fait aussi des épandages, à ceci près que ce ne sont pas des molécules de synthèse. »
L’élu girondin, par ailleurs conseiller départemental, plaide pour « un dialogue opérationnel plutôt que pour des décisions symboliques » et souhaite travailler avec tous les agriculteurs. En 2018, la région bordelaise avait défrayé la chronique, avec l’épandage de produits chimiques suivi d’une intoxication collective dans une école du Blayais. Prenant l’affaire au sérieux, Dominique Fédieu avait cherché à prévenir un tel problème sur sa commune. Il s’était alors rapproché du viticulteur local pour le convaincre de « traiter une bande de protection en bio » près du groupe scolaire. Et ça a marché.

« Les agriculteurs traversent une sale période ; avant on les aimait, aujourd’hui ils subissent une grande frustration. »
Frédéric Touzellier, maire de Générac (30)

Nouveau membre du Club des territoires Un Plus Bio, ancien vigneron en conventionnel, le maire de Générac (30) Frédéric Touzellier rejoint la même position. « Les agriculteurs traversent une sale période ; avant on les aimait, aujourd’hui ils subissent une grande frustration. La réalité est pourtant nuancée, il n’y a jamais eu autant d’agriculture raisonnée. Autrefois j’ai moi-même participé à une forme d’agriculture intensive en employant des traitements de fous, mais ça c’est fini. » Sa transition personnelle vers le bio est récente mais déterminée : 30% de produits bio et 40% de local entrent dans les menus de sa cantine locale. Mais l’élu gardois craint la disparition du métier agricole avec la multiplication des renoncements à l’installation, et se dit favorable « à un vrai débat, clair et serein, qui ne dresse pas des camps les uns contre les autres ». Il rappelle que les communes, dans le cadre des PLU (plans locaux d’urbanisme), disposent de vrais leviers pour définir à long terme ce qu’on peut faire ou pas sur les territoires, et notamment protéger le foncier agricole. « En tant qu’élu, ce qui m’intéresse, c’est la démarche de qualité sincère qui anime les producteurs. En bio, bien sûr, mais sans exclure tous les autres dont a impérativement besoin pour nourrir la population. »

La bataille et les rebondissements juridiques sur les prises responsabilité politique continuent, et si le coup d’éclat du maire de Langouët, soutenu depuis le début par notre réseau, a été un salutaire pavé dans la mare, il n’empêche pas d’entrer dans le vif d’un sujet passionnant en évitant toute radicalisation.

Du champ à l’assiette, les bonnes nouvelles de l’Observatoire de la restauration bio et durable

Inès Revuelta présente les résultats de l’Observatoire de la restauration collective bio et durable.

L’enquête 2019 est inédite par son ampleur : 280 collectivités ont répondu au questionnaire de l’Observatoire, créé en 2017 par Un Plus Bio, Ecocert et le programme de recherche Lascaux. En tout, les pratiques de 4000 cantines ont été décortiquées, qui représentent les usages de 590 000 convives. Les principaux enseignements à retenir cette année :

Manger bio à coûts constants, c’est possible, jusqu’à 30% et même au-delà si on fait évoluer ses pratiques. En 2019, un repas à 25% de bio coûte ainsi 1,87€ de denrées alimentaires. Atteindre l’objectif de la loi (20% de bio en 2022) n’est donc pas si compliqué.

Manger bio oui, mais bio local : les collectivités nous montrent qu’en étant outillées et en mobilisant leurs équipes pour travailler des produits bruts et de saison, elles réussissent à s’approvisionner localement.

Le repas végétarien bio permet de renforcer les filières viande de qualité. Dresser la protéine végétale contre la protéine animale est un leurre, car la première permet d’introduire plus de bio et de favoriser ainsi les élevages durables. En revanche, l’économie sur les menus végétariens n’est possible qu’à condition de servir des repas faits maison qui seront d’autant plus appréciés.

– Manger bio et local à la cantine permet d’aménager le territoire et de repenser la question du foncier agricole : de l’aide à la conversion en bio à la régie agricole, en passant par les réserves foncières agricoles et autres mesures de protection des terres, les politiques publiques sont nombreuses et innovantes dans les collectivités engagées.

– En régie comme en délégation, le contrôle est gage de qualité. Dans les collectivités qui ont concédé le marché de leur restauration à des sociétés privées, un certain laisser-faire peut parfois s’installer : elles détiennent pourtant les clés du changement, entre autres grâce à l’exigence des critères du cahier des charges et aux outils de contrôle et de suivi qui existent (labellisation, contrôle sur site, visite de la cuisine…).

Retrouvez les résultats de l’enquête 2019 et la possibilité de créer votre propre compte pour répondre vous aussi au questionnaire de l’Observatoire.

L’alliance Slow Food des cuisiniers, une autre manière de régaler

Les quelque 200 convives qui ont dégusté les petits plats des Victoires dans la mairie du IVe arrondissement, le 6 novembre dernier, s’en rappelleront longtemps. Oui, il est possible de manger bio, local, sain et juste dans les grandes manifestations. La sympathique et joyeuse brigade culinaire montée par notre partenaire cuisinier breton Xavier Hamon a ainsi marqué des points. Coordinateur de l’Alliance Slow Food des cuisiniers, son équipe composée de cuisiniers de tous les coins de France a redonné un lustre nouveau aux légumes, aux jeunes pousses végétales, aux émulsions savantes, aux légumineuses et aux poissons populaires, comme le maquereau ou la sardine. Cuisine vivante, économique, cultivant la liberté et la réappropriation du métier en lien avec des producteurs choisis et engagés, l’Alliance Slow Food traduit en actes une relation nouvelle entre le mangeur et son territoire.

La brigade des chefs, chaleureusement remerciée pour l’offre culinaire de cette année.

 

Xavier Hamon.

Des produits simples, des produits sains, des petits plats sans prétention, mais avec le goût, les saveurs et le talent de les apprêter en plus.

Daniel Cueff : « C’est un combat joyeux, même si la situation est grave »

Le maire de Langouët, surnommé le « shérif » par ses (rares) opposants depuis la publication de son arrêté anti-pesticides en mai dernier.
Plus qu’une vague, le maire de la petite commune de Langouët en Bretagne fait face à un véritable tsunami médiatique. Son arrêté anti-pesticides, retoqué par le tribunal administratif le 27 août, n’en finit pas de créer un courant de sympathie dans l’opinion. Sur son vélo, à la télé, dans sa mairie, Daniel Cueff continue de diffuser en lanceur d’alerte son message auprès de la population, des élus et du monde agricole.

Votre arrêté bannissant les pesticides à 150 m des habitations vous expose médiatiquement comme jamais ? Comment réagissez-vous ?

Je suis très étonné, et je remercie tous ceux qui m’accusent d’avoir tout organisé de me prêter un pouvoir que je n’ai pas ! Sur le fond c’est un combat joyeux, même si la situation est grave. Je suis soutenu par de nombreux collègues élus, mais tous ne franchissent pas le pas comme à Langouët, souvent par peur de la réaction des lobbys. Ce n’est pas évident de s’exposer ainsi, je les comprends, et moi-même avant de prendre l’arrêté en mai dernier, j’en ai parlé à ma famille. Les risques de représailles et d’intimidation, on l’a vu ces derniers mois, sont réels pour les élus. On craint logiquement des agressions, sur nous, nos proches, nos maisons. Ma famille m’a dit « tu as raison de t’inquiéter, mais il faut y aller ». Alors j’y suis allé.

À ce jour, plus de 60 communes ont pris un arrêté similaire au vôtre en France, vous pensez qu’il y a un « effet Langouët » ?

C’est le signal d’un grand soutien et d’une vraie prise de conscience, mais c’est aussi une période compliquée, les élus sont tenus à un devoir de réserve à six mois des prochaines municipales. Si on était tous en début de mandat, je pense qu’on serait beaucoup plus nombreux à publier des arrêtés de ce type. Quant à moi, le message a pris une ampleur sans précédent et je me sens à présent protégé par une épaisse couverture médiatique. Un courant de sympathie énorme traverse notre commune, je reçois une centaine de mails par jour à la mairie, des centaines de cartes postales, des milliers de messages de soutien via des associations et des ONG, dont certains écrits par des personnalités, comme l’acteur Guillaume Canet ou le Goncourt de la poésie Yvon Le Men. Le jour de l’audience, un groupe de cinq adolescents est venu du Morbihan à vélo après 211 kilomètres pour me soutenir, un concert de soutien va être organisé à Langouët. Bref, je remercie vraiment mon ami et sénateur écologiste du Morbihan Joël Labbé de m’avoir inspiré cet arrêté. Grâce à lui, je n’ai plus de vacances et je suis passé du statut de maire à celui de « shérif », comme me qualifient mes opposants !

Malgré cela, les arrêtés interdisant aux agriculteurs conventionnels d’épandre des produits chimiques près des maisons sont systématiquement suspendus par les tribunaux administratifs saisis par les préfets. Juridiquement, quelque chose cloche.

Je n’en suis pas si sûr, attendons de voir comment va se dérouler l’audience d’appel. Nos avocats plaident pour dénoncer une carence de l’État dans la protection des populations. La France est en infraction depuis des années avec la directive européenne, et son dernier « arrêté Phyto » de mai 2017 qui encadre les épandages de pesticides ne protège pas aussi bien les habitants que le demande l’Union européenne. La haute instance a déjà fait annuler une partie du texte. Il semble qu’il existe de vraies failles juridiques, je ne suis pas un expert, mais j’ai bon espoir que la réglementation évolue un jour.
Je rappelle aussi que c’est un arrêté de paix, non agressif ni violent. Il n’attaque pas les paysans, il pose seulement la question des produits chimiques employés.

Selon vous, pourquoi a-t-on tant de mal à progresser sur la question agricole et l’environnement, alors que l’attente sociale n’a jamais été aussi forte ?

Le problème des pesticides n’est pas une affaire de Bisounours, il y a de gros intérêts en jeu. Parmi les lobbys, la puissante FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a une influence décisive dans les instances politiques comme dans les coopératives agricoles, elles-mêmes tenues par les vendeurs de pesticides. Nous sommes dans une région où l’agriculture intensive a fait des dégats depuis les années 1960. À l’époque, Langouët avait été déclarée commune test du remembrement en Ille-et-Vilaine, ce programme qui a entièrement détruit le bocage. Imaginez que sur les terres communales, un des agriculteurs aujourd’hui disparu n’était autre que Jean-Michel Lemétayer, l’ancien président de la FNSEA…

« J’ai le devoir de répondre à l’inquiétude des habitants »

Je connais très bien la famille agricole de Langouët qui a évidemment mal reçu l’arrêté, le père de l’exploitant est mon deuxième adjoint au conseil municipal. Ils sont aujourd’hui très fâchés contre moi. Mais en prenant cette décision, je savais pertinemment qu’il existe des solutions alternatives dans la bande des 150 m, et pour ma part j’ai le devoir de répondre à l’inquiétude des habitants dont la campagne de mesure de taux de glyphosate dans les urines a révélé des résultats extrêmement inquiétants. Cela étant, je comprends la colère de la famille, ce sont des agriculteurs engagés dans une logique d’agrandissement, ils sont tenus à des objectifs de rendement difficiles à tenir et, surtout, à des prêts bancaires qui les empêchent de faire marche arrière sous peine de mettre la clé sous la porte.

Le bio n’est pas donc très avancé à Langouët, en dehors de la cantine ?

Au contraire, depuis des années nous faisons évoluer les pratiques. La cantine est en effet 100% bio depuis quinze ans, les logements sociaux sont écologiques, on produit une partie de notre électricité… Il y a aujourd’hui trois agriculteurs bio sur la commune, un éleveur qui fait du lait et de la viande, une ferme de volaille avec poules pondeuses et un apiculteur. Je connais leur arbre généalogique sur plusieurs générations, quand certains ont repris l’activité de leurs parents, ils ont voulu changer de modèle en passant au bio. C’est une vraie réussite qui leur apporte beaucoup de soutien et de popularité parmi les habitants. Mais il reste encore une dizaine de paysans aux pratiques conventionnelles sur certaines parties du village…

Recueilli par Julien Claudel

Contre les pesticides, plus de 60 communes se mobilisent

À Dijon, Un Plus Bio avec Patrice Château, Gilles Pérole, Maria Pelletier (présidente Générations futures) et Stéphane Veyrat, en 2017.

Des villes du Club des Territoires Un Plus Bio ont déjà rejoint le combat maire de Langouët en publiant des arrêtés anti-pesticides : Paris, Nantes, Dijon, Grenoble… La ville de Mouans-Sartoux a également voté une délibération municipale de soutien à Daniel Cueff et s’apprête à prendre le même arrêté. En tout, plus de 60 communes sont mobilisées en France, réunies sur ce site dédié du « Collectif des maires anti-pesticides de synthèse et glyphosate ».
Il faut y voir le signe d’une grande vitalité démocratique : les grandes villes, soumises à l’interdiction d’usage des pesticides sur leur périmètre depuis la mise en application de la loi initiée par le sénateur Joël Labbé, n’ont certes pas beaucoup d’agriculteurs sur leur territoire urbain. Mais, à la manière des communes périurbaines et rurales où se concentrent les activités agricoles, elles envoient un signal fort au sommet de l’État qui, pour le moment, réagit timidement en proposant de définir des périmètres de 5 à 10 m de protection des habitants…
Difficile de dire où s’arrêtera ce qui ressemble à un bras de fer, mais cette lutte engagée contre des usages qui passent de moins en moins bien dans l’opinion se poursuit et engrange de beaux succès.

L’approvisionnement en bio : vrai souci ou simple appréhension ? Suivez le guide !

Manger bio c’est bien, « à condition que le poulet de vienne pas de Thaïlande et les pommes de terre de Pologne ! » Ce type de phrase, on connaît bien à Un Plus Bio. Mais si c’était une idée reçue ? Si la conjoncture avait vraiment changé dans les filières ? Pour en savoir plus, rendez-vous à la page 22 de « Cantines bio : le guide pratique des élus ». Ce n’est pas pour nous vanter, mais on explique dans ce guide de première nécessité politique comment balayer les idées reçues et donner un vrai coup d’accélérateur dans les cantines !

Victoires des cantines rebelles 2019 : dernière ligne droite pour s’inscrire

Toujours pas candidat ? Allons, allons, il est encore temps mais faites vite ! Les Victoires des cantines rebelles, organisées à l’Hôtel de ville de Paris le 6 novembre prochain, sont l’occasion de célébrer avec audace et panache les initiatives des hommes et des femmes qui, au sein des collectivités et des structures de restauration collective, donnent une autre envie de manger sur les territoires. Soumettez votre candidature au jury des experts d’Un Plus Bio avant le 27 septembre. Et, en cas de Victoire ou en étant simplement nominé, imaginez-vous déjà monter à la tribune pour recevoir le prix devant une foule d’acteurs passionnés par ce que vous faites !