Zéro phyto, 100% bio, le film en avant-première

Guillaume Bodin, le réalisateur, aux Victoires des cantines rebelles à Paris en novembre 2016.

Guillaume Bodin, le réalisateur, aux Victoires des cantines rebelles à Paris en novembre 2016.

Le réalisateur Guillaume Bodin est encore en train d’étalonner les derniers rushes de son film pour la version finale dont la sortie nationale est prévue le 8 novembre 2017 mais d’ores et déjà, des dizaines d’avant-premières sont prévues dans toute la France pour découvrir « Zéro-phyto, 100% bio ».
Dans ce film documentaire, l’ancien ouvrier viticole de Saône-et-Loire, passé derrière la caméra pour témoigner contre l’emploi des produits toxiques qui se disséminent dans les champs et polluent l’atmosphère, fait le tour des initiatives de ces collectivités qui participent à changer le monde. Deux piliers dans le film : la fin de l’usage des pesticides dans les espaces publics, bien avant la loi Labbé qui les a bannis en janvier 2017, et la rencontre des pionniers des cantines bio : Miramas, Mouans-Sartoux, Paris, Langouët, Barjac… beaucoup sont membres du Club des Territoires Un Plus Bio et quelques séquences sont issues des victoires des cantines rebelles.

Plus de 50 rendez-vous sont programmés dans les cinémas, la projection est suivie à chaque fois d’un débat en présence (sauf contrainte) du réalisateur et d’un acteur local ou national engagé dans le même combat. Pour Un Plus Bio, ce sera à Nîmes, cinéma le Sémaphore le 28 mars.

Zéro Phyto 100% Bio – Le film from Dahu Production on Vimeo.

Retrouvez ici toutes les projections en France.

6 et 7 avril : La Bio dans les étoiles… et dans le potager

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Comme chaque année, de nombreux invités très précieux.

Cours d’écoles, toits d’immeubles, balcons, potagers de restaurants, terrains vagues, parkings d’entreprise… Une révolution potagère a-t-elle lieu ? Et si oui, que renseigne-t-elle sur l’évolution de notre société? Autant de questions auxquelles souhaite répondre la nouvelle édition de la Bio dans les Étoiles, organisée les 6 et 7 avril au théâtre d’Annonay en Ardèche par la fondation Ekibio. Parmi les invités cette année : Rob Hopkins (Villes en Transition, film « Demain »), Olivier Roellinger (chef étoilé, Le Coquillage), Perrine Hervé-Gruyer (Ferme du Bec Hellouin), Marc Dufumier (professeur émérite à AgroParisTech), Marie Arnould (Terre Vivante, Les 4 saisons du jardin bio), Philippe Desbrosses, Jacques Caplat, Jean Guy Henckel (Jardins de Cocagne)…
Au programme dès le jeudi 6, la projection du film Le potager de mon grand-père de Martin Esposito, ou l’expérience vécue d’un petit-fils auprès de son papi éprouvé par la mort de son épouse et dont une partie de la rédemption passe la remise en état du potager familial. Le 7 avril, c’est la grande journée. Un Plus Bio aura un stand tenu par ses adhérents dont le Parc Naturel du Vercors.
> Toutes les infos et réservations ici.

Bio à la cantine : Un Plus Bio interpelle les candidats à la présidentielle

Je découvreLes élections se prêtent toujours à enrichir le débat public et alerter l’opinion sur les sujets de société majeurs. Pour apporter sa pierre à la promotion de la qualité alimentaire et du bio en restauration collective en France, Un Plus Bio a décidé d’envoyer un questionnaire détaillé à chaque candidat à la présidentielle. Certains d’entre eux se sont déjà prononcés sur le bio à la cantine, ont parfois avancé des chiffres flatteurs à atteindre, d’autres n’ont pas encore pris position. Un Plus Bio souhaite donc en savoir un peu plus sur les intentions et, surtout, sur la manière de parvenir -ou pas- aux objectifs affichés. Ces questionnaires seront envoyés avec un exemplaire du manifeste « Quand les cantines se rebellent » de Julien Claudel et Stéphane Veyrat dont la deuxième édition vient tout juste de sortir.

> Rendez-vous le mois prochain pour la publication des réponses qui nous seront parvenues.

Ils bâtissent des écoles et des cantines écologiques

Manger bio, local, sain et juste, c’est bien. Mais manger dans des endroits conviviaux où on respire bien, où les nuisances sonores sont limitées et où le chauffage provient des calories envoyées par le soleil ou l’activité humaine, c’est carrément bio-cohérent. Deux exemples significatifs au sein du Club des Territoires Un Plus Bio, en Seine-Saint-Denis et dans les Alpes-Maritimes.
Un bâtiment de 850 m² construit en bois et paille, rare en région parisienne.

Un bâtiment de 850 m² construit en bois et paille à Épinay-sur-Seine (93).

La nouvelle école maternelle Victor-Schoelcher d’Épinay-sur-Seine (ici en vidéo), 850 m², est une construction labellisée « bâtiment passif » qui répond aux enjeux écologiques en accord avec l’Agenda 21 de la Ville. C’est le quatrième bâtiment du genre en Île-de-France, selon les élus.

epinay 2Les architectes ont travaillé sur une conception bioclimatique, avec une façade orientée au sud pour capter le maximum de chaleur, une isolation adaptée, avec des murs composés de ballots de paille et de panneaux en fibres de bois ainsi que des fenêtres à triple vitrage feuilleté au nord. Enfin la toiture a été végétalisée (plantes grasses, lichens et prairie fleurie) pour absorber l’eau de pluie, protéger l’étanchéité de la toiture, améliorer l’isolation thermique et favoriser la biodiversité en ville.

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Manger sainement (35 % de bio en 2017) et dans un espace tranquille, c’est important.

Pour le chauffage, pas de surconsommation : une chaudière équivalente à celle d’un pavillon suffit, avec un système de renouvellement d’air à double flux pour assurer une qualité d’air optimale. Qui dit mieux ?

Autre projet en cours d’achèvement, le complexe Plantier à Châteauneuf-Grasse (06). Pour le maire Emmanuel Delmotte il s’agit d’ « un nouvel espace de 1000 m², découpé au rez-de-chaussée en une grande salle de restauration et une cuisine sur 500 m². À l’étage, une grande salle de sports qui profitera aux associations locales. C’est un bâtiment passif qui, vu du sous-sol, est un festival de tuyaux qui fait penser au centre Beaubourg ! Il s’y joue une subtile circulation des énergies et des fluides où on récupère toutes les calories possibles issues de l’activité humaine ». Récupération de la chaleur à tous les étages : les calories produites par les compresseurs des frigos mais aussi celles qui proviennent de l’eau d’évacuation des siphons de douches, voire des condensats du lave-vaisselle en cuisine. Le reste de l’énergie est produit par une centrale de co-génération au gaz, qui permet de consommer l’électricité in situ sans recourir au réseau classique. Le rez-de-chaussée du bâtiment est semi-enterré et l’isolation de l’étage posée sur la façade extérieure.

Cuisine et restaurant scolaire au rez-de-chaussée, complexe sportif pour les associations à l'étage.

Cuisine et restaurant scolaire au rez-de-chaussée, complexe sportif pour les associations à l’étage.

L’inertie du bâtiment réside dans le béton de construction, matériau moins écologique mais qui assure des températures stables, enfin la toiture est végétalisée, avec recours possible à l’eau du bassin de rétention si besoin d’irriguer. Le chantier a pris un peu de retard mais le bâtiment, un investissement audacieux de 3,2 millions d’euros, sera entièrement livré cet été et inauguré à la rentrée prochaine.

Un nouveau pain 100% bio et local pour les 30 000 élèves de Toulouse

pain toulouseDepuis le 20 février, les cantines de Toulouse ont droit à 7 000 baguettes issues de quatre boulangers situés dans l’agglomération : les Boulangers Toulousains, la Maie de Saint-Genies, Marie Boulange et la SARL La Gloire. Jusqu’alors, un seul fournisseur (Marie Boulange) préparait le pain, mais parce qu’il était livré trop tôt et rangé en chambre froide jusqu’au service, la qualité gustative n’était pas au rendez-vous. La mairie a donc repensé le circuit de fabrication et de distribution. Selon le collectif Qualité cantines Toulouse, dont la présidente Christine Chabanette salue la qualité nouvelle et est allée visiter une des boulangeries, « en effet on le voit, tout au long du processus, la pâte conserve son volume, ses alvéoles, sa souplesse. Bref, elle n’est pas stressée. Après la slow-food, voici la slow-boulangerie ! »

Formation « construire un projet alimentaire » à Quiberon

Un Plus Bio organise les 9 et 10 mai 2017 à Saint-Pierre-Quiberon (56) la formation « Construire un projet alimentaire de qualité en restauration collective », avec le cuisinier Gilles Daveau et la diététicienne Laurence Traversier. Au programme, à retrouver ici, réflexion sur les missions de la restauration collective à travers les différentes dimensions de la qualité alimentaire, les étapes d’un projet alimentaire de qualité, l’approche de la place et des atouts des produits bio et locaux dans un projet… Comme toujours, un peu de théorie pertinente et de la mise en pratique utile dans un climat de partage et d’enrichissement mutuel !

> Et pour les derniers candidats, il est encore possible de s’inscrire à la formation pour le Grand Ouest : le bio et l’alternatif pour plus de goût et de diversité en restauration collective, les 18 et 19 avril à Chaumes-en-Retz.

Nouvelles recommandations alimentaires de l’Anses : peut encore mieux faire

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Infographie parue dans Le Monde.

Après plusieurs années de travail, de collecte de nouveaux résultats d’études et données, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a émis un volumineux rapport sur les nouvelles recommandations alimentaires qui serviront bientôt de cadre officiel aux politiques publiques en terme d’alimentation, déclinées sur le site du PNNS (Programme national nutrition santé) mangerbouger.fr.

Pour résumer, « l’Anses estime que les évolutions doivent porter notamment sur une consommation renforcée et régulière de légumineuses (notamment lentilles, fèves ou pois chiches), la nécessité nutritionnelle de privilégier les produits céréaliers complets (pain, pâtes et riz complets) ainsi que l’intérêt de privilégier la consommation d’huiles végétales riches en acide alpha-linolénique (huiles de colza et de noix) . En contrepoint, l’Agence insiste sur la nécessité d’une réduction considérable de la consommation de charcuterie (jambon, saucisson, saucisse, pâté, etc.) devant rester en deçà de 25 g par jour et la nécessité d’une consommation maîtrisée de viande hors volaille (bœuf, porc, agneau, etc.), ne devant pas dépasser 500 g par semaine. L’Anses souligne également que la consommation de boissons sucrées -sodas mais également jus de fruit, ce qui n’était pas le cas avant- doit être inférieure à un verre par jour. Les consommations de fruits et légumes restent cruciales et doivent être renforcées en privilégiant les légumes. Enfin, l’intérêt d’une consommation bihebdomadaire de poissons dont un poisson gras (par exemple sardine, maquereau) est réaffirmé. »

Bientôt une traduction dans les recommandations en restauration collective.

Bientôt une traduction dans les recommandations en restauration collective.

L’AVIS D’UN PLUS BIO : on avance enfin sur certaines recommandations, notamment l’injonction de manger moins de viande (volaille mise à part) et de charcuterie, alors que les recommandations étaient jusqu’à présent d’en consommer une à deux fois par jour. L’idée d’accentuer la part des protéines végétales telle que nous la défendons depuis plusieurs années est également bienvenue, d’autant qu’il est recommandé avec plus d’insistance qu’auparavant de privilégier les produits complets et les farines les moins raffinées. Mais on avance beaucoup moins sur d’autres questions : pour le lait et les produits laitiers, l’avis de l’Anses est mitigé, c’est-à-dire qu’il aborde l’évocation des risques liés à une forte consommation dont le cancer de la prostate, mais il reste globalement favorable à une consommation quotidienne aussi importante qu’aujourd’hui. Enfin, et c’est là que le rapport reste en retrait d’une vraie ambition quant à la qualité alimentaire, l’Anses ne recommande pas de se tourner vers les produits issus d’une agriculture durable et notamment bio. Pourtant, le rapport interroge avec une certaine gravité la présence régulière des contaminants dans l’alimentation (pesticides et produits chimiques retrouvés dans des produits comme le poisson). Alors, pourra-t-on faire encore mieux la prochaine fois ?

Tout le rapport (280 p.) ici, également les analyses du Rac (Réseau action climat) du Monde et du site Santé et Nutrition.

La Fondation Ekibio fait campagne pour Un Plus Bio

Pour chaque produit Priméal acheté, 1% sera reversé à l'association. Faites-le savoir !

Pour chaque produit Priméal acheté, 1% reversé à l’association.

Tous à l’assaut des magasins et rayons bio ! Durant les mois de mars et avril 2017, plus de 300 magasins spécialisés participeront à une grande opération de soutien à Un Plus Bio, conduite par la Fondation d’entreprise Ekibio. Créée en 2008 par la société du même nom dirigée par Didier Perréol, son objectif est de sensibiliser les citoyens et la jeunesse à l’influence de notre alimentation sur notre quotidien. Le principe? Pour chaque produit acheté dans un panel de la marque Priméal, 1% du montant sera reversé à notre association pour mener à bien ses engagements. En plus d’appuyer nos actions, vous contribuerez à diffuser l’importance d’une meilleure alimentation pour tous. Ce soutien nous va évidemment droit au cœur et nous remercions les membres de la Fondation pour leur écoute et leur engagement à nos côtés. Déjà plus de 450 000 colis ont été pré-commandés par les magasins et ce n’est pas tout, puisque quelque 2500 exemplaires de Cantines bio : le guide pratique des parents seront également distribués lors de l’opération.

Réédition du manifeste, AG et Tour de France d’Un Plus Bio à Nîmes

Le manifeste « Quand les cantines se rebellent » : nouvelle édition !

Un Plus Bio manifeste deuxième éditionPreuve du succès qu’il a rencontré durant l’année 2016, le livre de Stéphane Veyrat et Julien Claudel « Quand les cantines se rebellent » va être réédité le mois prochain. Manifeste pour une restauration collective de qualité plus bio, locale, saine et juste, l’ouvrage collectif d’Un Plus Bio a trouvé preneur auprès d’un public varié sur tous les territoires : des élus, des techniciens mais aussi des parents d’élèves et des citoyens de plus en plus soucieux de comprendre les grands enjeux qui se trament au fond de nos assiettes et de découvrir les moyens de faire évoluer, dans la joie, la bonne humeur ainsi que la détermination, les politiques alimentaires à l’œuvre sur les territoires. La nouvelle édition a été mise à jour avec de nouveaux chiffres et quelques données. Des expériences de cantines plus bio et locales ont également été ajoutées.
> « Quand les cantines se rebellent », éd. Court-Circuit, 100 p., 9 €. En librairie et en ligne dès mars 2017.

L’AG d’Un Plus Bio et le lancement tour de France 2017 : les 24 et 25 avril à Nîmes (Gard)

Un rendez-vous « deux en un » à noter sur vos tablettes avant qu’on revienne rapidement vous en préciser les lieux et le déroulé. Les membres adhérents et sympathisants du réseau Un Plus Bio sont invités à l’assemblée générale annuelle qui aura lieu le 24 avril après-midi à Nîmes. Le lendemain, c’est un public plus large qui est appelé à prendre part au lancement de la deuxième édition de notre Tour de France, avec sa première étape, à Nîmes toujours. La ville, en plus d’être celle du siège social d’Un Plus Bio, est aussi celle de deux membres du Club des Territoires Un Plus Bio : la mairie de Nîmes dont l’adhésion vient d’être actée la semaine dernière, et le Conseil départemental du Gard, partenaire historique d’Un Plus Bio. Et, petit clin d’œil, la ville de Nîmes accueillera le lancement d’un autre tour, cette fois-ci en août : les coureurs cyclistes de la Vuelta s’élanceront en effet cette année des arènes de la cité romaine !

Dijon vise l’autonomie alimentaire, Moussy-le-Neuf lutte contre le gaspillage

D’ici dix ans, le Grand Dijon vise l’autonomie alimentaire
Un Plus Bio Begles Dijon

De gauche à droite, Jean-Michel Grenier, directeur de la restauration municipale de Dijon, Patrice Château, adjoint au maire de Dijon, Noël Mamère maire de Bègles et ses adjoints, Isabelle Foret-Pougnet et Cédric Dubost.

Membre du Club des Territoires Un Plus Bio, la ville de Dijon est engagée dans un projet alimentaire de qualité : 10,9% de bio en 2013, 12,8% en 2014 et plus de 14% en 2016. À ce rythme, la capitale de la Bourgogne-Franche-Comté devrait dépasser les 20% de bio prévus d’ici à 2019, d’autant que les appels d’offres de produits bio trouvent de plus en plus d’écho localement. C’est en tout cas ce à quoi s’emploie l’élu Patrice Château, adjoint aux espaces verts qui a créé sa propre délégation de « la montée du bio en restauration collective ». Derrière le libellé, une farouche volonté de faire le bien dans les assiettes des quelque 7000 convives quotidiens de la ville. Lors de l’inauguration de la Technopôle Agro-Environnemente Agronov, à la rentrée 2016, le président de la communauté urbaine du Grand Dijon François Rebsamen avait posé les bases d’un projet de souveraineté alimentaire sur le territoire « dans les dix ans à venir ». Cette volonté politique se traduit sur le terrain, chez les élus comme dans les services, avec par exemple la réflexion en cours sur le projet d’une grande légumerie, un site où seraient reçus, traités et conditionnés les volumes en vrac de la production locale, à destination de la cuisine centrale et des autres établissements de restauration collective.

L’introduction du bio n’est pas la seule finalité, des changements de pratiques alimentaires sont soutenus. La réduction du gaspillage alimentaire fait partie des chantiers à mener, tout comme la proposition, sans doute d’ici la rentrée 2017, d’un menu alternatif, sans produits carnés, une fois par semaine. Pour cela, et dans le cadre des échanges au sein du Club de Territoires, Patrice Château est allé visiter la cuisine centrale de Bègles a été reçu par son homologue élu Cédric Dubost et Noël Mamère, le maire (33). « C’est toujours formateur d’aller voir ce que font d’autres collectivités », dit Patrice Château qui compte également conquérir cette année le label «En cuisine» d’Ecocert afin de distinguer les efforts entrepris localement par tous les acteurs. En prime, l’élu dijonnais a pu voir ce qu’était un burger végétal à la façon girondine.

Moussy-le-Neuf délibère contre le gaspillage
Moussy le Neuf Un Plus Bio

Soirée débat avec Gilles Pérole et Bernard Rigault, le maire de Moussy, le 31 janvier.

« Moins gaspiller, mieux manger », voilà la bonne résolution prise par la commune Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne, adhérente depuis quelques mois du Club des territoires Un Plus Bio). Le 31 janvier dernier, Gilles Pérole et Stéphane Veyrat, respectivement président et directeur du réseau, ont fait une halte dans ce village situé à la campagne à une quarantaine de kilomètres de Paris, pour une soirée débat après la projection du film « Nos enfants nous accuseront ». La municipalité, qui mène depuis plusieurs années une réflexion en faveur de l’alimentation biologique visant la restauration collective et le marché hebdomadaire, a décidé de faire de la réduction du gaspillage alimentaire une priorité, en prévoyant que « les économies réalisées sur le gaspillage permettront de compenser le surcoût lié à l’introduction du bio ». Un pas essentiel vers la qualité alimentaire et notre vision du « manger mieux sans dépenser plus ». Moussy envisage à terme le 100% bio dans les assiettes et s’est engagée, depuis la Toussaint en 2016, à peser quotidiennement les aliments jetés en fin de service. On reviendra sur les résultats affichés quand la campagne sera close.