Formation à la cuisine évolutive et aux protéines animales les 9 et 10 juillet

Plus d’infos (cliquer) et inscriptions : contact@unplusbio.org

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la cuisine des protéines animales sans jamais oser le demander ! Un Plus Bio organise une formation à la cuisine évolutive à la Roche-Vineuse, en Saône-et-Loire, les 9 et 10 juillet. La protéine animale représente jusqu’à 60% du coût matières d’un repas en restauration collective. Au-delà de la question du rééquilibrage des menus avec des protéines d’origine végétale, le changement de pratiques sur la préparation de la viande permet de gagner en efficacité sur de nombreux points dans les cantines. Avec Thierry Marion, grand spécialiste de la protéine animale.

Contre l’installation d’un Mc Do, une fête de l’alimentation durable sur l’île d’Oléron

Du 20 au 22 avril, la commune de Dolus d’Oléron célèbre le Printemps de l’alimentation durable sur la ZAD (zone alimentaire durable), site d’une ancienne colonie de vacances. En toile de fond, la poursuite de la résistance ouverte contre le projet de construction d’un restaurant fast food.

Grégory Gendre, maire de Dolus d’Oléron, convaincu que l’alimentation durable vaut mieux qu’une alimentation rapide. Image France 2

300 € par jour. C’est l’amende que doit payer la ville de Dolus d’Oléron, en Charente-Maritime, depuis le 21 octobre dernier. Membre du réseau de collectivités d’Un Plus Bio, Dolus est engagée depuis le début du mandat de Grégory Gendre, le maire, dans un bras de fer contre l’enseigne McDonald’s, laquelle souhaite bâtir son premier restaurant sur le territoire insulaire resté jusqu’alors à l’écart de la cartographie commerciale de l’enseigne américaine.

Devant son refus d’accorder le permis de construire pour des motifs d’ordre technique, le juge administratif a contraint la collectivité à obtempérer ou, à défaut, à payer une amende dont le montant finit par compromettre une partie du budget municipal.

Rien qui n’entame pour autant la volonté politique du conseil municipal d’opposer, au modèle de la restauration rapide incarné par McDonald’s, le projet de faire vivre une ZAD locale, plus précisément une Zone d’alimentation durable. La mairie, propriétaire depuis le mandat précédent du site d’une ancienne colonie de vacances sur quatre hectares laissée à l’abandon, souhaite impulser la création d’un tiers lieu dédié à l’alimentation durable, bio et locale, assorti d’activités et d’attractions censées répondre aux besoins des habitants dont une partie de la jeunesse.

« Sur le plan judiciaire, on en saura plus vers la mi-juillet, date à laquelle la cour d’appel de Bordeaux doit se prononcer sur le dossier », explique Grégory Gendre qui évoque la somme de 30000 € provisionnée à ce jour pour répondre au paiement de l’astreinte judiciaire. Une campagne de collecte est toujours en ligne sur le site participatif Helloasso.

« Je comprends que tout le monde ne soit pas informé des enjeux que cela pose, mais je compte aller jusqu’au bout de la démarche… »

En attendant, la population est invitée à célébrer une triple journée baptisée Printemps de l’alimentation durable, du 20 au 22 avril. Au menu, projection de films, débats, arts de la rue, restauration bio et locale. Gilles Pérole, président d’Un Plus Bio, sera de la partie, au côté du sénateur Joël Labbé ou du restaurateur militant parisien Xavier Denamur. Ancien cadre de Greenpeace et élu engagé dans une politique alimentaire de territoire qui honore la cantine (en instance d’accéder au niveau 3 du label En Cuisine d’Ecocert), Grégory Gendre assume politiquement son positionnement. « Ma priorité, c’est de répondre aux préconisations du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et au besoin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, sur la base du scénario Afterres de Solagro et de l’association Négawatts. Je comprends que tout le monde ne soit pas informé des enjeux que cela pose, mais je compte aller jusqu’au bout d’une démarche dont l’objectif est le vivre ensemble et le bien de la population. »

La ZAD défendue par la mairie va voir s’ériger un pôle à vocation agricole, économique et sociale, avec l’installation de l’antenne locale des Restos du Coeur, une dizaine de parcelles de jardins partagés, un atelier cuisine, une compagnie d’arts de rue, un espace de skate pour les jeunes, un lieu ressource pour développer la reprise d’espaces fonciers agricoles disséminés, l’installation d’agriculteurs. Une éleveuse de moutons est sur place depuis peu, qui a bénéficié de la possibilité de faire paître ses bêtes sur quelque 70 hectares.

« Qu’a réussi Mc Do depuis que ça existe en France ? Je reconnais que ce qui fonctionne, c’est l’ouverture à toutes les catégories de population, la connexion en wifi, le fait de pouvoir laisser ses enfants tourner comme des hamsters dans les aires de jeu, le temps de séjour libre offert aux visiteurs. Cela doit aussi nous amener à réfléchir sur ce qu’on propose aux habitants, aux touristes, sur un modèle plus crédible qui allie des espaces d’usage et d’activité économique profitables à tous », conclut le maire.

Programme complet du Printemps de l’alimentation durable

À l’AG d’Un Plus Bio, « porter des initiatives qui sortent de la norme ! »

Allier la réflexion à la convivialité et au dialogue, le crédo d’Un Plus Bio.

Se voir, discuter, manger, boire (raisonnablement), visiter, débattre. Les milieux associatifs en général font parfois de leurs assemblées générales de simples moments formels où des rapports moraux, d’activité et de trésorerie sont suivis d’un temps d’accueil et d’élection de conseil d’administration. Chez Un Plus Bio, on fait tout ça en règle mais c’est d’abord une grande fête et un moment de partage entre des membres venus de toute la France.


Et c’est à Bayonne, en pays de bien manger, dont la municipalité est également adhérente du réseau Un Plus Bio depuis 2017, que les membres et les invités de l’association se sont retrouvés le 27 mars. Le Département des Pyrénées-Atlantiques, membre historique du Club des Territoires un Plus Bio, a su recevoir le collectif dans l’enthousiasme et avec un sens efficace de l’organisation. Des conditions favorables pour échanger avec passion sur le thème des cantines de l’avenir : toujours plus bio, durables et rebelles ! Jean-Jacques Lasserre, président du conseil départemental, a ainsi souligné l’attachement qu’il avait pour la dynamique du réseau Un Plus Bio et le programme Manger bio & local, labels et terroir, lequel permet localement de faire entrer une qualité alimentaire exemplaire dans les 40 collèges et une dizaine d’Ehpad des Pyrénées-Atlantiques.
Un Plus Bio, c’est 95 adhérents dont pas moins de 60 collectivités au Club des Territoires Ce qui confirme que « porter des initiatives qui sortent de la norme » devient sa marque de fabrique. Autant de territoires qui inventent fièrement des politiques alimentaires innovantes, de terrain, en lien avec les bassins de production et les acteurs du champ à l’assiette. Manger mieux et bio est en effet un horizon à la portée de celles et ceux qui réfléchissent à la bonification de nos pratiques agricoles, économiques, sociales et éducatives, en ville comme à la campagne.

Un séminaire de travail prévu les 3 et 4 juillet

Les chercheurs Alain Bernard et Fabrice Riem, sur le thème de la révolution alimentaire par les territoires.

La conférence donnée par deux universitaires engagés, Alain Bernard et Fabrice Riem, est venue confirmer l’originalité du mouvement, le premier provoquant avec humour et sens de la controverse l’auditoire sur la notion de résistance des territoires face à l’État, quitte à aller puiser dans un fonds du XIXè siècle la définition de ce que peut être l’action face à l’immobilisme… Le débat né de cette présentation fut nourri, démontrant s’il en était besoin toute la capacité du mouvement Un Plus Bio à imaginer des solutions quand d’autres soulèvent seulement des problèmes. Car derrière les seules questions d’alimentation en collectivité, on s’aperçoit qu’il devient aussi fondamental que joyeux de tordre le cou à certaines habitudes pour faire naître des programmes qui changent vraiment la donne sur les territoires.

Denis Laratte, chef du service restauration d’Épinay-sur-Seine (93) : « L’adhésion à Un Plus Bio stimule en elle-même car elle donne envie de faire. »

L’assemblée générale a été également l’occasion de s’attarder sur la croissance du réseau Un Plus Bio et de son exposition médiatique de plus en plus favorable. Une situation positive qui mérite sans doute de faire évoluer l’association. Les membres se sont exprimés sur les changements à venir en 2018, qu’il s’agisse des statuts, des modes de communication, de l’accompagnement des membres dans leurs différents projets… Un séminaire de travail réunissant les membres du conseil d’administration aura lieu les 3 et 4 juillet prochain dans le Gard pour préciser et mettre au point les nouvelles stratégies.

« Peu à peu, le gouvernement réalise qu’il faut passer à l’action sur le bio »

Denis Lairon, directeur de recherche émérite à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), nutritionniste, a été l’un des précieux intervenants de l’atelier 11 des États généraux de l’alimentation (EGA)  sur le thème « Réussir la transition écologique et solidaire de notre agriculture en promouvant une alimentation durable ». Son regard de chercheur et de citoyen motivé nous apprend en quoi politiquement, la transition vers une alimentation durable est devenue une quasi-obligation pour les différents ministères.

Comment réagissez-vous au futur décret qui fixera la feuille de route des cantines d’ici à 2022 : 50% de produits de qualité (le bio entrerait pour 20% et les signes officiels de qualité à 30%) ?

Si je regarde le verre à moitié plein, je dirais que c’est une bonne nouvelle. Il n’y a jamais pas eu jusqu’à présent d’engagement officiel de la part de l’État à un tel niveau. Cela dit, à l’issue des travaux de l’atelier 11, on avait proposé mieux : 30% de bio et 20% de signes officiels de qualité.

Si je prends le verre à moitié vide, en revanche, je dirais que 20%, c’est un minimum que les collectivités déjà bien engagées dans la transition alimentaire ont souvent dépassé. Viser moins que 20% aurait donc été aller contre le sens de l’histoire, on ne pouvait pas faire moins.

Quel est votre avis sur la publication du rapport, le 22 mars dernier par le Haut conseil de santé publique (HCSP), de la nécessité d’« augmenter la consommation de produits bio dans la population de sorte que 100 % de la population consomment au moins 20% de leurs consommations de fruits et légumes, produits céréaliers et légumineuses issues de produits bio par semaine »

Là aussi, on avance ! Je me rappelle du premier rapport du HCSP en février 2017 qui proposait déjà de réduire l’exposition des consommateurs aux pesticides dans l’alimentation (produits végétaux), et où le bio n’était qu’une des solutions possible. Cette fois je remarque et salue la proposition que 100% des consommateurs doivent avoir droit à au moins 20% de bio. Cela signifie que le bio doit sortir de sa niche présumée favorable aux revenus aisés. Il faudra à ce titre que des mesures soient prises pour que l’ensemble de la population ait accès à une alimentation de qualité.

Sur le fond, il faut comprendre que les ministères et l’État ne peuvent plus sous-estimer les effets sur la santé publique d’une alimentation contaminée par les pesticides. Les facteurs de risque sont reconnus, notamment depuis l’alerte lancée par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS) qui a dressé un lien entre l’exposition au glyphosate et des pesticides organophosphorés et cancer. Les travaux de l’Inserm l’ont également établi dans un rapport complet publié en 2013. Aussi, que le HCSP, une haute instance dépendant du ministère de la Santé, reconnaisse désormais le bio comme un levier des politiques alimentaires dans le sens d’une meilleure santé publique, c’est une excellente nouvelle.

« Les objectifs affichés ne sont plus minimalistes, mais ils manquent encore d’envergure. »

Le ministre Stéphane Travert a présenté en fin de semaine dernière le programme Ambition bio 2022, qui doit dégager 1,1 milliards de crédits nouveaux pour atteindre d’ici à 2022 une surface agricole utile dédiée au bio de 15%. Votre sentiment ?

C’est une décision bienvenue qui, comme les autres, découle assez logiquement du consensus qui s’est dégagé des EGA et que nous sommes nombreux à avoir défendu. Je note cependant qu’on arrête le programme à 2022, ce qui correspond à une visibilité de mandat présidentiel, alors que nous avions proposé d’être plus ambitieux encore à l’horizon 2030. Nous proposions d’atteindre 30% de bio et 30% d’agriculture « super-raisonnée ». C’est donc moins ambitieux, mais je relève qu’une forte enveloppe financière serait dédiée à cette transition.

Le bio a globalement le vent en poupe, vous êtes donc satisfait ?

Je salue les marges de progression à l’oeuvre, mais je reste sur l’idée qu’il demeure un manque de perspective politique. Les objectifs affichés ne sont plus minimalistes, mais ils manquent encore d’envergure. La France a un gros retard à rattraper par rapport à ses voisins européens qui pour beaucoup dépassent aujourd’hui les 10% d’agriculture bio. Dans ce contexte, les responsables politiques comme les acteurs du marché commencent à bien comprendre que le passage au bio n’est plus une question de mode. Même l’Insee montré au début de l’année que la rentabilité des exploitations bio, en maraîchage, viticulture et élevage laitier, était plus forte que celle des fermes conventionnelles. Les très nombreuses conversions au bio en cours chez les éleveurs laitiers de Normandie apportent à cet égard un témoignage éclairant.

La résistance de certains lobbys est néanmoins active, pensez-vous que ce manque d’ambition autour du bio en soit une des raisons ?

Cette résistance, je l’ai constaté aux EGA, devient très minoritaire. Les ministères de la santé, de l’agriculture et de la transition écologiques ne sont pas tous sur la même longueur d’onde ni exposés aux mêmes responsabilités et sphères d’influence, mais globalement, et parce que le marché comme la recherche avancent, il devient impossible de prendre position contre le bio et l’amélioration de la santé publique. A l’atelier 11, sur environ 60 participants, un très large consensus a été obtenu en faveur de la transition agro-écologique mais la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) ne l’a pas soutenu au final. C’est l’illustration que si le débat d’idée a très fortement avancé, il reste encore à généraliser les prises de conscience et les changements de pratique agricole et alimentaire. Mais nous allons dans la bonne direction !

Tour de France des cantines rebelles : le Pays Basque à l’honneur !

François Gallet, chargé de mission au comité des pêches maritimes des Pyrénées-Atlantiques, accueille la délégation d’Un Plus Bio à la criée de Saint-Jean-de-Luz.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, une des forces du Pays Basque est de voir cohabiter un littoral magnifique dont les pêcheurs sont les acteurs engagés et des montagnes rapidement reculées où se nouent des projets de territoire portés avec cœur par des élus motivés. Pour la première étape du Tour de France des cantines rebelles, le 28 mars, Un Plus Bio a choisi de proposer à ses adhérents les visites du port de Saint-Jean-de-Luz et de la régie agricole de Mendionde. Mon premier est la cinquième criée nationale de France (11 000 tonnes de poisson par an) où la grande majorité des 150 pêcheurs affiliés vit d’une pêche à taille humaine telle que la saluent les ONG spécialisées.

La criée locale, cinquième port de pêche de France avec 11000 tonnes de poisson pêchés et commercialisés chaque année.

Les chefs de cuisine des collèges commandent directement à l’un des trois mareyeurs agréés par le Département les produits d’une pêche de saison qu’ils préparent minutieusement avec leurs équipes. Ici, pas de poissons carrés avec les yeux dans les coins, mais une approche de la cuisine vivante avec des produits accessibles et de saison. Ma seconde est un projet agricole né dans le pays de Hasparren, sur la commune de Mendionde. Héritière par donation du magnifique domaine de Garro, celle-ci a souhaité redonner à cette vénérable bâtisse à restaurer et ses trente hectares la vocation agricole qu’elle avait jusque dans les années 1960.

Une ferme magnifique dans le pays de Hasparren, où trois maraîchers travaillent notamment pour la restauration collective locale.

Accueilli et guidé par Lucien Betbeder, maire de la commune, et par Argitxu Ithourria, chef de culture et responsable de la Scic (société coopérative d’intérêt collectif) Garroa, un groupe d’une trentaine de personnes a pu découvrir le lieu et son fonctionnement. Née en 2009, la Scic réunit à ce jour trois maraîchers sur neuf hectares dont 3600 m² de tunnels froids. Les acteurs de la structure, qui associe la commune, la communauté de communes et plusieurs institutions locales, forment des porteurs de projet et les apprentis de la formation BPREA maraîchage bio du centre de formation des apprentis agricoles de Hasparren.

Lucien Betbeder, le maire de Mendionde (commune adhérente du Club des territoires Un Plus Bio), reçoit les invités pour la visite.

Que retenir des visites de ces deux sites ? Que dans les deux cas, les cantines sont vues comme l’un des leviers du développement économique local. Et que quand l’autorité politique s’engage, c’est toute une chaîne d’acteurs qui se met en mouvement en créant de nouveaux maillons.

Dans l’après-midi, trois programmes alimentaires motivants ont été présentés au débat : le programme Manger bio&local, labels et terroir des Pyrénées-Atlantiques, la couveuse agricole SAS Graines du Béarn voisin et la régie agricole de Mouans-Sartoux (06). Où l’on a bien compris qu’un approvisionnement de qualité en restauration collective passe d’abord par la relocalisation de la production, pour le plus grand intérêt, voire le bonheur des acteurs engagés.

Frank Meymerit, directeur du Civam Béarn, présente la couveuse agricole SAS Graines.

Pluie de bonnes nouvelles sur le bio en restauration collective !

 

Le programme Ambition bio 2022 veut accroitre la surface agricole française dédiée au bio à 15%.

S’il fallait retenir l’essentiel, trois temps forts de l’actualité démontrent que les cantines bio, locales, saines et justes sont de plus en plus inscrites l’ordre du jour de l’agenda politique et institutionnel de la France. Pour commencer, les discussions ont été ouvertes il y a quelques jours en commission par les députés à propos du prochain décret qui fixera la feuille de route des cantines d’ici à 2022 : 50% de produits de qualité (le bio entrera pour 20% et les signes officiels de qualité pour 30%). Les gestionnaires de restauration collective devront ensuite mettre en musique cette loi sur l’alimentation issue des États généraux de l’alimentation. Un grand pas de franchi dans l’évolution de nos habitudes alimentaires.

Deuxième actualité : la publication par les experts du Haut conseil de santé publique (HCSP) de nouvelles recommandations sanitaires où l’alimentation occupe une belle place. Dans son « avis relatif aux objectifs quantifiés pour la politique nutritionnelle de santé publique (PNNS) 2018-2022 », l’autorité sanitaire propose d’ « augmenter la consommation de produits bio dans la population de sorte que 100 % de la population consomment au moins 20% de leurs consommations de fruits et légumes, produits céréaliers et légumineuses issues de produits bio par semaine ». C’est la première fois que le bio est ainsi officiellement cité. D’autres messages assez rafraîchissants sont passés : plus de légumineuses et de protéines végétales, moins de viande, moins de produits ultra-transformés, etc. Le rapport complet ici.

Dernier événement dans le monde de la bio : le ministre de l’agriculture Stéphane Travert confirme l’objectif gouvernemental de 15% de surface agricole utile en agriculture biologique (contre environ 6% aujourd’hui) ou en cours de conversion à horizon 2022 et annonce que cette ambition mobilisera 1,1 milliard d’euros de crédits sur la période 2018-2022, contre 0,7 milliard sur la période précédente (2013-2017), soit une augmentation de 62%. Après des annonces qui ont parfois semé le doute dans la profession dont la fin de l’aide au maintien des exploitations bio au début de l’année, cette nouvelle orientation augure d’une ambition nouvelle pour les acteurs de la bio.

Elsa, un nouveau visage à Un Plus Bio

Elsa, la coordinatrice-animatrice du réseau.

Bienvenue à Elsa Chiffard-Carricaburu, nouvelle coordinatrice-animatrice d’Un Plus Bio. Certains d’entre vous l’ont déjà rencontrée à l’assemblée générale de Bayonne fin mars, elle venait juste de prendre ses fonctions. Elsa a étudié l’anthropologie à Marseille jusqu’à un master II qui l’a emmenée jusqu’à Naples où elle a vécu. Après un retour en France et avoir planché sur le développement de plusieurs associations dans le domaine de l’économie sociale et solidaire à Marseille, la restauration collective est devenue l’objet de toutes ses attentions lorsqu’elle fut chargée d’études au Parc naturel régional du Luberon. Sa mission a notamment consisté à animer l’opération « De la ferme à ta cantine » destinée à introduire plus de produits bio et locaux du territoire dans les assiettes locales des enfants des communes du Parc. Consommatrice engagée et responsable, personnellement investie depuis plus de dix ans dans le réseau des Amap et maman d’un petit garçon, Elsa souhaite mettre sa sensibilité aux thématiques d’éducation populaire au service du développement d’Un Plus Bio. Bienvenue à elle !

Et pendant ce temps, Un Plus Bio continue de faire campagne !

Patrice Château, élu à Dijon et secrétaire d’Un Plus Bio, au séminaire de l’Agence Bio.

Le travail de lobbying, pardon, de plaidoyer pour une alimentation plus saine en collectivité amène l’équipe d’Un Plus Bio, président et directeur en tête, à multiplier les rendez-vous avec les agents des ministères, les acteurs institutionnels et les collectifs spécialisés. Le bilan carbone légèrement défavorable qui s’en dégage – eh oui, être un acteur installé en région demande une grande mobilité !- a ouvert depuis 2017 des partenariats constructifs avec le ministère de l’Agriculture, celui de la Transition Écologique, ou la fondation Carasso. En mars, Un Plus Bio a donné de sa présence dans plusieurs réseaux. Elle s’est rendue au séminaire des plates-formes Manger bio ici et Maintenant à Lyon, a été invitée en tant que membre expert à l’Institut de l’alimentation biologique (IAB) créé par le groupe Ekibio, et a été représentée par Patrice Château, élu de Dijon et secrétaire d’Un Plus Bio, au séminaire international de l’Agence Bio.

Victoires des cantines rebelles 2018 : rendez-vous à Paris le 7 novembre

Le lieu -hôtel de ville de Paris- et la date -7 novembre 2018-, sont officiellement retenus. La troisième édition des Victoires des cantines rebelles, qui récompense les initiatives exemplaires des territoires engagés dans une restauration collective plus bio, locale, saine et juste, rassemblera de nouveau les principaux acteurs du monde qui agit en faveur de la bio en France. Retenez bien la date et commencez d’ores et déjà à plancher sur une éventuelle candidature. Que vous soyez élu(e) d’une collectivité, particulier ou collectif militant ou chef de cuisine, les Victoires sont faites pour donner une visibilité nationale aux projets que vous portez localement, toujours avec le parrainage de personnalités de la société civile.

La tournée d’Un Plus Bio au SIA et au SAS

Au salon de l’agriculture avec la députée Michèle Crouzet, chargée de l’article 11 (évolution des produits en restauration collective)  sur le projet de loi Alimentation…

Deux événements très différents, que d’aucuns considèrent carrément opposés. D’un côté, le Salon international de l’agriculture, plus grande ferme de France où se bouscule la société politico-médiatique dans un ballet incessant. De l’autre, la journée « Sortons l’agriculture du salon », à la Bellevilloise, une salle parisienne plus petite mais où de grandes idées circulent sur les modèles agricoles de demain. Un Plus Bio a choisi de participer aux deux événements. Au salon « in », Stéphane Veyrat et Gilles  Pérole ont rencontré des interlocuteurs de filières, des responsables politiques dont la députée Michèle Crouzet. Ils étaient accueillis sur les stands de l’Agence Bio et du Département de la Drôme. Au salon « off », rejoints par le maire de Dolus d’Oléron Grégory Gendre, ils ont pu éclairer les enjeux des politiques alimentaires avec le levier de la restauration collective bio et locale. Rendez-vous l’an prochain pour rééditer les deux moments de rencontre complémentaires et non opposables !

… Et à la la journée « Sortons l’agriculture du salon » organisée par Alimentation générale, aux côtés de Jean-Louis Robillard (ex-élu régional Nord-Pas-de-Calais) et Antoinette Guhl, adjointe à la maire de Paris chargée de l’économie sociale et solidaire, de l’innovation sociale et de l’économie circulaire.