Nouvelles recommandations alimentaires de l’Anses : peut encore mieux faire

lemonde infographie anses recommandation un plus bio

Infographie parue dans Le Monde.

Après plusieurs années de travail, de collecte de nouveaux résultats d’études et données, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a émis un volumineux rapport sur les nouvelles recommandations alimentaires qui serviront bientôt de cadre officiel aux politiques publiques en terme d’alimentation, déclinées sur le site du PNNS (Programme national nutrition santé) mangerbouger.fr.

Pour résumer, « l’Anses estime que les évolutions doivent porter notamment sur une consommation renforcée et régulière de légumineuses (notamment lentilles, fèves ou pois chiches), la nécessité nutritionnelle de privilégier les produits céréaliers complets (pain, pâtes et riz complets) ainsi que l’intérêt de privilégier la consommation d’huiles végétales riches en acide alpha-linolénique (huiles de colza et de noix) . En contrepoint, l’Agence insiste sur la nécessité d’une réduction considérable de la consommation de charcuterie (jambon, saucisson, saucisse, pâté, etc.) devant rester en deçà de 25 g par jour et la nécessité d’une consommation maîtrisée de viande hors volaille (bœuf, porc, agneau, etc.), ne devant pas dépasser 500 g par semaine. L’Anses souligne également que la consommation de boissons sucrées -sodas mais également jus de fruit, ce qui n’était pas le cas avant- doit être inférieure à un verre par jour. Les consommations de fruits et légumes restent cruciales et doivent être renforcées en privilégiant les légumes. Enfin, l’intérêt d’une consommation bihebdomadaire de poissons dont un poisson gras (par exemple sardine, maquereau) est réaffirmé. »

Bientôt une traduction dans les recommandations en restauration collective.

Bientôt une traduction dans les recommandations en restauration collective.

L’AVIS D’UN PLUS BIO : on avance enfin sur certaines recommandations, notamment l’injonction de manger moins de viande (volaille mise à part) et de charcuterie, alors que les recommandations étaient jusqu’à présent d’en consommer une à deux fois par jour. L’idée d’accentuer la part des protéines végétales telle que nous la défendons depuis plusieurs années est également bienvenue, d’autant qu’il est recommandé avec plus d’insistance qu’auparavant de privilégier les produits complets et les farines les moins raffinées. Mais on avance beaucoup moins sur d’autres questions : pour le lait et les produits laitiers, l’avis de l’Anses est mitigé, c’est-à-dire qu’il aborde l’évocation des risques liés à une forte consommation dont le cancer de la prostate, mais il reste globalement favorable à une consommation quotidienne aussi importante qu’aujourd’hui. Enfin, et c’est là que le rapport reste en retrait d’une vraie ambition quant à la qualité alimentaire, l’Anses ne recommande pas de se tourner vers les produits issus d’une agriculture durable et notamment bio. Pourtant, le rapport interroge avec une certaine gravité la présence régulière des contaminants dans l’alimentation (pesticides et produits chimiques retrouvés dans des produits comme le poisson). Alors, pourra-t-on faire encore mieux la prochaine fois ?

Tout le rapport (280 p.) ici, également les analyses du Rac (Réseau action climat) du Monde et du site Santé et Nutrition.

La Fondation Ekibio fait campagne pour Un Plus Bio

Pour chaque produit Priméal acheté, 1% sera reversé à l'association. Faites-le savoir !

Pour chaque produit Priméal acheté, 1% reversé à l’association.

Tous à l’assaut des magasins et rayons bio ! Durant les mois de mars et avril 2017, plus de 300 magasins spécialisés participeront à une grande opération de soutien à Un Plus Bio, conduite par la Fondation d’entreprise Ekibio. Créée en 2008 par la société du même nom dirigée par Didier Perréol, son objectif est de sensibiliser les citoyens et la jeunesse à l’influence de notre alimentation sur notre quotidien. Le principe? Pour chaque produit acheté dans un panel de la marque Priméal, 1% du montant sera reversé à notre association pour mener à bien ses engagements. En plus d’appuyer nos actions, vous contribuerez à diffuser l’importance d’une meilleure alimentation pour tous. Ce soutien nous va évidemment droit au cœur et nous remercions les membres de la Fondation pour leur écoute et leur engagement à nos côtés. Déjà plus de 450 000 colis ont été pré-commandés par les magasins et ce n’est pas tout, puisque quelque 2500 exemplaires de Cantines bio : le guide pratique des parents seront également distribués lors de l’opération.

Réédition du manifeste, AG et Tour de France d’Un Plus Bio à Nîmes

Le manifeste « Quand les cantines se rebellent » : nouvelle édition !

Un Plus Bio manifeste deuxième éditionPreuve du succès qu’il a rencontré durant l’année 2016, le livre de Stéphane Veyrat et Julien Claudel « Quand les cantines se rebellent » va être réédité le mois prochain. Manifeste pour une restauration collective de qualité plus bio, locale, saine et juste, l’ouvrage collectif d’Un Plus Bio a trouvé preneur auprès d’un public varié sur tous les territoires : des élus, des techniciens mais aussi des parents d’élèves et des citoyens de plus en plus soucieux de comprendre les grands enjeux qui se trament au fond de nos assiettes et de découvrir les moyens de faire évoluer, dans la joie, la bonne humeur ainsi que la détermination, les politiques alimentaires à l’œuvre sur les territoires. La nouvelle édition a été mise à jour avec de nouveaux chiffres et quelques données. Des expériences de cantines plus bio et locales ont également été ajoutées.
> « Quand les cantines se rebellent », éd. Court-Circuit, 100 p., 9 €. En librairie et en ligne dès mars 2017.

L’AG d’Un Plus Bio et le lancement tour de France 2017 : les 24 et 25 avril à Nîmes (Gard)

Un rendez-vous « deux en un » à noter sur vos tablettes avant qu’on revienne rapidement vous en préciser les lieux et le déroulé. Les membres adhérents et sympathisants du réseau Un Plus Bio sont invités à l’assemblée générale annuelle qui aura lieu le 24 avril après-midi à Nîmes. Le lendemain, c’est un public plus large qui est appelé à prendre part au lancement de la deuxième édition de notre Tour de France, avec sa première étape, à Nîmes toujours. La ville, en plus d’être celle du siège social d’Un Plus Bio, est aussi celle de deux membres du Club des Territoires Un Plus Bio : la mairie de Nîmes dont l’adhésion vient d’être actée la semaine dernière, et le Conseil départemental du Gard, partenaire historique d’Un Plus Bio. Et, petit clin d’œil, la ville de Nîmes accueillera le lancement d’un autre tour, cette fois-ci en août : les coureurs cyclistes de la Vuelta s’élanceront en effet cette année des arènes de la cité romaine !

Dijon vise l’autonomie alimentaire, Moussy-le-Neuf lutte contre le gaspillage

D’ici dix ans, le Grand Dijon vise l’autonomie alimentaire
Un Plus Bio Begles Dijon

De gauche à droite, Jean-Michel Grenier, directeur de la restauration municipale de Dijon, Patrice Château, adjoint au maire de Dijon, Noël Mamère maire de Bègles et ses adjoints, Isabelle Foret-Pougnet et Cédric Dubost.

Membre du Club des Territoires Un Plus Bio, la ville de Dijon est engagée dans un projet alimentaire de qualité : 10,9% de bio en 2013, 12,8% en 2014 et plus de 14% en 2016. À ce rythme, la capitale de la Bourgogne-Franche-Comté devrait dépasser les 20% de bio prévus d’ici à 2019, d’autant que les appels d’offres de produits bio trouvent de plus en plus d’écho localement. C’est en tout cas ce à quoi s’emploie l’élu Patrice Château, adjoint aux espaces verts qui a créé sa propre délégation de « la montée du bio en restauration collective ». Derrière le libellé, une farouche volonté de faire le bien dans les assiettes des quelque 7000 convives quotidiens de la ville. Lors de l’inauguration de la Technopôle Agro-Environnemente Agronov, à la rentrée 2016, le président de la communauté urbaine du Grand Dijon François Rebsamen avait posé les bases d’un projet de souveraineté alimentaire sur le territoire « dans les dix ans à venir ». Cette volonté politique se traduit sur le terrain, chez les élus comme dans les services, avec par exemple la réflexion en cours sur le projet d’une grande légumerie, un site où seraient reçus, traités et conditionnés les volumes en vrac de la production locale, à destination de la cuisine centrale et des autres établissements de restauration collective.

L’introduction du bio n’est pas la seule finalité, des changements de pratiques alimentaires sont soutenus. La réduction du gaspillage alimentaire fait partie des chantiers à mener, tout comme la proposition, sans doute d’ici la rentrée 2017, d’un menu alternatif, sans produits carnés, une fois par semaine. Pour cela, et dans le cadre des échanges au sein du Club de Territoires, Patrice Château est allé visiter la cuisine centrale de Bègles a été reçu par son homologue élu Cédric Dubost et Noël Mamère, le maire (33). « C’est toujours formateur d’aller voir ce que font d’autres collectivités », dit Patrice Château qui compte également conquérir cette année le label «En cuisine» d’Ecocert afin de distinguer les efforts entrepris localement par tous les acteurs. En prime, l’élu dijonnais a pu voir ce qu’était un burger végétal à la façon girondine.

Moussy-le-Neuf délibère contre le gaspillage
Moussy le Neuf Un Plus Bio

Soirée débat avec Gilles Pérole et Bernard Rigault, le maire de Moussy, le 31 janvier.

« Moins gaspiller, mieux manger », voilà la bonne résolution prise par la commune Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne, adhérente depuis quelques mois du Club des territoires Un Plus Bio). Le 31 janvier dernier, Gilles Pérole et Stéphane Veyrat, respectivement président et directeur du réseau, ont fait une halte dans ce village situé à la campagne à une quarantaine de kilomètres de Paris, pour une soirée débat après la projection du film « Nos enfants nous accuseront ». La municipalité, qui mène depuis plusieurs années une réflexion en faveur de l’alimentation biologique visant la restauration collective et le marché hebdomadaire, a décidé de faire de la réduction du gaspillage alimentaire une priorité, en prévoyant que « les économies réalisées sur le gaspillage permettront de compenser le surcoût lié à l’introduction du bio ». Un pas essentiel vers la qualité alimentaire et notre vision du « manger mieux sans dépenser plus ». Moussy envisage à terme le 100% bio dans les assiettes et s’est engagée, depuis la Toussaint en 2016, à peser quotidiennement les aliments jetés en fin de service. On reviendra sur les résultats affichés quand la campagne sera close.

Pacte bio, Planetman, appel à projets, formation commerce équitable : tour d’horizon

Les élus invités à signer le Pacte bio

« Que la France devienne le premier pays bio d’Europe. » C’est le sens de la pétition que lance la Fnab (Fédération nationale d’agriculture biologique), le Synabio et Coop de France. Une fois n’est pas coutume, cette pétition n’est pas destinée au grand public mais aux seuls élus qui détiennent un mandat local ou national, afin de les inciter à peser sur les débats de la campagne présidentielle en inspirant les candidat(e)s déclaré(e)s. Les auteurs déroulent huit propositions pour soutenir la filière bio en France et rappellent que son développement relève d’« une aspiration sociétale profonde qui n’est pas une simple tendance de consommation. La bio est en croissance record de +20% par an en chiffres d’affaires, représente un marché de près de sept milliards d’euros et des milliers d’emplois non délocalisables ».

Planetman, la BD 2.0 et 100% bio du Rac !

planetman Rac Un plus bio 2Partant de l’idée que « nos choix alimentaires ont une influence considérable sur nos émissions de gaz à effet de serre », le Réseau Action Climat propose que « Planetman nous accompagne pour manger des repas savoureux et bons pour le climat ». Il s’agit de suivre, sur sa tablette, son smartphone ou son PC, les aventures d’un jeune homme et de sa « coloc Sarah »  au milieu des problématiques multiples qui découlent de nos pratiques alimentaires. Sans culpabiliser, la BD virtuelle a le mérite de lier les bonnes questions : le bio, les pesticides, le gaspillage alimentaire, la qualité des sols et de l’eau, la saisonnalité, les transports, les gaz à effets de serre, etc. Tout y est, et au lieu d’aborder les questions sous un angle pessimiste ou purement scientifique, cette fois la lecture est rendue aussi agréable qu’utile aux profanes, voire aux sceptiques, et surtout aux enfants.

Formation Territoires de commerce équitable à Toulon le 16 mars
TCE formation Un Plus Bio

Cliquer pour voir le programme de la journée.

Le Var, territoire de commerce équitable ? On en parle à Toulon où la plate-forme pour le commerce équitable organise une journée de formation le jeudi 16 mars à Toulon (Var). Cette journée se déroule en trois temps : une présentation du label « Territoires de Commerce Équitable » et de ce qu’il ouvre comme horizons en terme de développement pour les collectivités ; une intervention sur les achats publics via le commerce équitable ; enfin le contexte législatif du commerce équitable dans l’hémisphère nord et un coup de projecteur sur les potentialités du Var. Pour s’inscrire : communication[a]var-equitable.org

Appel à projets sur la transition écologique

FF appel projets Un Plus Bio transition écologiqueLa Fondation de France, avec le soutien de la fondation Édouard et Geneviève Buffard, lance un appel à projets sur le thème de la transition écologique. Jusqu’au 10 avril, les collectifs citoyens peuvent soumettre leurs projet ou démarches liés à la transition définie ainsi : « L’évolution vers de nouveaux modèles économiques et sociaux pour répondre aux grands enjeux environnementaux du changement climatique, de la rareté des ressources, de la perte accélérée de la biodiversité et de la multiplication des risques sanitaires environnementaux ». Quel que soit le territoire concerné (rural, littoral , urbain , péri-urbain, montagnard), cet appel à projets se propose d’aider les citoyens à contribuer à la transition écologique et à œuvrer ensemble en faveur de la qualité de l’environnement.

Que souhaiter en 2017 sinon la révolution dans nos assiettes ?

Voeux 2017 revue

Plus que jamais, Un Plus Bio s’engage dans l’évolution de la restauration collective vers plus de bio, de local, de sain et de juste à table. Tour de France des cantines rebelles, réédition du manifeste (eh oui, déjà épuisé) Quand les cantines se rebellent, Victoires des cantines rebelles à Paris… Autant de temps forts et bien d’autres moments à partager pour faire battre toujours plus fort le cœur des cantines bio et locales de France !

Ils l’ont fait : fin des barquettes plastique à Strasbourg… et autres histoires positives

 

Dans cette nouvelle rubrique, un coup de projecteur sur les membres et sympathisants du réseau national d’Un Plus Bio.

Photo DR.

Photo DR.

– Fin des barquettes plastique à Strasbourg. Réceptive au message du collectif des parents de Strasbourg, Un Plus Bio salue la fin des barquettes plastique des plateaux repas à Strasbourg.

– Un nouveau chevrier sur la Côte d’Azur. Camille Bories, élue à la restauration scolaire de Valbonne Sophia-Antipolis (06) : « La ville possède un terrain qui appartenait à l’Inra et sur lequel, grâce au travail de mon prédécesseur Suzie Ravier et du conseiller municipal délégué à l’agropastoralisme Philippe Vivarelli, s’installera en février prochain un couple de chevriers, avec une étable et un atelier de production de fromages. Nous louons aussi une partie de ce domaine aux Jardins de la vallée de la Siagne qui font travailler des personnes en insertion et produisent des fruits et légumes pour un réseau d’Amap ainsi que des oeufs bios dans un grand poulailler. »

– Un bon film pour lancer le bon débat. Bernard Rigault, maire de Moussy-le-Neuf (77) « Passer au bio est une priorité. Nous avons programmé pour ce 31 janvier la projection du film « Nos enfants nous accuseront », suivie d’un débat avec les habitants et Gilles Pérole, le président d’Un Plus Bio, ainsi que d’un représentant de l’association Terre de liens, à qui reviendrait la mission d’installer sur le périmètre communal un agriculteur si on n’en trouve pas localement. Nous avons aussi calculé l’investissement nécessaire à la réalisation d’une cuisine centrale sur notre Zac et listé les équipements nécessaires. Nous possédons une réserve foncière, plus précisément le centre communal d’action sociale dispose de quelques hectares cultivables. Bref, le scénario est très ouvert. »

Formez-vous en cuisine

Capture formation Un Plus Bio 2017-1

Feuilletez le catalogue pour en savoir plus.

Faites vite si vous voulez profiter des prochaines formations d’Un Plus Bio sur la cuisine évolutive et la cuisine alternative.

> Dates pour la cuisine évolutive : les 20 et 21 février à La Roche-Vineuse (Saône-et-Loire) et les 23 et 24 février à Chaumes-en-Retz, près de Nantes (Loire-Atlantique).  Une invitation au changement pour s’approprier de nouveaux savoir-faire en cuisine à la lumière des enjeux d’aujourd’hui : la place et la valeur des protéines animales, les modes opératoires pour travailler dans le respect de budgets contraints tout en libérant l’imagination, etc.
Comment ? en travaillant sur la redéfinition des fondements et des enjeux de la restauration collective au travers de la cuisine évolutive, l’optimisation des méthodes de cuisson pour plus de goût, d’économie et d’efficacité, la définition de la qualité attendue des repas servis ainsi que des missions d’un service de restauration.

> Dates pour la cuisine alternative : les 18 et 19 avril à Chaumes-en-Retz, toujours près de Nantes (Loire-Atlantique). L’objectif ici : s’approprier les principes d’association et les modes opératoires autour des céréales et légumineuses pour diversifier l’offre alimentaire et concrétiser la notion de qualité alimentaire en cuisine.

Plus d’infos sur les sessions cuisine évolutive ici.

Plus d’infos sur la session cuisine alternative ici.

Et pour toute question, rendez-vous sur la page contact

 

Vous aussi, signez la tribune d’Un Plus Bio publiée dans Le Monde !

cp-tribune-un-plus-bio-lemondeCo-signé par les dix parrains et marraines de la première édition des Victoires des cantines rebelles à Paris en novembre dernier, notre article paru ce dimanche 11 décembre en pages Débats du Monde a généré une série de réactions en chaîne. Médiatiques d’abord, avec un intérêt croissant de la part de plusieurs journaux porté au bio à la cantine. À cet égard il est possible de réécouter l’émission « Bureau de vote » du lendemain, lundi 12, animée par le journaliste RMC-BFM Jean-Jacques Bourdin avec Cyril Dion (co-réalisateur du film « Demain » et un des signataires de la tribune). Une demi-heure de débat de très bon niveau avec les auditeurs. Une autre interview est disponible ici, avec Stéphane Veyrat, directeur d’Un Plus Bio.

Manger mieux sans dépenser plus, l'ITV de Stéphane Veyrat sur RMC-BFM.

Manger mieux sans dépenser plus, l’ITV de Stéphane Veyrat sur RMC-BFM.

L’autre réaction est citoyenne et c’est sans doute la plus importante à nos yeux. Certains d’entre vous, proches d’Un Plus Bio comme simples sympathisants, ont en effet regretté de n’avoir pas été associés en amont à la signature de cette tribune fondatrice. Un Plus Bio s’en excuse car elle a fait le choix de resserrer les effectifs en remerciant d’abord pour leur engagement personnel les parrains et marraines des Victoires. Mais l’association a décidé de soumettre le texte à la signature en ligne pour toutes celles et ceux que le débat pour une restauration collective plus bio, locale, saine et juste passionne.

Je signe la tribune du Monde

* requis

20 % de bio et 40 % de local à la cantine : qu’en pensent les élus d’Un Plus Bio ?

Adopté de nouveau par les députés malgré le rejet des sénateurs au printemps dernier, l’amendement déposé par la députée Brigitte Allain sur l’introduction de 20% de produits bio et 40% de produits locaux à l’horizon 2020 a de bonnes chances d’être définitivement voté. Pour les élus du Club des Territoires, qui plaident pour davantage d’ambition, , ce texte d’État va dans le bon sens.

> Eugénie Ponthier, adjointe au maire en charge de l’écologie urbaine à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). 3 600 repas/jour, 26% de bio en 2016, objectif de 35% en 2017.

« Faciliter l’entraînement au changement qui a du mal à se faire »

eugenie_ponthier-b« C’est le rôle de l’État d’impulser les bonnes politiques alimentaires publiques car la révolution du « bas » doit être aidée par le « haut ». La restauration collective est un vecteur essentiel pour faire évoluer les filières et le paysage alimentaire. À Épinay-sur-Seine, le bio est déjà bien introduit, au-delà des prescriptions de 20 %. A la fin du mandat, en 2020, nous serons à 50 % de bio et 90 % de durable. Passer au bio et au local est en effet plus possible que jamais car le marché est prêt et l’offre s’est considérablement enrichie. Quant au local, c’est dommage qu’il n’existe pas de définition officielle sur laquelle s’appuyer. Nous avons donc déterminé notre propre périmètre, soit la région Île-de-France et les départements adjacents. Je pense que cette loi peut faciliter l’entraînement au changement qui a parfois du mal à se faire. Introduire 20 % de bio en restauration collective et promouvoir le local, c’est s’inscrire concrètement dans nos engagements de lutte contre le réchauffement climatique (production, transports), protéger la santé des administrés et défendre l’économie locale et l’emploi car le bio, c’est 60 % d’emplois en plus par rapport à l’agriculture dite conventionnelle. »

> Patrice Château, adjoint au maire de Dijon (Côte-d’Or) délégué à l’environnement. 7 300 repas / jour, 12,8% de bio en 2016, objectif 15% en 2017.

« Un argument de plus pour convaincre de la nécessité du changement »

patrice-chateau-dijon« Le principe d’une loi implique une forme d’obligation morale à la respecter pour les collectivités, sinon cela remet en cause l’approche démocratique. En cela la loi est un argument de plus pour convaincre de la nécessité du changement et ça cimente la base sur laquelle, à Dijon, on s’appuie depuis quelques années. Après, un seul texte ne suffit pas et il peut se lever des obstacles culturels ou budgétaires sur le chemin du bio et du local. Mais nous venons tout juste de valider en conseil municipal la politique d’augmentation du bio, du coup les services suivent. Un vrai virage est en cours. »

 

 

 

 

 


Carole Guère, adjointe au maire chargée de la petite enfance et des affaires scolaires au Haillan (Gironde). 1045 repas/jour, 20% de bio.

« Imposer c’est bien, accompagner les collectivités c’est mieux »

carole_guere1« Fixer un cadre c’est bien, mais les collectivités qui ne sont pas encore engagées vont se demander avec quels moyens mettre en œuvre la loi localement. En revanche, l’objectif de 20% me paraît timide, en tout cas on y est déjà dans notre commune. Mais peut être que cela va permettre de convaincre les élus réticents. Le faux argument du surcoût les dissuade, mais il est généralement brandi par des collectivités qui n’essaient même pas de faire bouger les lignes. »

 

 

 

 

 

 

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Frédéric Spangenberg, adjoint à l’environnement et à l’Agenda 21 à Triel-sur-Seine (Yvelines). 1200 repas/jour.

« Un objectif clair qui peut nous faire avancer »

frederic-spangenberg« Cette loi est susceptible de changer la donne, je pense notamment au renouvellement de notre marché en 2017 dont j’aimerais qu’il intègre ce nouvel objectif. En revanche, le texte n’est pas obligatoire et m’inspire, à l’image du Grenelle et de son objectif non atteint de 20% de bio en 2012, que les collectivités ne vont pas toutes s’y astreindre. Pourtant 20%, ce n’est pas la mer à boire, c’est un objectif clair qui peut nous faire avancer, d’ailleurs les prestataires privés s’y préparent déjà. »