Un nouveau visage à Un Plus Bio

Amandine Pieux a rejoint l’équipe au début du mois pour faire grandir les chantiers du Club des territoires Un Plus Bio.

Amandine, fan de danses latines !

Jeune Audoise fonceuse de 24 ans, Amandine Pieux est déterminée à honorer sa nouvelle mission d’animatrice du Club des Territoires d’Un Plus Bio. C’est elle qui aura à cœur de créer du lien entre les collectivités adhérentes, aujourd’hui nombreuses, et d’inventer les futures formes de dialogue et d’interactions au sein du réseau.

Un diplôme de Sciences-Po Paris en poche, Amandine voyage d’abord loin et assez longtemps : « L’une des expériences les plus marquantes a été un semestre d’échange à la Faculté des systèmes agricoles et alimentaires de l’Université de Colombie-Britannique, à Vancouver. » Franco-espagnole de naissance, elle est fan « de musique et de danse latines » et il lui arrive de « chanter, beaucoup, à mes heures perdues et de pratiquer la bachata depuis plusieurs années ! ».
Avant d’intégrer UPB, la nouvelle chargée de mission a participé à différents programmes, notamment auprès de l’association Resolis (Alimentation durable et responsable : sensibilisation et plaidoyer), de la Chaire Unesco de Montpellier (Alimentations du Monde). Elle a également contribué au projet « Think&EatGreen@School », mené par le Centre pour des systèmes alimentaires durables, en Colombie-Britannique.

Amandine rejoint l’équipe constituée pour le reste de Stéphane Veyrat, directeur, Inès Revuelta, animatrice de l’Observatoire de la restauration collective bio et durable et, pour la communication, de Julien Claudel.

À Toulouse, le collectif citoyen interpelle les candidats sur leur ambition alimentaire

Adhérent d’Un Plus Bio, comme la mairie elle-même, le collectif Qualité cantines Toulouse vient de synthétiser les résultats d’un questionnaire auprès des sept candidats à l’élection municipale. Depuis quelques années en effet, à l’initiative de Christine Chabanette, une mère d’élève aujourd’hui relayée par de nombreux parents, une véritable stratégie de dialogue et d’interpellation des pouvoirs publics locaux a permis de faire progresser la qualité alimentaire dans la restauration scolaire. Déjà bien engagée avec 45% de produits durables dont plus de 27% en bio, la ville de Toulouse a pris l’habitude de recevoir les membres du collectif. Un dialogue assez inédit à l’échelle d’une telle collectivité qui dessert plus de 33 000 repas par jour, et même si quelques tensions sont apparues au début, citoyens et élus réussissent à travailler ensemble en se retrouvant trois fois par an pour faire le point sur plusieurs questions : suppression progressive des barquettes plastiques (remplacées l’an dernier par des contenants en cellulose), meilleur ancrage régional des approvisionnements, etc. « Du chemin a été parcouru, néanmoins nous partions de loin. Le bio avait été nettement en baisse, et il s’agit aujourd’hui d’un niveau proche de celui de l’ancienne municipalité », se réjouit Sandrine pour le collectif, qui ajoute toutefois que « nous ne sommes pas satisfaits de ces barquettes en cellulose, sans traçabilité, avec de nombreux produits indésirables. Nous militons pour des contenants stables ».

Les élections municipales restent un bon moyen d’interpeller les candidats aux élections, et le collectif poursuit sa lutte pour le manger mieux, notamment via un suivi exemplaire du dossier via un site internet clair, bien rédigé et persuasif, avec juste ce qu’il faut de poil-à-gratter !

Quand le 100% bio à la cantine s’invite dans les municipales

En 2014, Un Plus Bio lançait la campagne « Fais bouger ta cantine !» et invitait les futurs élus municipaux à s’emparer de la question des cantines sur leurs territoires. Soyons honnêtes, nous avions alors l’impression de prêcher dans le désert. Le scrutin de dimanche dernier, même peu fréquenté -et pour cause-, a bouleversé la donne. Analyse.

Du bio et du local pour tous, partout !

Les temps changent, et c’est tant mieux. Depuis à peu près trois mois, en passant en revue les programmes des candidats aux élections municipales, difficile d’échapper à la thématique. Conscients de la forte attente sociale sur leurs territoires, les élus et futurs élus ont quasiment tous intégré un paragraphe sur la restauration collective à leurs programmes. Il faut y voir un effet positif de la loi Egalim, qui fixe de nouvelles recommandations (50% de produits durables dont 20% de bio d’ici à 2022), mais pas seulement. Il apparaît clairement que les politiques publiques de l’alimentation se retrouvent au cœur des préoccupations électorales, au point que de nombreux programmes de candidats visent désormais le 100% bio d’ici la fin de leur futur mandat, en 2026. Alors que les communes servant des repas intégralement bio se comptent à ce jour sur les doigts de deux mains, et plutôt sur des territoires modestes, les candidats de tous bords osent afficher des objectifs de grande ampleur. Même s’il est probable qu’un peu de communication opportuniste se glisse parfois entre les lignes des programmes, il faut saluer l’évolution de ces et remarquer que la compétition politique se mesure désormais aussi à l’aune d’une meilleure alimentation pour tous.

Exemple frappant à Paris, membre du Club des Territoires Un Plus Bio et dont la maire sortante Anne Hidalgo plaide pour l’objectif 100% bio si elle est réélue, en achetant notamment des terres agricoles en Île-de-France pour alimenter en légumes bio les cantines scolaires. Déjà engagée dans un ambitieux travail de fond depuis six ans, la capitale est en passe d’atteindre 50% de bio dans les assiettes et a même dépassé cet objectif dans le réseau des ses 300 crèches. Mais d’autres villes comme de nombreux territoires ruraux sautent le pas, ainsi à Dijon (21), à Grenoble (38), Montpellier (34), membres d’Un Plus Bio, ainsi qu’à Strasbourg (67), Lyon (69), Saint-Brieuc (22), Dôle (39), Maisons-Alfort (94) Dinard (35), Cahors (46), Pont-l’Abbé (29), etc. La majorité des autres listes se montrent presque aussi ambitieuses quoique plus prudentes, avec des objectifs qui oscillent entre 40% et 80% selon les territoires.

Et maintenant, on fait comment ?

Ce brutal élan d’enthousiasme pour une meilleure alimentation en restauration collective est à nos yeux un signe évident de vitalité démocratique. Jamais la question du bio et du durable n’a été aussi partagée. Reste à savoir si de tels objectifs peuvent être atteints. Dans un pays qui, selon le comptage de l’Agence Bio, servait encore seulement 4% de bio dans ses cantines en 2019, le défi du 100% bio n’est pas une mince affaire, surtout dans les territoires métropolitains. Certes, les filières agricoles sont aujourd’hui en ordre de marche pour répondre à la demande de gros voire de très gros volumes, mais de là à imaginer qu’elles soient toutes au rendez-vous du 100% bio dès 2026, il y a un pas. De même, il n’est pas certain que l’organisation complexe des services et des acteurs de la restauration collective, avec ses ramifications techniques autant qu’administratives, puisse assumer aussi vite la transition.

Qui peut le plus peut le moins, voire le mieux

Sans doute faut-il s’engager plus raisonnablement sur des contrats d’objectifs tenables, du moins en terme d’affichage. En commençant par réfléchir à une approche transversale qui considère tous les enjeux alimentaires, au-delà d’un seul pourcentage de bio. Cela demande d’abord d’inscrire solennellement la restauration collective à l’agenda des maires. Beaucoup de villes n’ont pas encore créé de véritable délégation « cantines » au sein de leur conseil. Ce sont souvent les élus des services enfance ou éducation, voire des affaires sociales qui héritent de ces dossiers. Ensuite, il faut aborder dans la cohérence de nombreux sujets en évitant la dispersion : par exemple bien décrypter l’état de l’outil de sa restauration, plancher sur l’ajustement des ressources et des besoins à l’échelle des territoires, impulser des actions fortes sur le foncier, encourager l’installation et les partenariats agricoles, lancer des formations à destination des personnels de cuisine et techniques, créer des commissions ouvertes qui associent les citoyens à la prise de décision, ou encore dialoguer avec tous les acteurs du champ à l’assiette : plate-formes de producteurs, unités de transformation, distributeurs…

On le dit souvent dans le grand réseau des collectivités qu’accompagne Un Plus Bio, le chantier de la qualité alimentaire est tout simplement formidable à mener, en ce qu’il mobilise les énergies positives et réunit des femmes et des hommes autour d’objectifs tout à fait en phase avec les préoccupations écologiques du moment. Ainsi, en mettant l’assiette au cœur du débat public, le scrutin municipal donne un sérieux coup de fouet à l’action des collectivités, et c’est bien cela qui compte. Car à la fin, même si le 100% bio risque de rester coincé dans l’isoloir dans la majorité des cas, on aura tout de même bien avancé !

Envie d’en savoir plus ? Téléchargez « Cantines bio : le guide pratique des élus ».

Le guide des élus en vedette dans les médias !

Alors que le Salon de l’agriculture bat son plein porte de Versailles, avec une forte représentation des collectivités membres du Club des Territoires Un Plus Bio, le JT de TF1 a diffusé hier soir le reportage « Cantines scolaires : la bataille du bio ». Une superbe exposition médiatique pour notre contribution en faveur d’élections municipales orientées vers la qualité alimentaire dans toutes les assiettes !
Le reportage fait suite à une belle couverture par les journaux nationaux ces derniers jours (Le Point, L’Express, HuffPost, etc.), sans oublier la chronique politique de Pierre Hivernat d’Alimentation Générale sur France Culture…),
Et pour télécharger le fameux guide, ou même en commander des exemplaires papier à l’association, c’est par ici.

La vidéo à ne pas manquer qui permet d’avancer

Fin 2018, Un Plus Bio, Agores et Ecocert signent un partenariat pour soutenir et dynamiser les initiatives de restauration collective, plus bio, locale, saine et juste. Quelques années plus tard, les trois acteurs continuent d’aider de nombreuses collectivités à changer leur territoire par l’alimentation. Exemple à Millau, en Aveyron, où la cuisine centrale vient de recevoir le niveau 2 du label « En Cuisine », soit plus de 30% de produits bio et locaux. En additionnant le tiercé gagnant adhésion au Club des territoires, à la charte d’Agores et la labellisation « En cuisine », les collectivités font bouger énormément de choses. Notre reportage vidéo.

Comment manger bio à 60% sans dépenser plus ? L’exemple de Briançon

La ville la plus haute d’Europe, membre du Club des Territoires Un Plus Bio, propose une formation pour aider les collectivités et les structures à s’engager sur la voie d’une transition alimentaire efficace et gourmande. Du 20 au 22 avril.

De très beaux efforts fournis depuis 2013. Photo Bertrand Bodin.

Avis aux amateurs, élus, techniciens, chefs de restauration. En partenariat avec Un Plus Bio, la ville de Briançon (Hautes-Alpes) a décidé de proposer une formation à la cantine bio et locale. Labellisée niveau 3 par Ecocert « En cuisine », lauréate des Victoires des cantines rebelles en 2017, la municipalité a fait du chantier de l’alimentation un tremplin vers des pratiques aussi innovantes qu’efficaces. De 400 enfants inscrits en demi-pension en 2013, il y a 650 repas servis chaque jour aujourd’hui, avec 60% de produits bio dont 78% issus d’un approvisionnement local.

On a coutume de penser que manger bio coûte plus cher ? Eh bien non, au-delà des traditionnels enseignements de l’Observatoire de la restauration collective bio et durable dirigé par Un Plus Bio qui affirment l’inverse, la ville de Briançon apporte une belle illustration : elle a réduit le coût de sa restauration, en passant sous la barre des 200 000 € l’an dernier (contre plus de 212 000 € en 2016). Et cela en augmentant la qualité. Qui dit mieux ?

« Le succès de notre démarche a fait pas mal parler d’elle et beaucoup de collectivités, dans la région comme ailleurs en France, nous sollicitent régulièrement pour une visite sur place, explique Nathalie Allamanno, responsable de la restauration collective qui travaille en duo depuis le début avec son élue Fanny Bovetto. Mais on s’est vite aperçus qu’une simple présentation rapide ne permettait pas de faire avancer les visiteurs, une fois rentrés chez eux. Cette formation de trois jours répond ainsi à notre envie d’enrichir les démarches de tout le monde ! »

Allier la théorie et la pratique

Aller à la cantine et découvrir ce qui se fait de mieux en agriculture locale, c’est éducatif.

Du 20 au 22 avril, trois jours de formation sont proposés. Le premier, théorique, donnera les bases de tout bon projet alimentaire : que signifie mieux manger à la cantine, comment gérer ses marchés publics, affiner son sourcing, savoir quels produits bio introduire le plus facilement, comment anticiper la loi Egalim… ? Le deuxième module se fera en cuisine, avec le chef de la restauration Kévin Rio, pour découvrir les fondamentaux d’une cuisine vivante et redonner du sens au métier des équipes à l’œuvre dans les unités de production : cuisine des protéines végétales, recette de gâteaux maison en bac gastro, préparation de bouillons sans recours aux fameux fonds de sauce industriels, utilisation des restes, etc. « On a fait les choses bien, en aménageant une salle dédiée à la formation, accolée à une cuisine pédagogique », ajoute Nathalie Allamanno.

Pour comprendre par le goût les objectifs de la formation, tous les repas des stagiaires seront préparés par la cantine. Une ouverture sur le territoire est aussi envisagée, avec la visite de producteurs locaux, la découverte d’un atelier sur le compostage. Enfin, dernier jour, il s’agira d’approfondir les acquis, savoir par exemple comment ne plus utiliser de plastique, mettre en place un carré potager/herbes aromatiques, organiser son économat…

Bref, de quoi donner un sérieux coup de jeune aux pratiques et décomplexer l’approche de la restauration collective, dans le partage et la contagieuse humeur positive d’une collectivité qui, très tôt, a su relever le défi d’une politique publique de l’alimentation ambitieuse.

Programme complet ici. Renseignements auprès de Nathalie Allamanno. n.allamanno@mairie-briancon.fr

Après le jambon aux nitrites, à qui le tour ?

L’actualité ne tarit plus de pétitions et de nouveaux scandales, en restauration collective comme ailleurs. Chaque semaine, chaque mois, un nouvel étendard est levé, sus à l’ennemi ! Et si on raisonnait autrement, en s’engageant sur le fond ?

Bonne nouvelle : le pouvoir est dans l’assiette, et le citoyen en est le bras armé. Jamais les cantines n’ont autant interpellé la société civile, laquelle fait bruyamment savoir qu’elle exige désormais des collectivités qu’elles bannissent ce dont personne ne veut plus : la malbouffe, le poulet industriel, les barquettes plastiques et, nouveau venu dans l’arène médiatique depuis quelques jours, le jambon au sel nitrité.

L’appel de 27 élus et candidats aux municipales des 15 et 22 mars prochains dans le Journal du Dimanche, « Pour des cantines sans nitrites », éclaire une nouvelle problématique, pourtant ancienne et qui sort du seul cadre de la restauration collective. Oui, la majorité des jambons blancs et la charcuterie servis à la cantine comme dans les rayons de supermarchés, y compris bio, sont notamment composés de nitrate de potassium, nom de code E252. Ce sel nitrité comme ses cousins ont également été la cible, quelques jours auparavant, des trois organisations Foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka, qui exigent l’interdiction des additifs E249 (nitrite de potassium), E250 (nitrite de sodium) et E251 (nitrate de sodium), tous aussi controversés pour leurs effets sur la santé.

Des nitrites, oui, mais pas que

Pour Un Plus Bio, ce genre d’affaire n’est pas nouveau. Dire qu’il existe dans l’alimentation industrielle des ingrédients nuisibles à la santé publique, et dont les cantines sont malheureusement aussi le relais, est une évidence. Et il est en effet temps de bouter hors des assiettes des aliments destinés à nuire plutôt qu’à bien nourrir. Mais qu’en sera-t-il la semaine ou le mois prochains ? Quelle nouvelle alerte va faire frémir le paysage médiatique et secouer le panier de la ménagère ? Va-t-on bientôt s’en prendre au glutamate de sodium, au sorbate de potassium, au saccharose, à l’amidon blanchi, à la gomme xanthane ? Il sera alors difficile de s’arrêter, car il existe autant de bonnes raisons de partir à l’assaut des ingrédients ajoutés aux aliments transformés qu’il existe de molécules, naturelles ou de synthèse, dans l’ensemble de notre bol alimentaire.

Et c’est sans doute là que le bât du débat blesse : qu’en est-il de la définition, sur le fond, de la qualité alimentaire ? S’agit-il de veiller au grain de la chimie de transformation, ou plutôt de savoir faire le tri dans ce qu’on fait entrer en cuisine et qu’on sert dans nos cantines ? D’autres questions devraient tout autant nous alerter : servir du jambon blanc, est-ce vraiment proposer une protéine de qualité et faire preuve d’imagination en cuisine ? Allons un peu plus loin : doit-on condamner seulement les nitrites, ou continuer de fermer les yeux sur les conditions d’élevage intensif qui font sortir en masse des produits carnés d’une grande tristesse économique, sociale et nutritionnelle et dont la fameuse tranche de jambon toute rose est un malheureux ersatz ?

Il y a aujourd’hui un bel espace public, surtout à l’occasion des élections municipales, pour poser le débat des vraies politiques alimentaires de qualité. On le dit à Un Plus Bio depuis des années, et la majorité des collectivités qui adhèrent au réseau en témoignent : un bon produit alimentaire est un produit brut, en vrac, frais, de saison, le plus bio possible, bien cuisiné et qui rémunère au mieux celles et ceux qui le font entrer dans la chaîne alimentaire. Mieux manger relève d’une vision politique, économique et sociale sur tous les territoires. Pour le reste, lorsqu’il s’agit d’acheter des produits transformés, un simple regard scrupuleux sur l’étiquette s’impose chez les gestionnaires et chefs de commande. C’est en effet avant d’arriver sur les pianos des cuisines que la chasse aux nitrites et tous leurs invités intrusifs doit être sans pitié !

Pour développer la notion de qualité alimentaire,
téléchargez notre ouvrage  « Cantines bio : le guide pratique des élus »

Le livre blanc sur le plastique du réseau partenaire Agores.

Les mesures de la loi Egalim expliquées en six points

Le CNRC (Conseil national de la restauration collective), l’instance où siège notamment Un Plus Bio, vient de publier la nouvelle version de la plaquette concernant les mesures de la loi Egalim s’appliquant à la restauration collective (datée de janvier 2020). La nouveauté réside principalement dans le tableau de la page 4 illustrant les différents segments de la restauration concernés par les différentes mesures de la loi.

À retrouver ici.

Et si on sortait l’agriculture du salon ?

Le festival des acteurs de la transition alimentaire « Sortons l’Agriculture du Salon », imaginé par notre partenaire Alimentation générale, aura lieu du 22 février au 1er mars, à Paris et simultanément dans plusieurs villes de France : Lyon, Tours, Saint-Denis, etc. L’idée de ce « contre-salon », quatrième édition (Les citoyens passent à table !), est née d’un collectif de chercheurs, philosophes, juristes, journalistes constitué en 2017 autour du « Manifeste pour une exception agricole » de Michel Serres. Il s’agit de constituer un espace de dialogue pour les acteurs de la démocratie alimentaire afin d’échanger et de penser collectivement de nouvelles actions sur le long terme. Le but : aller tous ensemble dans le sens du changement nécessaire et mettre en place des actions concertées et complémentaires les unes des autres.

Tout le programme ici.

La Bio dans les étoiles 2020 : le pouvoir est-il dans nos assiettes ?

À Annonay, Corinne Lepage, Hervé Kempf (reporterre.net), le sénateur Guillaume Gontard et la biologiste Isabelle Farbos annoncés en invités les 9 et 10 avril.

Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre de l’environnement.

Peut-on se passer des polluants dans notre alimentation et nos lieux de vie ? Comment l’alimentation influence nos évolutions génétiques ? Comment réinventer la fonction des espaces agricoles, éduquer les enfants en jardinant ou donner un nouveau souffle aux territoires ruraux isolés grâce au levier de l’alimentation ? Réfléchir pour mieux agir, c’est les 9 et 10 avril à Annonay, en Ardèche.

Depuis deux ans, Un Plus Bio et la fondation Ekibio unissent leurs talents pour la Bio dans les étoiles, un festival pour parler du fond de nos assiettes. Les politiques publiques de l’alimentation seront au cœur de cet événement qui se veut populaire et ouvert à tous, et qui donnera à voir, goûter et écouter ce qui se fait de plus remarquable en France.

Parmi les invités, l’ancienne ministre Corinne Lepage, le fondateur du site Reporterre Hervé Kempf et le jeune sénateur de l’Isère Guillaume Gontard viendront témoigner de leur engagement, chacun dans son domaine d’intervention, pour reconquérir « le pouvoir dans nos assiettes ». La biologiste Isabelle Farbos introduira cette journée en nous parlant de l’influence de notre alimentation et de notre environnement sur la santé.

Le programme complet et les inscriptions seront communiqués dans quelques jours.