Manger Bio en Provence, le nouveau carrefour de la production bio en restauration collective

Une nouvelle plate-forme comparable à celle de Grenoble, visitée ici en mai 2019.

Tout va de mieux en mieux dans la production et la distribution du bio ! À ceux qui pensent encore que l’approvisionnement en produits bio et locaux est un chemin de croix en restauration collective, le réseau Manger Bio (nouvelle appellation de « Manger bio ici et maintenant » – MBIM) répond par la cohérence et l’action, avec la création d’une dix-huitième plate-forme régionale, cette fois en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca). Manger Bio en Provence est née sous la forme d’une Scic (société coopérative d’intérêt collectif) et vient tout juste de recruter son directeur. Un poste de magasinier et un emploi de commercial vont suivre. Objectif : être opérationnel dès le 1er janvier 2020.

Pour Vincent Rozé, un des pères fondateurs et co-président du réseau national, cette nouvelle plate-forme de producteurs 100% bio va « permettre de répondre aux besoins aux besoins alimentaires de la restauration collective quatre départements, les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, en proposant un interlocuteur unique qui réunit en son sein tous les acteurs déjà présents et à venir sur le territoire ». Une des forces du réseau Manger Bio est en effet de rassembler, sans jamais les opposer, les protagonistes en place. Les groupements de producteurs « Échanges paysans 05 » (lait, fromages et viande), Solebio (filière fruits et légumes) et Aval Bio Paca (transformation), sont, entre autres, actionnaires de Manger Bio Provence. Quelles conséquences pour le territoire sud Paca ? « Eh bien tout simplement une visibilité et une force de frappe nouvelles dans l’approvisionnement des cantines, mais pas seulement, poursuit Vincent Rozé. Manger Bio en Provence s’adresse aussi aux entreprises, au secteur médico-social, à la petite enfance, aux épiceries, aux magasins spécialisés… »

Soutenue par les collectivités locales dont la Région Paca et la Draaf, la plate-forme s’est installée au MIN (Marché d’intérêt national ) des Arnavaux à Marseille. Fier d’annoncer la naissance de ce nouveau bébé, le réseau Manger bio poursuit parallèlement sa conquête sur d’autres territoires où il y a encore de la place et des besoins : la région Centre, une partie de l’Occitanie, un peu la Bretagne et les Pays de la Loire. Dans ce dernier cas, c’est le rapprochement entre Manger Bio 44 et Manger Bio 53 qui devrait bientôt fournir la solution.

Le Gers prépare ses assises de la restauration collective durable

Pour la deuxième année, le Département du Gers, membre du Club des Territoires Un Plus Bio, organise les 16 et 17 octobre 2019 les Assises de la restauration collective durable. Cette manifestation est l’occasion pour les acteurs des cantines publiques de se rencontrer, d’échanger autour des nouveaux enjeux de l’alimentation. Les évolutions réglementaires (loi Egalim), les nouvelles pratiques, l’éducation au goût, etc… seront les principaux thèmes abordés lors de ces deux journées.

Programme et bulletin d’inscription à retourner avant le 4 octobre à  restaurationdurable@gers.fr

7e forum Manger bio & local, labels et terroirs dans les Pyrénées-Atlantiques

Cliquer pour découvrir le programme.

On ne change pas une formule qui gagne. Pour la septième année consécutive, le Département des Pyrénées-Atlantiques organise à Morlaàs, en Béarn, la rencontre annuelle des acteurs de la restauration collective engagée. D’un côté les cuisiniers et gestionnaires des collèges, des Ehpad et des crèches, lesquelles sont cette année au cœur du programme Manger bio & local, labels et terroirs cette année. De l’autre, les fournisseurs des cantines bio et locales, producteurs, coopératives, transformateurs, distributeurs. « C’est la journée à ne pas rater dans le Département, qui rassemble le plus de monde concerné par le programme alimentaire départemental, un temps d’échange toujours convivial et d’une grande efficacité », résume Sandrine Lafargue, l’élue déléguée à l’Agenda 21 et au développement durable.Un Plus Bio est partenaire de l’aventure depuis le début.

Le 16 octobre à Morlaàs. Un programme riche à retrouver ici, la page d’inscription , avant le 29 septembre.

« On mange quoi demain ? » à Nancy, du 14 au 20 octobre

Un Plus Bio est l’un des invités de la Semaine de l’alimentation durable dont le Département de Meurthe-et-Moselle souhaite faire, du 14 au 20 octobre, un temps fort baptisé « On mange quoi demain ? ». Au menu : des animations, des ateliers, des rencontres, des débats, des partages d’expériences, avec une cinquantaine d’intervenants pour découvrir et valoriser les actions portées par le territoire départemental. Stéphane Veyrat , directeur d’Un Plus Bio, fera une intervention le vendredi 18 octobre sur le thème du jour : « Développer une alimentation durable et de qualité au sein des restaurants collectifs ».
Le programme complet, ouvert à tous, à découvrir ici.

Manger mieux devrait aussi passer par la santé, le foncier, l’éducation

Comme on dit à l’école, peut mieux faire ! 24%, c’est le pourcentage des collectivités engagées dans le bio et le local qui croisent leur démarche avec au moins deux autres politiques locales (santé, éducation, environnement, foncier…). Que faut-il en retenir ? Que l’alimentation de qualité doit encore sortir du bois pour intégrer des problématiques plus larges ainsi que les acteurs concernés. Par exemple la santé, directement liée à la qualité de l’alimentation, n’arrive qu’en quatrième position dans les niveaux de préoccupation.

Retrouvez tous les résultats 2018 de l’Observatoire de la restauration collective bio et durable.

On mange de mieux en mieux dans ma collectivité ? Et si je le faisais savoir ?

Exemple de résultat déterminé l’an dernier : manger bio ne coûte pas plus cher.

La deuxième enquête nationale de l’Observatoire de la restauration collective bio et durable poursuit sa grande collecte des données issues des collectivités, des structures et des établissements désireux d’aider à dresser une cartographie précise et développer un compteur objectif des bonnes pratiques en restauration collective de qualité. Quantité de bio, part du local, coût des denrées, changements apportés, types d’approvisionnement, nouvelles actions mises en place…Vous êtes invité(e) jusqu’à la rentrée de septembre à renseigner tous les éléments d’information de votre restauration sur le site dédié.

Créé par Un Plus Bio en partenariat avec le programme Lascaux et Ecocert, l’Observatoire est la seule instance qui, à l’heure de la loi qui vise à introduire 20% de bio et 30% de durable d’ici à 2022 dans les assiettes de la restauration collective, permet de documenter et d’analyser finement les politiques publiques de l’alimentation.

Jean-Rostand, premier collège du Gard à recevoir le label En Cuisine d’Ecocert

Toute l’équipe impliquée dans la conquête de cette première carotte.

On l’attendait avec impatience, c’est enfin arrivé. Le collège nîmois Jean-Rostand est le premier du Gard à recevoir le label « En Cuisine » créé en 2013 par Ecocert, le partenaire historique d’Un Plus Bio. Il obtient le niveau 1, qui garantit un minimum de 10 de produits bio. Dans les assiettes de Jean-Rostand, cela donne plus précisément : 21,5% de produits bio, 25 % de produits locaux, 10 % de produits bio et locaux, au moins un plat végétarien chaque semaine, du fait maison majoritaire, le fromage fermier AOP/AOC découpé sur place, un buffet de légumes ou de crudités permettant aux enfants de se resservir autant qu’ils le désirent, enfin la possibilité de prendre de la salade verte en supplément des entrées proposées. L’équipe en cuisine et en salle se trouve ainsi récompensée, mais c’est tout le corps pédagogique et en particulier la gestionnaire qui sont impliqués. Les enfants eux-mêmes ont réalisé de A à Z un jeu vidéo sur le thème du gaspillage alimentaire. Ou quand la cantine devient un support pour libérer la créativité !

Plus d’infos ici.

Le label En Cuisine distingue plus de 1 300 établissements à ce jour.

Et si je tentais ma chance aux Victoires des cantines rebelles ?

Émily Loizeau et Cyril Dion, parrains de l’édition 2018.

Vous êtes chef de la restauration d’une grande agglomération, élu(e) d’une ville engagée dans la transition alimentaire, citoyens mangeurs mobilisés pour faire bouger la cantine de vos enfants, gestionnaire de collège ou de lycée qui fait du bio et du local et mène un combat acharné contre le gaspillage alimentaire ? Bref, que vous représentiez une petite commune, un établissement ou un ensemble de territoires rebelles, vous avez toutes les raisons de candidater aux quatrièmes Victoires.

C’est très simple, rendez-vous ici pour :
– remplir le formulaire qui vous convient,
– appuyer sur la touche entrée,
– attendre quelques semaines la décision du jury,
– prévoir de se rendre à Paris le 6 novembre pour connaître les feux de la rampe !

Porter un projet alimentaire, ça se partage à Toulouse

La transversalité, ça vous parle ? Chez Un Plus Bio, ce qui pourrait apparaître comme une vague notion est depuis longtemps un leitmotiv de base. En effet, pas de bon projet alimentaire sans associer tous les acteurs du territoire, ou, plus précisément, sans sortir d’une certaine zone de confort pour croiser le fer, et surtout le débat, avec d’autres échelons de sa collectivité, voire d’autres collectivités que la sienne, et en associant les forces vives que sont les acteurs économiques, les institutions, les associations, etc. La semaine dernière, durant deux jours à Toulouse, plusieurs techniciens de l’alimentation et chargés de mission de collectivités membres d’Un Plus Bio ont bénéficié d’une session de sensibilisation pour élargir leurs approches, y compris sur la partie purement alimentaire : grâce à l’intervention d’un chercheur de l’INRA, la thématique des protéines végétales et leur intérêt précieux en restauration collective a été abordée. Ces deux journées riches se sont déroulées dans la convivialité dans une salle superbe du musée des Abattoirs prêtée gracieusement par la ville de Toulouse, membre du Club des Territoires Un Plus Bio.

Studieux et convivial, comme à chaque fois avec Un Plus Bio.

Un méga drive fermier inauguré à la chambre d’agriculture du Gard

Inauguration vendredi 5 juillet, avec le ministre, les élus locaux et départementaux et régionaux.

Avec Valérie Rouverand, élue à l’agglo Nîmes Métropole et Cathy Ville-Chaulet, élue en charge de la restauration collective au département du Gard. Deux alliées fidèles d’Un Plus Bio.

Près de 3000 agriculteurs engagés dans le montage du projet et 140 producteurs représentés sur une surface de vente de 1000 m², des bâtiments en matériaux partiellement locaux (dont la pierre de Vers-Pont-du-Gard, près de l’aqueduc antique) et surmontés de 900 m² de panneaux photovoltaïques… Et en rayon, la fine fleur de la production 100% gardoise dont une partie issue de l’agriculture biologique. Imaginée par l’équipe de l’ancien président de la chambre d’agriculture du Gard Dominique Granier avec le soutien du Département engagé aux côtés de la profession, le Mas des agriculteurs, aux portes de Nîmes, a été inauguré vendredi dernier par Magali Saumade, la toute nouvelle présidente de la chambre, en présence de personnalités locales et régionales et du ministre de l’agriculture Didier Guillaume. L’outil s’impose comme un nouvel acteur de poids dans le paysage local, envoie le signal prometteur d’une relation renouée avec les consommateurs et se positionne comme un acteur potentiel de la restauration collective. Deux objectifs sont poursuivis : d’un côté le circuit court qui relocalise l’alimentation sur le territoire, de l’autre la garantie du juste prix pour les producteurs. Le Mas élargira l’accueil des visiteurs en septembre avec l’ouverture d’un restaurant et d’une boucherie.

La structure est pilotée par une SAS (Société par actions simplifiée) au capital de 400 000 € dont les paysans gardois sont les actionnaires majoritaires. Le choix a été fait de faciliter la tâche des producteurs en achetant directement leurs gammes et en les exonérant de la charge de la commercialisation. En échange, la SAS constituée d’une dizaine de personnes s’occupe de la gestion des commandes et du site. Né dans le Gard, le projet associe jusqu’à la Région Occitanie et le montant total de l’investissement est de cinq millions d’euros.

Toujours un moment fort quand on célèbre l’alimentation comme levier de développement économique.