Dijon vise l’autonomie alimentaire, Moussy-le-Neuf lutte contre le gaspillage

D’ici dix ans, le Grand Dijon vise l’autonomie alimentaire
Un Plus Bio Begles Dijon

De gauche à droite, Jean-Michel Grenier, directeur de la restauration municipale de Dijon, Patrice Château, adjoint au maire de Dijon, Noël Mamère maire de Bègles et ses adjoints, Isabelle Foret-Pougnet et Cédric Dubost.

Membre du Club des Territoires Un Plus Bio, la ville de Dijon est engagée dans un projet alimentaire de qualité : 10,9% de bio en 2013, 12,8% en 2014 et plus de 14% en 2016. À ce rythme, la capitale de la Bourgogne-Franche-Comté devrait dépasser les 20% de bio prévus d’ici à 2019, d’autant que les appels d’offres de produits bio trouvent de plus en plus d’écho localement. C’est en tout cas ce à quoi s’emploie l’élu Patrice Château, adjoint aux espaces verts qui a créé sa propre délégation de « la montée du bio en restauration collective ». Derrière le libellé, une farouche volonté de faire le bien dans les assiettes des quelque 7000 convives quotidiens de la ville. Lors de l’inauguration de la Technopôle Agro-Environnemente Agronov, à la rentrée 2016, le président de la communauté urbaine du Grand Dijon François Rebsamen avait posé les bases d’un projet de souveraineté alimentaire sur le territoire « dans les dix ans à venir ». Cette volonté politique se traduit sur le terrain, chez les élus comme dans les services, avec par exemple la réflexion en cours sur le projet d’une grande légumerie, un site où seraient reçus, traités et conditionnés les volumes en vrac de la production locale, à destination de la cuisine centrale et des autres établissements de restauration collective.

L’introduction du bio n’est pas la seule finalité, des changements de pratiques alimentaires sont soutenus. La réduction du gaspillage alimentaire fait partie des chantiers à mener, tout comme la proposition, sans doute d’ici la rentrée 2017, d’un menu alternatif, sans produits carnés, une fois par semaine. Pour cela, et dans le cadre des échanges au sein du Club de Territoires, Patrice Château est allé visiter la cuisine centrale de Bègles a été reçu par son homologue élu Cédric Dubost et Noël Mamère, le maire (33). « C’est toujours formateur d’aller voir ce que font d’autres collectivités », dit Patrice Château qui compte également conquérir cette année le label «En cuisine» d’Ecocert afin de distinguer les efforts entrepris localement par tous les acteurs. En prime, l’élu dijonnais a pu voir ce qu’était un burger végétal à la façon girondine.

Moussy-le-Neuf délibère contre le gaspillage
Moussy le Neuf Un Plus Bio

Soirée débat avec Gilles Pérole et Bernard Rigault, le maire de Moussy, le 31 janvier.

« Moins gaspiller, mieux manger », voilà la bonne résolution prise par la commune Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne, adhérente depuis quelques mois du Club des territoires Un Plus Bio). Le 31 janvier dernier, Gilles Pérole et Stéphane Veyrat, respectivement président et directeur du réseau, ont fait une halte dans ce village situé à la campagne à une quarantaine de kilomètres de Paris, pour une soirée débat après la projection du film « Nos enfants nous accuseront ». La municipalité, qui mène depuis plusieurs années une réflexion en faveur de l’alimentation biologique visant la restauration collective et le marché hebdomadaire, a décidé de faire de la réduction du gaspillage alimentaire une priorité, en prévoyant que « les économies réalisées sur le gaspillage permettront de compenser le surcoût lié à l’introduction du bio ». Un pas essentiel vers la qualité alimentaire et notre vision du « manger mieux sans dépenser plus ». Moussy envisage à terme le 100% bio dans les assiettes et s’est engagée, depuis la Toussaint en 2016, à peser quotidiennement les aliments jetés en fin de service. On reviendra sur les résultats affichés quand la campagne sera close.

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