Mouans-Sartoux, première ville de France à créer sa propre régie municipale agricole bio

La visite du « potager municipal » en mai 2013, un reportage d’Un Plus Bio.
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Gilles Pérole, adjoint au maire de Mouans-Sartoux chargé de l’éducation et de la régie agricole et secrétaire d’Un Plus Bio: « Assurer une alimentation saine et bio à 1200 personnes tout en réduisant l’empreinte carbone de la collectivité. »

Gilles Pérole, adjoint au maire de Mouans-Sartoux chargé de l’éducation et de la régie agricole et secrétaire d’Un Plus Bio: « Assurer une alimentation saine et bio à 1200 personnes tout en réduisant l’empreinte carbone de la collectivité. »

 

Le Grenelle de l’environnement prévoyait 20% de bio en restauration collective en 2012. On arrive aujourd’hui péniblement à 3%. Qu’à cela ne tienne ! A Mouans-Sartoux, une commune des Alpes-Maritimes située dans l’arrière-pays cannois (un peu plus de 10200 habitants), les résultats sont 30 fois plus performants. Depuis le 1er janvier 2012 en effet, les 940 petits demi-pensionnaires scolarisés, les agents municipaux et les seniors résidant en maisons de retraite de la ville mangent 100% bio. Une démarche pionnière en France, née d’une longue réflexion aux fondements écologiques. Mouans-Sartoux, soucieuse d’assurer l’autonomie d’une part de son alimentation et de réduire son empreinte carbone, a créé la première régie agricole municipale 100% bio où, désormais, deux employés communaux cultivent les légumes et demain les fruits qui finiront dans les cuisines et les estomacs locaux!

L’introduction du bio s’est faite progressivement, par  gamme de produit. Débutée en 1999 avec le bœuf, elle s’est poursuivie (1) depuis 2008 pour atteindre en quatre ans le seuil de 100%. Le maire, André Aschiéri, a fait une priorité de ce programme tant il est convaincu de l’impact de l’alimentation sur la santé :  « Se nourrir avec une alimentation équilibrée composée de produits de qualité a des effets positifs sur la santé, dit-il, notre responsabilité est donc engagée à travers les repas que nous fournissons aux élèves déjeunant à la cantine. »

 

Les services de la commune ont travaillé avec imagination pour que ce développement de la part du bio se fasse tout en maîtrisant les dépenses.  Ainsi le coût matière moyen annuel d’un repas est passé de 1,90€ en 2009 à 1,70€ en 2011 alors que la part du bio passait de 25% à 73% !  Ce résultat encourageant, de nature à inciter d’autres communes à se lancer dans l’aventure, s’est fait autour de la diminution de 75% des restes alimentaires, d’une optimisation de la gestion de l’économat, de la disparition des emballages à la portion, d’une cuisson dernière minute et d’un accompagnement éducatif des enfants.
En 2011, le potager municipal a produit dix tonnes de légumes variés et de saison, soit un tiers des besoins. L’objectif de 2013 est d’être autonome à 80%. Les enfants et les familles, enthousiasmés par la qualité de cette restauration scolaire, payent selon leurs revenus. Le repas et les deux heures de centre de loisirs sont facturés entre 2 et 5,80 € en fonction du quotient familial.

1999 : 4% Bœuf bio.
2008 : 9,6% Pain bio farine type 80.
2009 : 25 % de Bio. Pommes, salades et laitages.
2010 : 50% de Bio. Pommes de terre, carottes, pâtes, céréales, compotes.
2011 : 73,6% de Bio tous les fruits et légumes , laitages, une grande partie de l’épicerie.
2013 : 80% des légumes consommés seront produits par la régie + projet de surgélation des excédents produits l’été (ratatouilles, etc.) afin d’apporter plus de variété l’hiver.

 Deux autres vidéos à regarder :

 

Un reportage de TF1 (2011)


cantine bio h264 par licencePro2011