Les friches rebelles de la Safer Occitanie

Dominique Granier, Philippe Martin (Gers) et Nicolas Meliet (Lagraulet-du-Gers).

Il n’y a pas que les cantines qui se rebellent ! Lors de la journée des Victoires à l’hôtel de ville de Paris, Dominique Granier, ex-président de la chambre d’agriculture du Gard et président de la Safer Occitanie, a proposé une nouvelle vision de la problématique foncière et agricole. Les friches rebelles, ce sont ces terres par milliers plus disponibles qu’il n’y paraît sur les territoires de nos régions. « Rien qu’en Occitanie, on a dénombré 58 000 hectares dont un bon tiers sont irrigables et qui restent malgré tout en jachère », lance Dominique. Mais alors, pourquoi un tel décalage entre l’envie de bio d’un côté et le peu de motivation à cultiver de l’autre ? « Si les terres ne sont pas cultivées, c’est parce qu’elles ne rapportent plus rien, il faut en être conscient. » Dominique Granier lance le débat : « Si les collectivités s’engagent vraiment sur des volumes et des prix rémunérateurs, alors elles enverront un signal clair aux producteurs et on pourra libérer ces friches immédiatement certifiables en bio, en utilisant des conventions de mise à disposition de terres, plus efficaces et moins contraignantes que les fermages. »

1 comment to Les friches rebelles de la Safer Occitanie

  • DELEUSE

    est ce que les producteurs seront pour autant motivés pour s’engager en Bio.
    Vu ce qu’on voit depuis des années j’en doute. C’est le logiciel des nouveaux producteurs qu’il faut modifier avec un vrai plan de développement des installations spécifiques et là dessus pas évident de faire bouger les habitudes dans les organisations chargées de l’accompagnement de l’agriculture hélas.
    Les idées et les volontés sont louables mais côté actes sur le terrain ce n’est pas la même ambiance.
    Mais tout peut toujours changer !
    Gérard

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