Elus et experts : ils nous soutiennent
Si Un plus Bio existe et a pu occuper la place qui est la sienne dans le monde de la restauration collective, c’est en partie grâce à des collaborations riches et variées avec des personnes engagées qui ont su faire profiter l’association de leurs valeurs, de leur force de conviction - parfois aussi de leurs doutes et de leurs désaccords - et de leur savoir-faire.
Voici le témoignage de certaines d’entre elles… Bien entendu, souhaitant n’oublier personne, nous nous efforcerons de faire vivre et compléter cette rubrique au fur et à mesure de nos rencontres…
Raoul Batlle-Font, Arboriculteur Bio
Raoul Batlle-FontArboriculteur Bio à Aubais (Gard, région Languedoc-Roussillon) et trésorier d’Un Plus Bio
Catherine Brette, Conseillère généraleCatherine Brette
Conseillère générale de l’Isère (Grenoble, région Rhône-Alpes) en charge de l’éducation, impliquée dans le programme « Manger bio et autrement » (collèges), et secrétaire d’Un Plus Bio
« Le Conseil Général de l’Isère, au sein duquel je milite avec les autres élus départementaux pour pérenniser le programme « Manger bio et autrement » dans les collèges, est investi sur ce sujet depuis 2001. Ce programme a démarré en partie grâce à la mobilisation d’associations, telles que l’ADABio et les CIVAM du Gard, qui ont apporté leur réseau de militants et leur savoir-faire.
C’est donc par conviction et suite à une collaboration étroite avec l’équipe des CIVAM du Gard, que j’ai choisi de contribuer à la création d’Un Plus Bio, dont je suis actuellement secrétaire.
Selon moi, Un Plus Bio a aujourd’hui l’expérience et la légitimité nécessaires pour occuper une place de premier plan sur le thème de la qualité de l’alimentation en restauration collective. Ce sujet est un enjeu majeur pour les collectivités territoriales, qui ont et auront à l’avenir une responsabilité de plus en plus grande.
C’est d’ailleurs en partie pour cette raison que certains membres de notre équipe ont participé au comité de concertation du programme « Améliorons ensemble la qualité de notre alimentation » que nous co-finançons…
Stéphane Brette, Chef cuisinier et traiteur bio
Stéphane BretteChef cuisinier et traiteur bio, SCOP PAIZA, Saint-Paul les Monestier (Isère, région Rhône-Alpes)
« Ma collaboration avec l’actuelle équipe Un Plus Bio est ancienne. En effet, en tant qu’animateur au sein du CIVAM des Landes (40, région Aquitaine), j’ai suivi en 2000 la première session de formation pour animateurs de projet « manger Bio ® » alors organisée par les CIVAM du Gard.
J’ai par la suite dans le cadre d’un stage activement participé à la mise en place de l’opération « Printemps Bio » en 2001, ce qui m’a permis de cerner la complexité d’un tel projet et de le « vivre de l’intérieur ».
Après avoir obtenu le diplôme de chef cuisinier puis fait le « grand saut » en créant ma propre société de traiteur, la SCOP Païza, dans la région Grenobloise, j’interviens aujourd’hui régulièrement dans les formations de cuisiniers mises en place par Un Plus Bio, dans différents régions : Languedoc-Roussillon, PACA, Rhône-Alpes ».
Ce sont bien entendu des finalités écologiques, d’action collective et d’éthique qui sont à la base de mon engagement auprès d’Un Plus Bio ainsi qu’une « histoire d’amitié » bien ancrée… De beaux chantiers s’annoncent, je veux en être…
Christine Calvet, Gestionnaire de Lycée agricole
Christine CalvetGestionnaire du Lycée agricole de Pézenas (Hérault, Région Languedoc-Roussillon) investie dans la mise en place d’une alimentation biologique en lien avec les enseignant(e)s de son établissement
« Ma conviction qu’une autre alimentation saine, équilibrée, respectueuse des hommes et de l’environnement, est possible, ne date pas d’aujourd’hui. Seule l’Agriculture Biologique ouvre à ce jour cette possibilité…
Si j’en suis convaincue à titre personnel, j’ai toujours agi dans le cadre de mes fonctions de gestionnaire pour que les jeunes puissent en bénéficier. C’est pour cela que j’ai commencé en 2006 à mettre en place régulièrement des repas et des plats bio en coordonnant mon projet avec les enseignants du lycée intéressés par le sujet. J’avais déjà acquis une petite expérience de cette action dans le cadre de mon poste précédent.
Tout naturellement, si j’ose dire, les enseignantes impliquées et moi-même nous sommes rapprochées d’Un Plus Bio, du CIVAM Bio de l’Hérault, de l’association RACINES 34 (accueil éducatif sur exploitation et intervention des agriculteurs) pour élargir le panel des produits, travailler sur les menus et construire des actions éducatives adaptées permettant notamment une mise en lien avec les agriculteurs bio locaux, mais aussi les transformateurs et les distributeurs.
La démarche est également relayée par le chef cuisinier du lycée, qui met en œuvre tout son talent pour valoriser la qualité intrinsèque des produits. Je suis par ailleurs encouragée par le proviseur du lycée dans cette opération.
Je ne peux donc que soutenir Un Plus Bio puisque nous partageons les mêmes valeurs et finalités.
C’est ainsi que nous avons accepté d’accueillir le 6 décembre 2006 le premier comité de pilotage du programme « Alimentation bio / Lycées » soutenu par le Conseil Régional Languedoc-Roussillon, auquel ont participé 10 lycées de la région, agricoles en grande majorité, ainsi que les partenaires institutionnels et techniques du programme (Région, Fédération Régionale de l’Agriculture Biologique –FRAB- et CIVAM Bio, SRFD) ».
Vivement de nouvelles collaborations…
Edouard Chaulet, Maire de Barjac
Edouard ChauletMaire de Barjac et Conseiller Général du Gard (Languedoc-Roussillon), fortement impliqué dans le programme de restauration collective bio avec l’appui de l’équipe municipale
S’il est un être qui ne peut se défendre, c’est- bien l’enfant.
Les Elus locaux sont ses seconds parents nourriciers, parfois les premiers même : c’est une responsabilité qui ne peut s’assumer à minima, par un simple remplissage des ventres, tâche au demeurant assez facile, ici et maintenant.
Bien des maladies découlent même d’un trop ou d’un mal manger. L’Elu ne peut laisser la santé n’être qu’une affaire privée ou s’en remettre aux industriels des repas.
Les gens font confiance à l’école, le lieu « qui sait ». Cela oblige !
Depuis longtemps, nous avions mis le cap sur l’équilibre, parfois le goût, voire le cadre du repas. Nous esquissions même le « self service », cette éducation au non partage qui donne l’illusion de liberté au consommateur, qui le prépare au taylorisme et à faire la queue. « Au suivant » disait Brel !
Sans illusion sur la bonté des lois du marché, ni sur l’ardeur de l’Etat à traquer les empoisonneurs, nous n’avions pour toute vigilance que celle concernant les microbes avec l’arme absolue de l’HACCP, cette usine à gaz de l’hygiène à faire des générations « agueusiques ».
Et puis, le CIVAM Bio du Gard, Jean-Paul Jaud, cinéaste réalisateur du film « Pesticides, nos enfants nous accuseront » (sortie prévue au cinéma au premier semestre 2008) et Un Plus Bio, nous ont parlé des pesticides, poisons, lents, cachés…
On a fait la révolution : on s’est mis au « bio », l’aliment sain ! Cela consiste à marier la santé, les papilles et le porte-monnaie. C’est bien une aventure de notre temps qui veut abondance, plaisir et sécurité.
Combien de temps le grand navire agroalimentaire mettra-t-il pour effectuer sa manœuvre vers ce nouveau marché ?
Si tous les nourrisseurs du monde pouvaient se donner la main, ça le ferait virer de bord plus vite, non ?
Gilles Daveau, Chef cuisinier et traiteur bio
Gilles DaveauChef cuisinier et traiteur bio à Saint-Julien de Concelles (Loire Atlantique, région Pays de Loire)
« Je suis, si je puis dire, l’un des plus anciens compagnons de route de l’actuelle équipe Un Plus Bio, puisque ma collaboration avec les CIVAM du Gard date de 1997, période à laquelle nous proposions dans ce département les premières sessions de formation à l’attention des cuisiniers désireux de proposer une alimentation biologique à leurs convives, en complétant leur savoir faire avec des recettes originales, à dominante végétarienne… et gourmande.
C’est donc cette approche que je mets au service d’Un Plus Bio afin d’aider les cuisiniers partenaires à acquérir des techniques permettant de mettre en valeur de façon originale et aisée les aliments bio en utilisant notamment les protéines végétales, céréales, légumes de saison –ce qui permet par voie de conséquence de limiter les surcoûts matière des repas bio-.
C’est la vocation de ma société Gilles Daveau SARL, « Le Traiteur Bio » de faire connaître cette cuisine végétarienne avec des repas « découvertes » ou « gourmands » ; comme formateur, j’interviens à la fois pour la restauration collective ou traditionnelle mais aussi pour les particuliers avec des cours ou stages.
C’est sur la base de cet engagement, de cette perception de la qualité d’un repas, que j’ai animé la dernière session de formation Un Plus Bio destinée aux cuisiniers des collèges gardois impliqués dans le programme ‘‘Education du Jeune Consommateur’’ co-piloté par le Conseil Général et les CIVAM du Gard. J’ai pu notamment apprécier le chemin parcouru dans ce département et l’ouverture d’esprit des stagiaires… Cela est plus qu’encourageant et montre à quel point le travail des associations est nécessaire localement pour provoquer des changements, même si beaucoup de chemin reste à parcourir…
Mireille Escoffier, Présidente d’Un Plus Bio et diététicienne
Mireille EscoffierPrésidente d’Un Plus Bio et diététicienne de métier, impliquée aux côtés d’Un Plus Bio depuis la fin des années 90
« Mon parcours au côté de l’actuelle équipe Un Plus Bio, c’est maintenant une longue histoire, puisque nos actions communes ont débuté dès la fin des années 90. Mon métier de diététicienne m’a tout d’abord amenée à apporter une expertise particulière lors des premières formations d’animateurs de projet conduites par les CIVAM du Gard et par la suite dans l’élaboration du kit manger Bio ® (classeur méthodologique), puis dans la rédaction de la rubrique éducative de la ‘’Lettre manger Bio ® » (lettre mensuelle qui a précédé le bulletin trimestriel ‘’Bio & Plus’’ et les ‘‘Dossiers Thématiques’’ actuels).
Pour tout dire, je n’étais pas spécialement « 100% bio » au départ et j’ai senti que l’échange avec les CIVAM du Gard provoquait un réflexion mutuelle permettant un rapprochement sur des valeurs et des pratiques, même si je partage pleinement les finalités de l’équipe qui étaient de promouvoir une alimentation de saison, de proximité et respectueuse de l’environnement.
J’ai depuis proposé à Un Plus Bio d’exercer la fonction de présidente pour succéder à Thierry Ricard et je participe régulièrement aux temps forts du programme « Améliorons ensemble la qualité de notre alimentation ». C’est pour moi également une « histoire d’amitié » et je suis ravie de voir à quel point l’essor d’Un Plus Bio a permis de canaliser les énergies vers un changement positif des comportements alimentaires. C’est un sujet crucial pour l’avenir de nos enfants et petits enfants…
Mariette Gerber, Médecin épidémiologiste
Mariette GerberMédecin épidémiologiste, chercheur honoraire de l’INSERM au Centre de Recherche en Cancérologie du CRLC de Montpellier (Hérault, région Languedoc-Roussillon), expert à l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) et Présidente de la SFN (Société Française de Nutrition)
« L’ensemble de mes recherches en épidémiologie nutritionnelle et en prévention nutritionnelle des maladies chroniques dégénératives m’a convaincue de l’importance de l’alimentation et des habitudes alimentaires dans la construction de la santé de notre organisme tout au long de la vie. Etant convaincue, il est pour moi normal et naturel de m’engager dans des actions tendant à améliorer les habitudes alimentaires, notamment des enfants et des adolescents. Ainsi, je ne peux que m’associer aux actions de l’équipe Un Plus Bio et de ses partenaires.
Notre collaboration a débuté dès le début des années 2000 lorsque l’AME (ex Agence Méditerranéenne de l’Environnement), soutenue par le Conseil Régional Languedoc-Roussillon, a mis en place un programme d’éducation à l’alimentation à l’attention des collèges et des lycées. Ce programme m’a permis de me retrouver sur les valeurs véhiculées par les CIVAM du Gard –association qui a permis la création d’Un Plus Bio en 2002-, d’en partager les finalités éthiques.
Depuis, j’apporte mon soutien à l’équipe Un Plus Bio en intervenant sur les domaines de la nutrition, de l’alimentation et de la santé. Ma participation au conseil scientifique du programme « Améliorons ensemble la qualité de notre alimentation » est donc une part essentielle de mon engagement dans la prévention nutritionnelle et la recherche de la santé. En outre travailler avec l’équipe Un Plus Bio m’a donné l’occasion de rencontres permettant l’installation d’un débat. Ce fût dernièrement le cas lors d’une projection débat du film de l’ADABio « Pesticides, non merci », destinée au grand public, dans la commune de Sommières. Un autre temps fort sera le colloque sur le thème de la restauration collective qui délivrera les constats et les perspectives du programme « Améliorons ensemble la qualité de notre alimentation » et qui aura lieu le 16 octobre 2007.
Marie-Thérèse Gouédreau, Parente d’élèveMarie-Thérèse Gouédreau
Parente d’élève à Rognes (Bouches du Rhône, région Provence Alpes Côte d’Azur), membre de l’ARPE (association des parents d’élèves de Rognes), impliquée aux côtés d’Un Plus Bio depuis 2002
Martine Grimaldi, Médecin gynécologueMartine Grimaldi
Médecin gynécologue à Nice (Alpes Maritimes, région Provence Alpes Côte d’Azur), impliquée en tant que parente d’élèves et médecin dans l’alimentation bio en restauration scolaire (ville de Nice en particulier) et partenaire d’Un Plus Bio
Aline Guyonaud, Diététicienne et conseillère municipale
Aline GuyonaudDiététicienne (cuisine centrale) et conseillère municipale à Barjac (Gard, région Languedoc-Roussillon), impliquée dans le programme de restauration collective bio municipal aux côté de M. Edouard Chaulet, maire
Diététicienne hospitalière, gardoise depuis seulement quelques années , j'ai eu l'occasion de connaître le CIVAM Bio du Gard et son équipe, lors d'une présentation en réunion du groupe régional de L'ADLF (Association des Diététiciens de Langue Française). Cela a été pour moi la découverte d'une alternative, une autre possibilité de concevoir un repas en collectivité - loin des menus "rissolettes" - et en résumé , une nouvelle orientation vers une alimentation saine mais aussi respectueuse de l'environnement, utilisant la seule garantie « sans pesticides » possible qu'est l'agriculture biologique.
C'est donc naturellement, que quelques années plus tard, ayant en charge la restauration scolaire en tant qu'élue municipale de ma commune, j'ai pu apprécier et profiter concrètement du travail de l'équipe d’Un plus bio : un autre enjeu est possible pour nourrir nos enfants ! Notre maire, Edouard Chaulet, est l'élément clé de cette démarche, mais il s’agit aussi de motiver le personnel de cuisine et de lui donner envie d'aller encore plus loin dans la qualité !
L’aide et les conseils pratiques de l'équipe Un plus bio nous ont permis de progresser : approvisionnements, réunions d'information, conférences, formation pratique pour le personnel… Consciente de l’importance de cette démarche et de ces choix, je suis prête à soutenir les actions de réflexion et de communication de l’association :
"sensibiliser sans culpabiliser’’ les enfants, les parents, les enseignants à l'importance des choix alimentaires est primordial.
Cette prise de conscience doit se faire d'abord en restauration collective car c'est bien là que le « pire » est à "portée de fourchette" et de budget…
Thérèse Mével, Agricultrice bioThérèse Mével
Agricultrice bio à Crots (Hautes-Alpes, région Provence Alpes Côte d’Azur), impliquée en restauration collective bio via l’association Génépi et partenaire d’Un Plus Bio
Jean-Paul Jaud, Cinéaste réalisateur
Jean-Paul JaudCinéaste réalisateur du film « Nos enfants nous accuseront » (Ville de Barjac) et partenaire d’Un Plus Bio (témoignages vidéo)
Il y a quelques années j’ai été frappé de plein fouet par un cancer du colon. J’ai cherché à comprendre les causes de cette maladie. Scientifiques et médecins du monde entiers s’accordent aujourd’hui pour dire que qu’il faut …« réduire significativement et de façon programmée l’utilisation quantitative et qualitative des nitrates et pesticides » « développer les alternatives agricoles » …Quatre types de pathologies liées à l’environnement et concernant en particulier l’enfant, sont considérés être prioritaires : l’asthme, les allergies, les endocrinopathies et les cancers.
En 2005, j’ai découvert l’univers bio. Je réalisais alors un film sur la bio-dynamie avec pour initiateur Pierre Masson (conseiller en agriculture bio-dynamique). Pierre m’a fait prendre conscience que nous sommes tous partie prenante de l’avenir des générations futures. Il a ouvert une porte qui ne se refermera jamais. J’ai continué à chercher comment je pouvais agir pour l’avenir et la santé de nos enfants avec ce que je savais faire. Il est alors devenu évident que je réaliserais un film de long métrage sur l’état de notre alimentation, et les solutions qui se proposent à nous pour l’améliorer *. Vaste sujet. J’ai pensé qu’en premier lieu, mon film devrait toucher les mamans puisque ce sont encore elles en majorité qui élèvent nos enfants. Des trois repas pris quotidiennement par ces mêmes enfants, que dire de plus sinon que nous les empoisonnons bien malgré nous. J’ai donc décidé de suivre pendant un an une restauration scolaire qui passe de conventionnelle en Bio. Mais comment trouver ces gents rares, courageux et audacieux.
C’est encore Pierre Masson qui m’a guidé vers l’association Un plus bio : - « Tu verras, ils font un boulot formidable ». J’appelai en février 2005 Stéphane Veyrat, et lui exposai mon projet. Pas la peine de longs discours, en mars nous nous sommes rendus avec Stéphane dans la petite ville de Barjac. Je rencontrai là le maire, Edouard Chaulet, les déléguées des parents d’élèves, Aline Guyonnaud, la diététicienne conseillère municipale, et les cuisiniers de la cuisine centrale. Le casting était idéal. Stéphane Veyrat, grâce à sa connaissance parfaite du terrain avait compris exactement ma demande. Il a su tout au long de cette année me faire rencontrer les personnes dont la démarche et les gestes étaient justes. J’ai passé une année avec les « gens de Barjac ». Ils sont en chemin eux aussi, sont devenus de véritables acteurs de la Bio: enfants, parents, enseignants, cuisiniers, responsables des collectivités locales, commerçants, agriculteurs et maraîchers locaux. Ils sont devenus pour beaucoup mes amis, m’ont donné à partager leur vie. A Barjac, le changement est en cours, le travail ne manque pas. L’association Un plus bio a réussi à amorcer un véritable changement des habitudes de consommation des parents en guidant de façon pertinente les acteurs la restauration scolaire.
* « Nos enfants nous accuseront », film de long métrage (sortie cinéma prévue 1er semestre 2008)
Jacques Olivier, Conseiller régional
Jacques OlivierConseiller régional Provence Alpes côte d’Azur, Président de la Commission Agriculture Pêche Forêts, impliqué dans le programme « Produire et manger bio en région PACA », partenaire d’Un Plus Bio
« Mes fonctions de conseiller régional et de vice-président délégué à l’agriculture m’ont tout naturellement impliqué dans le programme ‘’produire et manger bio en région PACA’’, dont l’objectif est de promouvoir une alimentation biologique, de territoire, dans les lycées de la région. Si un tel programme nécessite un réel soutien de la collectivité territoriale sur le volet agricole, notamment par l’aide à la structuration de la filière bio en vue d’un approvisionnement adapté –ce volet étant assuré par l’association Bio de Provence-, il est également indispensable de soutenir l’action des personnels éducatifs et de restauration collective dans l’élaboration de menus équilibrés et d’actions impliquant les enseignants, les infirmières, etc. C’est pour cette raison que nous nous sommes rapprochés d’un Plus Bio, dont l’expérience sur ce dossier et notamment en matière de formation, nous est précieuse.
J’ai pu par ailleurs apprécié le partenariat avec Un Plus Bio et Bio de Provence puisque nos valeurs et nos finalités constituent le ciment de la réussite du programme. C’est dans ce contexte que j’ai participé au dernier comité de concertation du programme ‘’Améliorons ensemble la qualité de notre alimentation’’, que le Conseil Régional PACA co-finance, lors duquel j’ai insisté sur la nécessaire mobilisation de la puissance publique en faveur de l’Agriculture Biologique, à l’heure où des choix décisifs, parfois inquiétants, sont faits en matière agricole… Choix qui auront nécessairement des conséquences sur le contenu des assiettes de nos enfants et petits enfants… Alors, ne baissons pas les bras, continuons le combat !
Gilles Puigmal, Gestionnaire de collègeGilles Puigmal
Gestionnaire du collège Marceau Lapierre de Saint-Jean du Gard (région Languedoc-Roussillon) impliqué dans une restauration collective bio au sein du programme « Education Jeune Consommateur » piloté par le Conseil Général du Gard depuis 2001, partenaire d’Un Plus Bio et des CIVAM du Gard
Thierry Ricard, Responsable restauration
Thierry RicardResponsable restauration collèges à la direction de l’éducation du Conseil Général des Alpes de Haute-Provence (région Provence Alpes Côte d’Azur), chef cuisinier de métier, partenaire d’Un Plus Bio
« C’est à partir de 2000 qu’a débuté ma collaboration avec l’actuelle équipe Un Plus Bio. En tant que directeur des services de restauration de la Ville de Gardanne (Bouches du Rhône), j’avais à cœur de mettre en place un programme d’éducation nutritionnelle prenant appui sur une alimentation de qualité et faisant intervenir les services municipaux de l’éducation. Ce programme était soutenu par l’équipe municipale et il restait à passer à l’action… C’est ainsi que pour enrichir mon approche, je me suis rapproché des CIVAM du Gard, association initiatrice de la démarche « manger Bio ® » en restauration collective.
Nous avons pu ensemble poser les bases d’un projet éducatif faisant appel à une alimentation biologique régulière, de saison et de proximité. Ce projet a permis aux équipes des établissements satellites de la cuisine centrale Fontvenelle de se former à l’utilisation des produits biologiques et nous avons construit des actions permettant d’impliquer les personnels éducatifs pour informer et sensibiliser les enfants avant et pendant le temps repas.
Cette collaboration a été le point de départ d’une véritable « histoire d’amitié » avec l’équipe des CIVAM du Gard et nous avons après maintes réflexions décidé de créer Un Plus Bio afin de représenter le plus largement possible les acteurs intervenant en restauration collective : gestionnaires, chefs cuisiniers, experts de l’éducation, de la santé, de l’alimentation et de l’environnement, agriculteurs et agents de développement, collectivités locales, parents d’élèves, etc. Il s’agissait également, dans le contexte des différents scandales alimentaires qui défrayaient la chronique depuis le début des années 2000, de répondre à des sollicitations qui dépassaient le grand sud-est en général et le Gard en particulier…
Dès la création d’Un Plus Bio, dont j’ai été le premier président, j’ai mis à contribution mon savoir-faire de cuisinier, car c’est mon métier de base, et nous étions convaincus –nous le sommes encore !- que l’une des pierres angulaires de la réussite de tels projets était le savoir-faire de ceux qui sont au contact de l’aliment et des convives… les cuisiniers. Plusieurs formations ont été proposées dans différentes régions françaises (Lorraine, Drôme, Isère, Basse-Normandie…) auxquelles j’ai activement participé.
Aujourd’hui, je continue d’apporter à Un Plus Bio mon expérience en la matière et surtout un regard nouveau acquis grâce à mes nouvelles fonctions au sein du Conseil Général 04. C’est pour cela que j’ai participé au comité de pilotage du programme « Améliorons ensemble la qualité de notre alimentation ».
Le prochain défi à relever pour la restauration collective sera celui de la qualité dans l’assiette. Il n’est à n’en pas douter qu’Un Plus Bio et ses partenaires du monde agricole et rural, mais aussi les collectivités territoriales, ont du pain sur la planche et auront besoin des compétences de tous. Soyons donc au rendez-vous…
Paul Savry, Responsable restauration
Paul SavryResponsable restauration lycées au Conseil Régional Languedoc-Roussillon, Montpellier (Hérault), impliqué depuis 2001 dans la mise en place de repas bio en restauration collective et partenaire d’Un Plus Bio
« Ma collaboration avec Un Plus Bio -et les CIVAM du Gard- remonte à 2001. Celle-ci a débuté lorsque j’étais gestionnaire du collège Mont Duplan de Nîmes, poste que j’ai occupé dernièrement jusqu’à mai 2007. Ce sont mes convictions et ma motivation pour une nécessaire éducation alimentaire en milieu scolaire qui m’ont incité à me rapprocher de l’actuelle équipe Un Plus Bio, association dont j’ai participé à la constitution. Je suis convaincu qu’apprendre à manger constitute une mission de l’Education nationale, au même titre que le théorème de Pythagore ou la maîtrise de l’anglais. Il faut rappeler que la mise en place d’actions éducatives relatives à l’éducation alimentaire découle de la circulaire du 25 juin 2001. L’alimentation constitue un axe de la santé, comme l’indiquait déjà Hippocrate au IVème siècle avant J-C : « des aliments, tu feras ta médicamentation »…
J’ai longuement milité au sein du réseau des 10 collèges reliés à l’Unité de Production Culinaire (UPC) Romain Rolland de Nîmes, dont le collège Mont Duplan fait partie, pour introduire des repas bio régulièrement afin de sensibiliser et impliquer les élèves. Nous avons obtenu des résultats puisque actuellement, les 10 collèges proposent en moyenne un repas bio par mois.
En collaboration avec Un Plus Bio, les CIVAM du Gard et le réseau RACINES, nous avons construit des actions faisant intervenir des agriculteurs bio formés à l’accueil éducatif. C’est à l’usage, si j’ose dire, que j’ai pu apprécié, et que j’ai soutenu, le professionnalisme et la réactivité de ces partenaires, dont je partage les valeurs et les finalités, cela va sans dire… Les formations destinées aux gestionnaires et aux cuisiniers nous ont également beaucoup aidé à avancer vers des menus toujours mieux équilibrés et permettant de limiter les surcoûts.
Aujourd’hui, j’entends agir le plus efficacement possible pour favoriser ce type d’initiatives au niveau des lycées du Languedoc-Roussillon, puisqu’un programme auquel participe Un Plus Bio a démarré en 2006 dans 11 établissements. J’ai donc tout naturellement participé au dernier comité de concertation du programme ‘’Améliorons ensemble la qualité de notre alimentation’’ dont j’attends qu’il permette aux acteurs agissant pour la restauration collective de trouver de nouveaux outils et de nouvelles méthodes pour provoquer un changement positif des comportements alimentaires, dans un objectif de respect de l’environnement… »
François Veillerette, Coordinateur du MDRGFFrançois Veillerette
Coordinateur du MDRGF (Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures), mouvement investi pour des alternatives à la pollution chimique, en particulier dans l’alimentation (pesticides), partenaire d’Un Plus Bio
Isabelle Venier, Conseillère municipale
Isabelle VenierConseillère municipale de la Ville de Poitiers (Vienne, région Poitou-Charentes), impliquée dans la mise en place d’une alimentation bio de proximité et partenaire d’Un Plus Bio depuis 2002 (la Ville de Poitiers adhère depuis 2002 à Un Plus Bio)
Mère de quatre enfants, l'alimentation biologique a toujours été pour moi une évidence. J'avais eu l'occasion de découvrir le travail du CIVAM du Gard à travers sa documentation (témoignages, guide), et, c'est bien décidée à faire entrer le Bio à la cantine, que je me suis lancée dans l'aventure municipale en tant que nouvelle élue verte à Poitiers en mars 2001. Rattachée pour cela aux Affaires Scolaires, il m'a fallu convaincre l'adjointe (PS) de tenter l'expérience puis les premiers produits issus de l'agriculture biologique ont été introduits lors du Printemps Bio 2002.
Très rapidement, nous avons adhéré à Un Plus Bio parce que l'accès aux témoignages et conseils nous étaient précieux - et le sont toujours! -, et sollicité Stéphane Veyrat, son directeur, pour une journée d'information - sensibilisation en direction des gestionnaires, diététiciens, responsables de cuisines centrales, directeurs des services et élu(e)s concerné(e)s de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (CAP). Cette journée de décembre 2002 a été décisive dans le démarrage du projet pour la ville de Poitiers ; depuis, chaque commune de la CAP suit son chemin. Pour sa part, la municipalité de Poitiers vote chaque année un accroissement du budget spécialement alloué au surcoût du bio. Le montant d’achat des produits bio représente aujourd'hui 100 000 €, pour un budget total de denrées alimentaires de 750000 €, soit environ 25% des achats. L'approvisionnement en région est la priorité : deux marchés ont été passés avec Paysans Bio Distribution - récente plate-forme implantée en Poitou-Charentes - et le reste provient d'autres fournisseurs locaux pour servir 4000 convives par jour, selon une fréquence de deux à trois composantes bio par semaine et un repas intégralement biologique chaque mois.
En parallèle, l'accent est mis sur des actions éducatives dans les écoles et, en partenariat avec Vienne Agrobio et avec le soutien de la Région, des visites de fermes. Le projet est maintenant bien lancé, il y a encore du pain (bio!) sur la planche… Un grand merci à Un Plus bio pour son travail !




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