Nouvelle recherche de pesticides dans les cheveux des enfants : Un Plus Bio partenaire

Le professeur Gilles-Éric Séralini veut connaître « l’influence de l’alimentation sur la contamination environnementale possible des enfants ».
Seralini

Gilles-Éric Séralini.

Connu comme l’un des rares chercheurs indépendants à pourfendre publiquement l’usage des pesticides et alerter sur les problèmes de santé qu’ils engendrent, le professeur de biologie moléculaire (Université de Caen) se lance dans une nouvelle aventure destinée à élargir le débat. À partir de décembre prochain, une cohorte de 100 enfants âgés de 2 à 5 ans mangeant 100% bio à la maison comme à la cantine se verront prélever une mèche de cheveux destinée à être passée au crible d’un laboratoire indépendant. Pour élargir le spectre des analyses, une centaine d’autres enfants ne mangeant pas bio seront également impliqués. Cette action est co-organisée par Biocoop et le Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique).

pesticides labo

Des poisons cachés et des dérivés de pétrole dans les pesticides ?

Elle sera conduite en partenariat avec Un Plus Bio, Générations futures et le réseau Écolo-crèche. Certains apporteront un soutien dans la recherche des candidats aux analyses, d’autres aideront à interpréter tout ou partie des résultats techniques. « La collecte et l’analyse des mèches donnera pour la première fois une connaissance de l’influence de l’alimentation sur la contamination environnementale possible des enfants, afin de savoir quels pesticides entrent dans leurs corps, et en quelle quantité à moyen terme », explique Gilles-Éric Séralini qui espère pouvoir livrer les premiers résultats fin 2018 et les valider scientifiquement par une publication courant 2019. Avec, à la clé, une possible mobilisation des parents impliqués dans l’étude auprès des responsables politiques. « Depuis plus de vingt ans, il existe des poisons cachés et des dérivés de pétrole dans les pesticides qui s’avèrent plus dangereux que les prétendus principes actifs des pesticides eux-mêmes, il faudra bien un jour que les autorités s’expliquent sur les autorisations de mise sur le marché qu’elles ont données à tous ces produits », prévient le chercheur.

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