Pluie de bonnes nouvelles sur le bio en restauration collective !

 

Le programme Ambition bio 2022 veut accroitre la surface agricole française dédiée au bio à 15%.

S’il fallait retenir l’essentiel, trois temps forts de l’actualité démontrent que les cantines bio, locales, saines et justes sont de plus en plus inscrites l’ordre du jour de l’agenda politique et institutionnel de la France. Pour commencer, les discussions ont été ouvertes il y a quelques jours en commission par les députés à propos du prochain décret qui fixera la feuille de route des cantines d’ici à 2022 : 50% de produits de qualité (le bio entrera pour 20% et les signes officiels de qualité pour 30%). Les gestionnaires de restauration collective devront ensuite mettre en musique cette loi sur l’alimentation issue des États généraux de l’alimentation. Un grand pas de franchi dans l’évolution de nos habitudes alimentaires.

Deuxième actualité : la publication par les experts du Haut conseil de santé publique (HCSP) de nouvelles recommandations sanitaires où l’alimentation occupe une belle place. Dans son « avis relatif aux objectifs quantifiés pour la politique nutritionnelle de santé publique (PNNS) 2018-2022 », l’autorité sanitaire propose d’ « augmenter la consommation de produits bio dans la population de sorte que 100 % de la population consomment au moins 20% de leurs consommations de fruits et légumes, produits céréaliers et légumineuses issues de produits bio par semaine ». C’est la première fois que le bio est ainsi officiellement cité. D’autres messages assez rafraîchissants sont passés : plus de légumineuses et de protéines végétales, moins de viande, moins de produits ultra-transformés, etc. Le rapport complet ici.

Dernier événement dans le monde de la bio : le ministre de l’agriculture Stéphane Travert confirme l’objectif gouvernemental de 15% de surface agricole utile en agriculture biologique (contre environ 6% aujourd’hui) ou en cours de conversion à horizon 2022 et annonce que cette ambition mobilisera 1,1 milliard d’euros de crédits sur la période 2018-2022, contre 0,7 milliard sur la période précédente (2013-2017), soit une augmentation de 62%. Après des annonces qui ont parfois semé le doute dans la profession dont la fin de l’aide au maintien des exploitations bio au début de l’année, cette nouvelle orientation augure d’une ambition nouvelle pour les acteurs de la bio.

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