Pour ou contre plus de bio à l’école : le match du Parisien

Jean-Michel Cohen, pas convaincu par l’introduction du bio à grande échelle.

Jean-Michel Cohen, pas convaincu par l’introduction du bio à grande échelle.

Le Parisien a publié une interview croisée de Gilles Pérole, adjoint au maire de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) et secrétaire d’Un Plus Bio et de Jean-Michel Cohen, médecin nutritionniste élu à la mairie de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Thème de leur débat: pour ou contre l’introduction d’une alimentation bio à l’école.

Gilles Pérole, chantre de la bio inventive et engagée.

Gilles Pérole, chantre de la bio inventive et engagée.

Gilles Pérole incarnait l’élu militant d’une introduction massive et intelligente du bio dans les assiettes scolaires. Il a usé d’arguments qu’on lui connaît désormais bien dans sa ville exemplaire à plus d’un titre : en limitant le gaspillage, on gagne sur les quantités, en tarifant le prix du repas en fonction du quotient familial, on ne pénalise pas les enfants dont les parents ont de faibles revenus, en suscitant la création d’un outil comme une régie agricole municipale, on dispose d’une grande production de légumes frais, de saison et de proximité autant que d’un support pédagogique à destination des enfants. Face à lui le médecin, s’attachant essentiellement à décrypter le volet nutritionnel, a rappelé que les résidus de pesticides si décriés sur les productions conventionnelles ne sont pas si importants. « Lorsque l’on pèle et lave un fruit ou un légume, 98 % des pesticides et engrais sont éliminés. Les traces restantes ne sont pas nocives pour la santé. » Il ajoute que manger bio reste selon lui un luxe qui pousse à rogner sur la qualité de l’alimentation. « A trop jouer avec cette mesure démagogique, on n’assure pas la croissance de l’enfant ». On n’entrera pas dans le débat, mais il est bon de signaler que l’entretien nous a paru un peu court et qu’il aurait mérité bien des développements supplémentaires…

2 comments to Pour ou contre plus de bio à l’école : le match du Parisien

  • Mr Cohen a probablement raison quand il dit qu’après avoir épluché un fruit on a éliminé 98% des traces pesticides. Il aurait du ajouter ensuite qu’on a aussi éliminé une grande partie de ses vitamines. L’intérêt des fruits et légumes bio c’est qu’ils peuvent se manger sans qu’il soit nécessaire de les éplucher. Ce qui représente de surcroît un gain de temps non négligeable en restauration scolaire.

  • CATHERINE PIAT

    Il me semble un peu réducteur de ne s’intéresser qu’au volet « nutritionnel » de notre alimentation, que cela concerne nos choix alimentaires à la maison ou en restauration collective!
    Ayons une vision plus large ! en s’intéressant à la « QUALITE » globale du produit c’est à dire l’aspect nutritionnel + aspect environnemental + aspect culturel etc.

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