Et voici la nouvelle grille des repères alimentaires

Enfin des bonnes nouvelles pour la santé publique ? À la suite du rapport de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), le Haut conseil de la santé publique a publié le 20 mars un avis relatif à la « révision des repères alimentaires pour les adultes du futur Programme national nutrition santé 2017-2021 ». En clair, le programme mangerbouger.fr va... bouger un peu dans les mois qui viennent. On a assemblé pour vous le tableau ci-dessous qui figure dans l'avis (cliquer). Nouveaux repères HSCP Un Plus Bio2 Le HCSP commence à prendre en compte ce que de nombreux spécialistes (scientifiques, nutritionnistes, épidémiologistes, etc.) signalent depuis plusieurs années : il devient nécessaire de réduire la consommation de certaines familles d'aliments connus pour causer des désordres en cas d'excès. Il en va ainsi des boissons sucrées qui sont désormais vues avec prudence, y compris les jus de fruits, la viande (surtout rouge), les charcuteries : pas plus de 150 g par semaine et encore, en privilégiant le jambon blanc.

Le bio fait une (timide) apparition

Les matières grasses végétales sont désormais recommandées, spécialement celles qui sont riches en acide alpha-linolénique comme l'huile de colza et d'olive, un peu moins celles de tournesol ou d'arachide. Pour le reste les nouveaux repères bougent un peu moins, notamment sur les poissons (deux fois par semaine) et les produits laitiers (jusqu'à trois fois par jour). De même, sur les fruits et légumes, il faut continuer d'en consommer au moins cinq par jour. Avec une petite nouveauté : un appel du pied est fait à l'agriculture biologique. Le HCSP explique que « pour les fruits et légumes, le repère de consommation est d’au moins 5 par jour qu’ils soient bio ou non ; s’ils sont issus de l’agriculture biologique, c’est un plus ». Enfin la vraie nouveauté se situe au niveau des protéines d'origine végétale : les légumineuses sont enfin vues comme des substituts possibles à la viande et à consommer au moins deux fois par semaine. Nul doute que le GEMRCN verra dans la foulée évoluer ses préconisations vers la possibilité d'intégrer des menus non carnés dans les restaurants collectifs.

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