Pendant la crise, la solidarité continue

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16 avril 2020
Ils l'ont fait
Soutenir les producteurs, organiser des drives fermiers, assurer le service de cantine pour les SDF ou les migrants : les membres du Club des Territoires Un Plus Bio ne restent pas les bras croisés durant l’épidémie.

Collèges fermés, départements mobilisés !

  • En Pyrénées-Atlantiques, l’habitude des circuits courts, déjà bien développés, a été renforcée. Le programme départemental « Manger bio&local, labels et terroirs » continue ainsi de tourner pendant la crise et le Département a listé tous les endroits où trouver des produits proches des habitants. La communauté d’agglomération Pays basque a également recensé les plateformes de producteurs pour aider la population à trouver des aliments frais issus de la proximité.
  • Préparation de repas pour les sans domicile fixe en Gironde. Photo DR.

    En Gironde, le conseil départemental a choisi de lutter contre la fracture alimentaire en venant en aide aux familles. Distribution de bons alimentaires d’urgence, soutien supplémentaire à la Banque alimentaire, financement d’une centaine de paniers suspendus chaque semaine. La cuisine centrale du collège Edouard-Vaillant, avec l’engagement volontaire des équipes de restauration, a même repris du service lundi 6 avril pour confectionner des repas à base de produits frais, et à destination de 300 sans domicile fixe.

    Une cantine à Palavas-les-Flots (Hérault), où de jeunes migrants sont aidés par le conseil départemental.
  • Dans l’Hérault, « à défaut d’ouvrir nos cuisines pour les collégiens, nous nous mobilisons avec nos collègues de la direction de l’enfance, pour nourrir de jeunes migrants non accompagnés, hébergés à Palavas-les-Flots, et leur proposer des activités éducatives », explique Philippe Papa, directeur de la restauration scolaire au Département.
  • Dans le Gard, dès l’annonce du confinement, et sans attendre les directives du gouvernement, le Département a distribué la totalité des stocks alimentaires destinés aux cantines des collèges aux associations d’aide alimentaire. Soit près de deux tonnes de denrées prêtes à consommer.

Les communes en action !

  • Le 15 avril, à l’initiative de la Ville de Bègles (33), un service de drive a été mis en place avec les commerçants non sédentaires des marchés de la ville, tous les mercredis, de 8h à 13h sur le parking de la mairie.
  • À Lagraulet-du-Gers (32), où la cantine est passée au 100% bio récemment, la fermeture du réfectoire n’empêche pas de poursuivre le soutien aux producteurs et la ferme municipale s’est transformé en drive pour tous les habitants. Le récit en vidéo.
  • À Dolus d’Oléron (17), la commune a mis à disposition des terrains communaux pour augmenter la production potagère de la commune : labourage des terrains par une entreprise privée, transformation d’une partie de la commande d’annuelles pour les massifs de la commune en plants potagers, supervision des plantations par un maraîcher bio de la commune avec participation d’une dizaine de bénévoles de l’association des “jardins partagés de la Cailletière”. Le centre commercial Intermarché lui-même a décidé d’acheter en circuit court une partie de ses produits frais en lieu et place des plateformes d’approvisionnement habituelles.
  • Malgré le contexte de confinement, le projet alimentaire de Moussy-le-Neuf (77) continue à prendre forme : les serres de la parcelle communale de maraîchage seront prêtes à l’emploi dans quelques jours et la parcelle du futur verger est clôturée.
  • À Saint-Rémy-de-Provence (13), une entreprise a fait un don conséquent de pommes de terre à la ville. Dans un premier temps, les élus en ont redistribué plus d’une tonne aux établissements saint-rémois ayant une cantine en fonctionnement. Puis les magasins de la commune ont été invités à participer à une opération de solidarité en revendant ces pommes de terres, dont les recettes seront reversées à un fonds de soutien pour venir en aide aux Saint-Rémois les plus touchés par la crise.
  • À Monein (64), l’avantage de la restauration collective en régie a permis d’assurer le maintien de fabrication et de livraison des repas auprès des personnes le splus fragiles du territoire. La ville a également maintenu et amplifié ses achats auprès de producteurs en circuit court (bio pour certains) dès le début de la fermeture des écoles.

L’Occitanie mise sur la livraison à domicile !

  • Dès le 25 mars la région Occitanie a lancé l’opération « Je me fais livrer les produits d’ici », en dressant une carte de tous les producteurs des treize départements auprès desquels il devient possible de commander des produits et d’être livré à domicile.

Les régies agricoles en production

  • Cussac-Fort-Médoc (33), Lagraulet-du-Gers (32), Mouans-Sartoux (06), Gonfreville-l’Orcher (76) ont en commun d’avoir développé des régies agricoles pour conquérir l’autonomie alimentaire en lien avec la restauration collective. Pendant la crise et la fermeture des cantines, la plupart de ces espaces où poussent les cultures de printemps et se préparent celles d’été, le service à la population est renforcé. À Mouans-Sartoux, le marché des producteurs a été maintenu, la régie surgèle ses productions pour les cantines et donne également des choux, blettes et poireaux à l’épicerie sociale. À Gonfreville, l’accès aux jardins familiaux est toujours autorisé pour les familles chaque matin…

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