Les « cantines de demain »

Depuis quelques années, les lois EGAlim, Climat et Résilience, ainsi que les enjeux de préservation du foncier, obligent les collectivités à revoir leur politique et leurs approches en matière d’alimentation. En décidant de relocaliser les approvisionnements, de cuisiner sur place, de protéger les terres agricoles, ou de renforcer le lien avec les habitants, les collectivités peuvent être au coeur de ces changements et la restauration collective devenir un levier majeur de ces mutations.

Partout en France, de nouveaux modèles de cantines plus durables, plus transparents et parfois porteurs d’une ambition architecturale, émergent. L’Observatoire des paysages alimentaires éclaire très bien ces évolutions. Mais de quelles réflexions sont-ils nés ? Quels sont les facteurs, les analyses, qui dictent ces choix ?

Il nous est apparu urgent d’observer de plus près et de comprendre le processus qui dessine ces futures cantines. Grâce à la collecte d’informations auprès de nos adhérents, aux échanges avec nos partenaires et à l’analyse de projets hybrides menés dans plusieurs collectivités du Club des territoires, nous oeuvrons à identifier les tendances, les innovations et les points de tension dans la conception des cantines de demain. La recherche-action cantines de demain vise ainsi à éclairer différents itinéraires dans des contextes locaux variés.

La finalité de notre démarche est simple : partager ces enseignements avec les élus et agents afin d’accompagner les transformations des politiques alimentaires locales.

Dans le cadre de la recherche-action, nous avons réalisé une vidéo pour éclairer les axes prioritaires définit par Un Plus Bio, que nous vous invitons à découvrir ici. Vous pourrez également télécharger la synthèse du rapport de notre programme 2024-2025.

Le postulat de départ

Un contexte législatif incitatif

Avec la loi EGAlim en 2018, la loi Climat et Résilience en 2021 et les injonctions à préserver le foncier, la restauration collective est confrontée à de nouvelles exigences législatives.

Une nécessité d’agir

L’alimentation étant repérée comme un levier concret pour amorcer un changement, de plus en plus d’élus du Club des Territoires s’appuient sur leur outil de restauration collective pour tenter de répondre aux enjeux environnementaux, de réduire les inégalités sociales et de soutenir le monde agricole.

De nouveaux itinéraires

À travers l’Observatoire des Paysages Alimentaires, nous avons ainsi vu apparaître des initiatives dans les politiques menées dans les collectivités territoriales, notamment sur la stratégie alimentaire et sur le foncier nourricier pour relocaliser et sécuriser les approvisionnements. Pour mener à bien ces stratégies, certaines collectivités ont fait le choix de reprendre en main leur outil de restauration en essayant d’imaginer de nouveaux modèles de cantines qui répondraient aux ambitions et besoins du territoire.

L’objectif du chantier

Dans la multitude des enjeux qui concernent les lieux où l’on va manger encore en collectif, nous cherchons à repérer les différentes briques indispensables pour construire les cantines de demain.

L’objectif de notre chantier est par la collecte d’informations, l’analyse de projets hybrides actés dans certaines collectivités du Club des territoires de donner des éléments de compréhension pour faire les bons arbitrages.

Notre méthode

Un Plus Bio a donc lancé en mars 2024, un programme de recherche-action pour étudier de plus près des réalisations en cours ou abouties.

En éclairant les décisions prises par ces différents territoires, la recherche-action questionne aussi la pluralité des usages, l’approche écologique des projets et l’organisation des ressources humaines qui font vivre de tels lieux nourriciers.

Ce programme prévu sur 2 ans, comporte une première étape d’enquête auprès de de collectivités adhérentes d’Un Plus Bio qui ont acté un changement de modèle de restauration collective.
Pour s’assurer d’en tirer tous les enseignements et d’en éclaircir les zones d’ombre, un groupe de travail est mis à contribution. Il est composé de personnes ressources issues de différentes disciplines : architecte, designer d’usage, cuisinier, paysagiste, philosophe, élu, agent de collectivité, spécialiste du changement des organisations ou encore expert en politiques publiques

Un Plus Bio accompagnera aussi trois projets pilotes du réseau d’Un Plus Bio comme Miramas (13), Millau (12) ou la Communauté de Communes du Pont du Gard (30).

Ils nous soutiennent