Au sein du réseau Un Plus Bio, de nombreuses collectivités ont déjà engagé la végétalisation des menus, une à deux fois par semaine. La dynamique est réelle. Alors que certaines villes tendent à installer trois repas végétariens par semaine, d’autres visent à mettre moins de viande en s’essayant à des menus moins impactant en matière de carbone. L’enjeu n’est pas d’opposer, mais de rééquilibrer : redonner à la viande sa juste place au profit d’une plus grande végétalisation, au lieu de la maintenir dans un excès qui repose trop souvent sur des produits issus de l’agro-industrie. La question n’est pas seulement quantitative, elle est aussi qualitative. La protéine animale ultra-transformée ne soutient ni les agriculteurs locaux, ni l’environnement, ni la santé publique.
À l’inverse, réduire les volumes tout en améliorant la qualité ouvre une voie plus prometteuse.