Un palmarès qui célèbre la diversité des engagements

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19 juin 2026
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Avec 53 collectivités récompensées à l’occasion du Palmarès des paysages alimentaires, Un Plus Bio met en avant la diversité des actions menées sur les territoires. Fermes maraichères municipales, ordonnances vertes, retour des cuisines dans les écoles, laboratoires de transformation alimentaire, lieux de production multi-usages ou soutien aux filières d’approvisionnement local… certaines collectivités ne manquent ni d’audace ni d’ambition.

Ce palmarès met en vitrine de nombreuses actions qui font sens sur les territoires. Des villages ruraux aux plus grandes agglomérations de France, les lauréats ont tous reçu une plaque émaillée célébrant les paysages alimentaires, à disposer sur les murs de leurs cantines, cuisines ou devant leurs mairies. Et pourquoi pas à collectionner d’une année sur l’autre…

Cette distinction n’est pas ouverte qu’aux adhérents d’Un Plus Bio. En remplissant l’enquête disponible sur le site de l’Observatoire des paysages alimentaires, les collectivités renseignent sur les stratégies et sur les dispositifs qu’elles ont mis en place. Elles s’offrent une chance d’être lauréat et de remporter un trophée. C’est le cas de Mérignac, qui a été récompensée dans la catégorie Ville engagée, pour avoir concrétisé une ferme municipale et qui propose plus de 66% de produits bios dans les cantines. Pour Prefmandh Mabiala, jeune conseiller municipal délégué à l’alimentation et à l’agriculture urbaine à la ville de Mérignac, ce trophée est une incitation à poursuivre la dynamique : « Cela représente pour notre équipe une fierté et prouve que ce qui a été mis en place doit se poursuivre. C’est une récompense qui renforce le positionnement de la collectivité et qui nous donne une motivation supplémentaire. »

 

Pour ce nouvel élu, cette cérémonie revêt également un aspect réconfortant. « On se rend compte que nous ne sommes pas seuls et qu’un peu partout en France, il se passe des choses intéressantes autour de l’alimentation. C’est une préoccupation nationale. Nous avons eu, au-delà du Palmarès des paysages alimentaires, accès à des retours d’expérience et des visites de terrains qui sont très enrichissants pour nous, élus, et en particulier pour qui découvre le mandat. C’est l’occasion de se construire un réseau et de repartir avec des informations constructives. » Il sourit d’ailleurs en s’apercevant que c’est à Nîmes qu’il a finalement « rencontré des voisins », venus de Mérignac et du Grand Angoulême.

 Vice-président de la Métropole de Lyon, Bastien Joint a reçu le trophée Capitale de l’alimentation (comme cinq autres grandes villes de France : Paris, Marseille, Bordeaux, Montpellier et Strasbourg). Pour Bastien Joint, venu à la cérémonie, ce Palmarès permet d’élargir les horizons de chaque lauréat. « Face au défi alimentaire et climatique, notre responsabilité est d’aller chercher des idées sur le terrain. Nous avons pu échanger, découvrir des innovations mises en place sur d’autres territoires dont on peut s’inspirer. » Le vice-président voit dans le Palmarès des paysages alimentaires un moment de cohésion : « C’est un moment où l’on dépasse les clivages politique pour s’intéresser, en profondeur, à une thématique qui doit tous nous interpeller. La souveraineté alimentaire ne se décide pas derrière un bureau, elle se construit sur les territoires. J’ai pu échanger avec des nombreux élus, de mon bord ou pas. Cela renforce nos liens. Pour moi, c’est aussi un moyen de faire connaitre les actions de la Métropole de Lyon en faveur du monde agricole et d’une meilleure alimentation pour tous. »

Photos : Gilles Lefrancq, soirée du palmarès 2026.

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