La décarbonation au menu de notre matinée politique du 11 juin

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21 mai 2026
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Pour imaginer le programme de notre matinée politique du jeudi 11 juin, nous nous sommes tout d’abord intéressés à l’actualité qui a fait couler beaucoup d’encre en début d’année. Dans sa nouvelle version parue en février, la Snanc (stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat), propose de limiter la consommation de viande. Vaste sujet !

Cette recommandation, chez Un Plus Bio, a fait écho à notre dernier Jour de Fête. Dans notre revue numéro 5, nous nous sommes penchés sur le thème des protéines et sur la végétalisation de l’assiette. A travers nos reportages et notre travail de recherche, nous avons pu mettre en lumière l’indispensable maintien de l’élevage paysan. Dès lors, il nous a semblé opportun de lier ces deux sujets autour d’une table ronde. Comment s’engager vers la végétalisation de l’assiette, concilier transition alimentaire, respect du vivant et maintien de certaines formes d’élevage afin de préserver nos territoires ? Comment réunir et non diviser sur ce sujet sensible ? Pour en parler, nous réunissons autour de la table Daniel Connart, un éleveur de poules et producteur d’œufs au franc parler, devenu leader de la filière en Occitanie, qui partagera sa vision d’un marché en plein boom et ses conséquences sur les territoires. A ses côtés, Nicolas Madet, responsable de la restauration dans la ville de Bègles, dévoilera l’ambition politique de cette ville qui s’est engagée pour végétaliser les menus, en s’imposant le défi de la liaison chaude, et en s’appuyant sur une nouvelle légumerie. Dans une autre démarche visant à tout autant à valoriser les richesses de son territoire, un élu de la Communauté de communes du Diois, évoqueront l’effort financier assumé de la collectivité pour maintenir coûte que coûte dans cette zone d’élevage le plus petit abattoir de France, essentiel au maintien de l’activité agricole du secteur.

Dans un deuxième temps, notre matinée politique abordera le thème de l’architecture sous l’angle de la décarbonation. Penser la cantine de demain, vouloir l’élever dans l’assiette, c’est aussi imaginer de nouvelles manières de construire et/ou de rénover les bâtiments. Une façon de réfléchir l’habitabilité de nos bâtiments publics. Là encore, vaste sujet ! Et nous observons, à Un plus Bio, que de nombreuses démarches sont possibles. A travers le témoignage de deux collectivités, Rosny-sous-Bois (Saint-Saint-Denis) et Saliès (Tarn), cette rencontre vise à éclairer élus et agents sur les possibles. En région parisienne, Rosny-sous-Bois est pionnier dans la manière de repenser l’existant et dans l’innovation. La prise de conscience des ressources limitées à notre disposition a engagé la ville, d’une part à tenir compte des ressources existantes – des bâtiments d’origine majoritairement conservés – et d’autre part, à favoriser des matériaux naturels, locaux et peu transformés comme le bois ou la paille. Il en résulte des projets résolument inspirants et réalisés dans une optimisation écologique rare. Pour en parler, Charlotte Picard, directrice adjointe du pôle Recherche et Innovation à Rosny-sous-Bois, reviendra sur une démarche municipale engagée il y a près de 20 ans. A ses côtés, Jean-François Rochedreux, maire de la petite commune de Saliès dans le Tarn, présentera comment une rénovation d’école, avec la végétalisation de sa cour et le passage au bio dans sa cantine, a ouvert bien d’autres réflexions sur son dernier mandat. Des matériaux plus écologiques bien sûr, mais aussi une autre façon de penser l’utilisation de ce lieu pour la commune.

Si vous n’êtes pas encore inscrits, vous avez jusqu’au 29 mai.

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